Côte d'Ivoire : Affaire un « mariage coutumier vire au drame à Abobo», la jeune fille qui a poignardé son concubin n'ira pas en prison
le jeune Mariam T (Ph KOACI)
Dans la commune d'Abobo, plus précisément au quartier Coco Service, un mariage coutumier avait viré au drame, comme nous l'annoncions dans un précédent article.
Des faits, il ressort que la jeune Mariam T, 15 ans a poignardé mortellement le samedi 26 septembre dernier aux environs de 2 heures du matin son concubin Sekou Barou, 29 ans avec qui, elle était en mariage coutumier.
La jeune fille, placée en garde à vue qui était passée aux aveux, a laissé entendre à ses avocats que son concubin la battait continuellement et la forçait à avoir des rapports sexuels. N'en pouvant plus la nuit du drame, elle s’est réfugiée dans la cuisine afin de trouver du répit. Ce dernier l'aurait rejoint dans la cuisine, voulant avoir des relations sexuelles avec elle et devant son refus, a tenté de l'étrangler, elle s'est alors emparée d'un couteau pour se défendre.
Mariée alors qu’elle n’était pas d’accord, début septembre 2020, la jeune fille n'a eu d'autre choix que de poignarder son concubin la nuit du drame pour échapper à ses assauts sexuels.
La loi de 2019 sur le mariage est formelle et interdit le mariage des enfants et se basant sur la jurisprudence Fanta Keita, une jeune mineure, victime de mariage forcé qui avait aussi tué son bourreau pour fuir un mariage forcé, nous apprenons auprès des avocats la mise en liberté de la petite fille, qui, avait , selon elle, alerté sa famille et sa belle-famille dès que son concubin a commencé à se montrer violent envers elle, sans avoir gain de cause.
Elle sera confiée au Service de Protection Judiciaire de l’enfance et de la Jeunesse, nous apprend-on.
"Il faut saluer l’engagement et la détermination du Procureur de la République et du Procureur adjoint qui ont décidé de libérer la petite T et de la confier au Service de Protection Judiciaire de l’enfance et de la Jeunesse", peut-on lire dans le communiqué des avocates de la petite fille dont KOACI dispose d'une copie.
Reste désormais à savoir si une enquête sera ouverte afin de rechercher toutes les personnes impliquées dans ce mariage forcé de la petite Mariam T.
A suivre.
Jean Chrésus
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Merci à KOACI pour cet éclaircissement qui me permet de mieux comprendre la situation. Mais le problème, Il n'y a pas de témoins oculaires qui peuvent prouver les dires de la fille sur ce qui s'était passé la nuit du meurtre. Dans ce cas il y a doute. Son défunt fiancé l'a battue plusieurs fois, elle aurait dû se plaindre aux autorités ou même fuir pour se réfugier dans un commissariat ou même dans un des camps de la Gendarmerie d'Abobo au lieu d'assassiner son ex-..
"Si non la loi n'a pas été appliquée sur ce cas précis." Le Procureur et son adjoint ont réglé à la hâte ce délit comme un Chef de village et son notable sous un arbre-à-palabre dans nos villages....... BEAUCOUP de filles mineures à travers la Côte d'Ivoire qui vivent la même situation, pourraient elles aussi copier l'acte ignoble de cette jeune fille... Si c'était un cas de viol sur une fille mineure qui tue son agresseur, cela pouvait se comprendre...... Tes parents te force à marier un homme dans une ville de la Côte d'Ivoire, si tu n'es pas d'accord, tu dois saisir les autorités. Le PR DRAMANE a nommé une ministre pour protéger les filles mineures qui sont forcées a se marier.
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