Niger : Tiani accuse le Bénin d'avoir réceptionné 100 drones au profit des terroristes
Abdourahamane Tiani
Le Président du Niger, le général Abdourahamane Tiani a à nouveau accusé son voisin du Bénin, d' être un soutien pour les terroristes.
Lors d'un entretien accordé à la Radio Télévision (RTN), le Président du Conseil national pour la Sauvegarde (CNSP), le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, s’est de nouveau adressé aux nigériens, tout en accusant certains voisins notamment le Bénin ou le Nigeria d' être en connivence avec Paris pour déstabiliser son pays .
Des “manœuvres sournoises” orchestrées par l’ancienne puissance coloniale, la France, avec ses complices que sont les dignitaires de l’ancien régime déchu et des groupes terroristes ainsi que des “valets” africains notamment les pays voisins et plus précisément le Nigeria, le Bénin dont les Chefs d’Etat ont été nommément cités pour leur implication dans ce complot qui, à en croire le Général, relève d’un vaste plan de recolonisation du continent…
Le chef de l' Etat pointe par ailleurs l’acquisition de plusieurs dizaines de drones par le Bénin au profit des groupes armés opérant dans la région, invitant les autorités béninoises à se prononcer sur la destination finale de ces appareils.
« Au Bénin, le ministre de l’Intérieur devrait répondre à la question posée en fin septembre concernant la commande de plus de 100 drones lancés à travers un autre canal national », at-il dit .
« Ces drones, de type DJI Matrix, disposent d’une portée de 1200 à 1500 m et peuvent couvrir de 15 à 30 km selon le signal. Ils sont équipés d’une vision nocturne et ont été distribués à des terroristes présents à Sokoto, Zamfara, Kebbi, et dans le parc W, en collaboration avec les forces spéciales françaises », a lancé le général Tiani.
A en croire le chef du CNSP, plusieurs milliards de francs CFA auraient servir à financer les factions terroristes telles que Boko Haram, le clan Bakoura et l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) dirigé par Abou Moussa Al-Barnawi dans le bassin du lac Tchad.
Notons que les trois pays de l’Alliance régionale à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont rejeté le délai de six mois imposé par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour leur retrait de l'institution.
Dans un communiqué commun, les trois pays dénoncent une nouvelle tentative de « déstabilisation orchestrée par la France avec le soutien de certains dirigeants de la sous-région.
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