Burkina Faso-Ghana : A Ouagadougou, Akufo Addo pour une lutte commune contre le terrorisme
Addo et Kaboré à Ouaga ce mercredi
Le président du Ghana Nana Akufo Addo est arrivé ce matin à Ouagadougou au Burkina Faso, pour une visite d'amitié et de travail, mais surtout pour exprimer sa solidarité et sa compassion au peuple burkinabè après le massacre de 132 personnes le week-end dernier à Solhan, dans la province du Yagha.
Accompagné d'une importante délégation, il a été accueilli à son arrivée par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.
Après une présentation des corps constitués présents à l'accueil, les deux chefs d'Etat ont eu un tête à tête dans le salon d'honneur.
Nana Akufo Addo, président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se sont ensuite rendus au plais présidentiel de Kosyam pour une séance de travail.
A l'issue des travaux les deux chefs d'État vont faire une déclaration à la presse.
"Je suis là pour témoigner notre solidarité, notre soutien, au Burkina Faso dans cette situation difficile", a déclaré le président du Ghana et président en exercice de la cedeao, Nana Akufo-Addo, avant d'ajouter : "dans ces moments difficiles, il est important que nous demontrons cette solidarité au Burkina Faso".
Selon lui, "il est évident que si nous ne nous mettons pas ensemble nous ne pouvons pas lutter contre le terrorisme. Nous ne devons pas nous permettre de laisser cela se passer ici".
"Je voudrais saluer votre visite de compassion, de solidarité que vous exprimer au peuple burkinabè suite à la folie meurtrière organisée par les terroristes à Sokhan. Il est évident que cette catastrophe, la plus grande que nous ayons eu dans notre pays, a affecté durement le peuple burkinabè dans sa chair", a indiqué le président Roch Kaboré.
"Merci pour cette marque de solidarité. Nous en avons besoin parce que cette situation est un domaine de débat passionné, de remise en cause", a-t-il dit.
"Personne en dehors de nous-mêmes, les africains, ensemble et réunis ne viendra nous sauver dans la lutte contre le terrorisme. C'est pourquoi nous devons nous ressaisir ensemble, travailler à faire en sorte que la victoire que nous devons remporter sur le terrorisme soit une victoire collective dans notre sous région".
Cela "parce qu’aujourd'hui c'est le Burkina, hier, c'était le Niger, le Mali traverse cette crise et on a des attaques qui vont en débordement sur la Côte d'Ivoire. On a une vison de cette progression tentaculaire dans notre sous région du terrorisme", a-t-il justifié.
En rappel, 132 personnes ont été tuées dans la nuit du vendredi à samedi dernier à Solhan, commune rurale située dans la province du Yagha.
C'est la pire attaque jamais enregistrée par le Burkina Faso depuis le début des violences jihadistes en 2015.
Boa, Ouagadougou
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