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Politique
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Cameroun: Première visite officielle du PM à Bamenda, le gouvernement relance le dialogue sur la crise anglophone
© Koaci.com - vendredi 10 mai 2019 - 10:06Joseph Dion Ngute, PM camerounais à Bamenda (Ph)
© koaci.com - Vendredi 10 Mai 2019 - Joseph Dion Ngute, le premier ministre camerounais, a entamé ce jeudi une visite de quatre jours à Bamenda, capitale régionale du Nord-ouest. La région est secouée comme celle du Sud-ouest par une grave crise anglophone depuis fin octobre 2016.
Pendant sa visite, le chef du gouvernement camerounais va rencontrer les autorités traditionnelles, les opérateurs économiques, les parlementaires, les leaders politiques, les syndicalistes, des religieux et des activistes de la société civile dont quelques-uns sont proches des sécessionnistes.
L’objectif des rencontres initiées par le Premier ministre camerounais est de trouver la stabilité dans les deux régions et d’accélérer le retour à la paix.
« Le chef de l'État accepte d'organiser un dialogue pour trouver solution à la crise anglophone », a déclaré Joseph Dion Ngute à Bamenda.
La relance du dialogue intervient après une interruption de plus d’un an et la visite de Michelle Bachelet cheffe de la commission des droits de l’homme de l’Onu suivie de l’appel au pardon national lancé par le président Biya.
« L’important, aujourd’hui, est de pardonner et d’oublier, de tendre ensemble vers un but commun. Nous ne pouvons, à la fois, regarder l’avenir et vivre au passé. Le pardon mutuel est le chemin qui conduit vers la paix durable », écrivait Paul Biya dans son tweet le 7 mai dernier.
Lire aussi : https://www.koaci.com/cameroun-biya-fait-sensation-dans-tweet-appelle-pardon-national-130651.html
Origine de la crise
La crise anglophone est née des revendications corporatistes d’enseignants et d’avocats. A la suite de ces revendications, le gouvernement a pris des mesures. Ces mesures ont été qualifiées de « mesures de façades».
En octobre 2017 après de la proclamation symbolique d’indépendance de l’Etat d’ambazonie, les séparatistes (une infime minorité des 20% d’anglophones), ont pris les armes pour défendre leur territoire imaginaire. Violant, tuant, pillant et rançonnant les habitants des deux régions.
Un violent conflit naît alors et oppose les séparatistes armés et les forces de défense et de sécurité qui défendent l’intégrité territoriale du Cameroun.
Selon les Ong, le conflit a fait plus de 1850 morts en 20 mois et 530 000 déplacés internes. Les Nations unies estiment à 4 millions le nombre de personnes affectées par le conflit.
Des chiffres que réfutent les autorités. Yaoundé estime à 152 000, les déplacés internes et ne donne aucun chiffre sur le nombre des morts. Selon un décompte Koaci, plus de 200 éléments des forces de défense et de sécurité ont été là¢chement assassinés par les séparatistes.
Certains ont été torturés puis éviscérés. Des centaines d’écoles et bà¢timents publics ont été incendiés par les séparatistes anglophones.
La communauté internationale continue de s’indigner, de déplorer de nombreux cas de violations des droits de l’homme qu’elle attribue à l’armée et décrit le Cameroun comme un enfer.
Lire enfin : https://www.koaci.com/cameroun-camouflet-chef-droits-lhomme-lonu-lopposition-130611.html
Armand Ougock, Yaoundé
-Joindre la rédaction camerounaise de koaci.com à Yaoundé: (+237) 691 15 42 77 ou cameroon@koaci.com
© koaci.com - Vendredi 10 Mai 2019 - Joseph Dion Ngute, le premier ministre camerounais, a entamé ce jeudi une visite de quatre jours à Bamenda, capitale régionale du Nord-ouest. La région est secouée comme celle du Sud-ouest par une grave crise anglophone depuis fin octobre 2016.
Pendant sa visite, le chef du gouvernement camerounais va rencontrer les autorités traditionnelles, les opérateurs économiques, les parlementaires, les leaders politiques, les syndicalistes, des religieux et des activistes de la société civile dont quelques-uns sont proches des sécessionnistes.
L’objectif des rencontres initiées par le Premier ministre camerounais est de trouver la stabilité dans les deux régions et d’accélérer le retour à la paix.
« Le chef de l'État accepte d'organiser un dialogue pour trouver solution à la crise anglophone », a déclaré Joseph Dion Ngute à Bamenda.
La relance du dialogue intervient après une interruption de plus d’un an et la visite de Michelle Bachelet cheffe de la commission des droits de l’homme de l’Onu suivie de l’appel au pardon national lancé par le président Biya.
« L’important, aujourd’hui, est de pardonner et d’oublier, de tendre ensemble vers un but commun. Nous ne pouvons, à la fois, regarder l’avenir et vivre au passé. Le pardon mutuel est le chemin qui conduit vers la paix durable », écrivait Paul Biya dans son tweet le 7 mai dernier.
Lire aussi : https://www.koaci.com/cameroun-biya-fait-sensation-dans-tweet-appelle-pardon-national-130651.html
Origine de la crise
La crise anglophone est née des revendications corporatistes d’enseignants et d’avocats. A la suite de ces revendications, le gouvernement a pris des mesures. Ces mesures ont été qualifiées de « mesures de façades».
En octobre 2017 après de la proclamation symbolique d’indépendance de l’Etat d’ambazonie, les séparatistes (une infime minorité des 20% d’anglophones), ont pris les armes pour défendre leur territoire imaginaire. Violant, tuant, pillant et rançonnant les habitants des deux régions.
Un violent conflit naît alors et oppose les séparatistes armés et les forces de défense et de sécurité qui défendent l’intégrité territoriale du Cameroun.
Selon les Ong, le conflit a fait plus de 1850 morts en 20 mois et 530 000 déplacés internes. Les Nations unies estiment à 4 millions le nombre de personnes affectées par le conflit.
Des chiffres que réfutent les autorités. Yaoundé estime à 152 000, les déplacés internes et ne donne aucun chiffre sur le nombre des morts. Selon un décompte Koaci, plus de 200 éléments des forces de défense et de sécurité ont été là¢chement assassinés par les séparatistes.
Certains ont été torturés puis éviscérés. Des centaines d’écoles et bà¢timents publics ont été incendiés par les séparatistes anglophones.
La communauté internationale continue de s’indigner, de déplorer de nombreux cas de violations des droits de l’homme qu’elle attribue à l’armée et décrit le Cameroun comme un enfer.
Lire enfin : https://www.koaci.com/cameroun-camouflet-chef-droits-lhomme-lonu-lopposition-130611.html
Armand Ougock, Yaoundé
-Joindre la rédaction camerounaise de koaci.com à Yaoundé: (+237) 691 15 42 77 ou cameroon@koaci.com
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