Cameroun: Plusieurs blessés lors d'affrontements inter communautaires à Sangmélima
Vue des scènes de violences Sangmélima (Ph)
Sangmélima une ville du département du Dja-et-Lobo dans la région du Sud a été le théâtre de violences mercredi et jeudi ont rapporté à Koaci des sources sécuritaires et administratives concordantes.
"Les violences ont démarré mercredi après la mort d’un jeune conducteur de moto. Dans la soirée l’on a observé une légère accalmie et une chasse à l’homme le jeudi", rapporte à Koaci, Zé Ondo Evina, gendarme à Sangmélima joint au téléphone.
Les violences dans la localité ont été confirmées par plusieurs médias locaux et même par la Cameroon Radio and Television (Crtv, organe à capitaux publics).
Syndrome sud-africain
Selon plusieurs témoignages tout est parti de l’assassinat d’un jeune issu de la localité.
" La découverte du corps sans vie d’un jeune conducteur de motos dans le village Nyazanga en état de putréfaction avancée a déclenché le courroux de ses proches parents qui ont décidé en retour de se venger", ajoute le gendarme.
Des suspects ont été interpellés et sur l’un d’eux l’on découvrira le téléphone portable du jeune Assam Belinga Benjamin Junior assassiné quelques jours plus tôt.
Les proches du défunt ont demandé que leur soient remis les suspects, une exigence rejetée par la police.
" La foule excitée qui a fait face au refus de la police, a procédé au pillage des commerces appartenant aux ressortissants de la région de l’ouest que les proches du défunt soupçonnent de l’assassinat de leur frère", explique le gendarme Zé Ondo Evina.
Plusieurs commerces ont ainsi été pillés et des barrages érigés sur la voie publique.
" Ensuite, des bandes de jeunes gens du Sud ont lancé une chasse à l’homme. Les camerounais originaires de l’Ouest qu’ils accusent de tous les maux sont particulièrement traqués", explique une autorité administrative sous couvert d’anonymat.
Selon Félix Nguele Nguele, le gouverneur de la région du Sud, les effectifs des forces de sécurité ont été renforcés dans la ville de Sangmélima.
" Les forces de sécurité sont venues de Yaoundé et d’Ebolowa. Nous espérons qu’elles nous aideront à maintenir le calme", a déclaré le gouverneur du Sud.
Selon nos informations, des jeunes gens originaires de la région du Sud sont entrés maison par maison pour interpeller ceux issus d’autres régions notamment de l’ouest du pays.
" C’est très grave au Cameroun. Avant Sangmélima il y a eu Obala, attention au syndrome sud-africain", écrit un internaute.
Selon nos sources, l’on déplore plusieurs blessés dont certains graves.
David Koulbout Aman, le préfet du Dja-et-Lobo a convoqué une réunion de crise vendredi pour tenter de ramener le calme dans la ville.
Hasard ou coïncidence ? bien malin qui pourrait y répondre. Toutefois, l’on remarque que les émeutes de Sangmélima surviennent alors que vient de se tenir au Cameroun le Grand dialogue national où la question du vivre-ensemble était au menu.
Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-ou cameroun@koaci.com-
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire