Togo : Des OSC et des partis politiques réclament l'élection présidentielle en 2025
Des leaders des OSC et de partis politiques (ph)
Des Organisations de la Société Civile (OSC) et des partis politiques de l’opposition au Togo ont lancé sur la base de la Constitution de la Quatrième République un appel à la tenue de l’élection présidentielle en 2025 en vue du choix par le peuple souverain, d’un nouveau Président de la République.
Des OSC entre autres Novation Internationale, Tournons La Page-Togo, Front Citoyen TOGO DEBOUT et Femmes Pyramide et quatre partis politiques à l’instar de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), les Forces Démocratiques pour la République (FDR) et le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) ont lancé cet appel le lundi 13 janvier 2025 à Lomé lors d’une conférence de presse organisée pour marquer le 62ᵉ anniversaire de l’assassinat de Sylvanus Olympio et figure emblématique de l’indépendance nationale.
Dans la déclaration lue par le porte-parole du Front Citoyen TOGO DEBOUT, Prof David Dosseh, les OSC et les partis politiques qui se sont retrouvés pour la circonstance ont d’entrée de jeu rappelé être réunis pour rendre hommage à Sylvanus Epiphanio Kwami Olympio, « le premier Président de la République du Togo, père de l’indépendance et fondateur de la nation togolaise ».
Dans le vif du sujet, ils ont réclamé la tenue d’une élection présidentielle. A ce sujet, Prof Dosseh a déclaré que « Le 20 février 2025 prendra fin le quatrième mandat présidentiel de Monsieur Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis deux décennies ».
Comme une suite logique à la fin du mandat présidentiel en cours, Prof Dosseh, qui rejette l’avènement de la Cinquième République a ajouté que « En conséquence et conformément aux dispositions de la Constitution de la Quatrième République, que le peuple togolais s’est librement et souverainement donnée, l’élection présidentielle en vue du choix par le peuple souverain, d’un nouveau président de la République doit être diligemment organisée ».
Dans l’espoir que leur requête soit prise en compte par les décideurs et tenants du pouvoir, le porte-parole du Front Citoyen TOGO DEBOUT a appelée « le chef de l’Etat sortant, Faure Gnassingbé ainsi que le gouvernement et le parti au pouvoir à la responsabilité, au sens de l’Etat, au sens de la République et au sens de la Patrie, afin d’engager diligemment avec la classe politique togolaise, un processus ouvert et transparent d’alternance politique au sommet de l’Etat » et a fait remarquer qu’une « présidence à vie est intolérable en ces temps de lumière, où le peuple réclame la démocratie et l’alternance au pouvoir ».
Au même moment, les signataires de la déclaration ont convié les populations togolaises, l’ensemble des forces vives de la nation à la résistance contre tous les coups de force et toutes les violations de la Constitution et des lois, auxquelles se livrent impunément le régime pour conserver abusivement et indéfiniment le pouvoir. Ils ont prié les autorités religieuses, les corps habillés et toutes les institutions de la République à être des acteurs de changement, à prendre la mesure de la situation dans laquelle se trouve le pays, et à militer pour l’intérêt du peuple.
Rappelons que le 13 janvier au Togo est une journée marquée par l’assassinat du Président Sylvanus Olympio en 1963. Ce coup a été suivi en 1967 par une prise en main effective du pouvoir par l’Armée et feu Général Gnassingbé Eyadema. Les contours de l’assassinat d’Olympio, qui est enterré a été à Agoué au Benin, sont toujours sombres. La journée du 13 janvier, qui a été festive pendant un intervalle de temps, est supprimée en 2005 dans le but d’amener l’harmonie au sein de la société togolaise.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria - Joindre la rédaction de koaci.com (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com –
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