Côte d'Ivoire : Bangolo, affaire un boutiquier tranche la main d'un voleur qui succombe des suites à ses blessures, un an après les faits, voici pourquoi le « meurtrier » n'a pas fait la prison
Dans le courant du mois d’avril 2021, nous faisions cas dans une publication d’un fait qui s’était produit dans le département de Bangolo, précisément dans le village de Gloplou (Ouest).
Pour rappel, victime de nombreux cambriolages dans le village de Gloplou, dans le département de Bangolo dans l’ouest du pays, un boutiquier décide de se rendre justice, lui-même. Il se procure une machette et attend tout individu suspect qui s’aventurerait dans son magasin. Voilà que le célèbre caïd de la zone, dénommé « Azala » et activement recherché, a eu le malheur de s’introduire par effraction dans sa boutique. Il lui tranche donc la main. Azala réussit quand même à prendre la fuite, mais est déniché de sa cachette par la gendarmerie alertée. Il est conduit au centre de santé du village pour des soins avant de répondre de son acte devant les autorités compétentes. Azala n’aura pas eu le temps d’expliquer son forfait, car il a rendu l’âme, quelques jours après, succombant à ses blessures.
Un an après les faits, les proches du bandit s’interrogent pourquoi le boutiquier n’a pas été mis aux arrêts parce selon eux, il y a eu meurtre.
Interpellé sur cette affaire par un internaute dans sa rubrique « Les jeudis du Garde des Sceaux », le Ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Jean Sansan Kambilé, donne les raisons :
« (...) il est important de rappeler que nul n’a le droit de se rendre justice soi-même. En effet, l’Etat est garant de la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire ivoirien et assume cette fonction régalienne à travers ses services que sont les forces armées et la police nationale. Pour revenir à la situation , dans le règlement de cette procédure, il convient d’expliquer que le Parquet de Man, à l’issue de l’enquête ouverte et instrumentée par la brigade de gendarmerie, a saisi le juge des enfants d’une information judiciaire pour les faits de coups mortels (faits prévus et punis par l’article 381 du Code pénal) à l’encontre du boutiquier, qui était au moment des faits, mineur de 15 ans. Aux termes de son information, le juge des enfants saisi a rendu une ordonnance de non-lieu sur le fondement de l’article 98 du Code pénal relatif à l’état de légitime défense et a mis en liberté l’inculpé. », a expliqué le Garde des Sceaux.
Donatien Kautcha, Abidjan
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