Logo Koaci
 
 
 
 
 
 
Reculades face aux pressions sociales : Que reste-t-il de l’Etat ?
 
::ph koaci.com Dakar:: Marche des imams pour la réduction du cout de l’électricité et la fin des coupures.

La force de l’Etat, c’est la répression, avait-on appris des philosophes. Elle primerait d’ailleurs pour certains sur la loi. Ou encore non, « Force reste à la loi », dit-on souvent dans une démocratie. Mais, le Sénégal semble vivre une période de troubles politique, économique et social qui ont fini de démythifier et de désacraliser cette puissance publique.

Il est vrai que les opposants, les organisations des droits de l’homme et la société civile ont toujours égratigné le pouvoir en place pour ses violations des libertés, dont la marche inscrite dans la Constitution. Et, le régime de Me Wade a frappé fort quand il l’a jugé utile ; souvent bien avant des élections ou bien après celles-ci.

Le souci du vote-sanction ou du vote par frustration est bien calculé. Quitte a renoncer à ses propres lois qu’il a paradoxalement établies. Au début de l’Alternance le président de la République avait décidé de discipliner les citoyens en tapant là où il fait le plus mal.

Un gouverneur des plus coriaces a été nommé à la tête de la capitale pour mettre fin à l’anarchie ambiante qui y régnait. Mal lui en a pris lorsque, à la veille de la Présidentielle et des législatives de 2007, ses bulldozers qui rasaient au quotidien des maisons mal loties ont fait râler des victimes. Ce qui lui a valu son affectation. Dakar continue de vivre son étouffement et ses occupations désordonnées. C’est la première défaite d’un Etat.

De la même manière le gouverneur de la région de Dakar qui avait pourtant reçu des instructions présidentielles de déguerpir les marchands ambulants pour désengorger Dakar a été sacrifié sur l’autel d’un ordre respecté, suite aux émeutes de novembre 2007. Une deuxième reculade de la puissance publique, car depuis, on n’ose plus prononcer « marchand ambulant ».

Le courroux des imams qui a dominé l’actualité de la semaine- même s’il n’y a pas encore eu de sanctions de quelque bord qu’il soit, a fait intervenir les politiques au plus haut niveau pour désamorcer la bombe populaire de la banlieue dakaroise qui réclame la réduction de la facture de l’électricité et la fin des coupures. Une importante délégation parlementaire a offert ses bons offices, mais sans convaincre.

La presse sénégalais a annoncé ce samedi une probable baisse du coût de l’électricité. Enième retraite du pouvoir.

Que vous inspirent ces nombreux replis de l’Etat face aux pressions des sociales?
 
 
3499 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 13/12/2008
  10 Vote(s)
 
 
 
 
 
 
 
 
Comments
To comment on this content please login
 
 
 
 
 
 

Chargement...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Newsletter
 
 
Stay connected via our newsletter
 
Subscribe
Unsubscribe
 
 
Ok"
 
 
L'Application KOACI
 
 
 
 
 
 
Connection    |
      | Register
 
 
 
Deja registered !
Login