Côte d'Ivoire : Pour Affi, le retour de Gbagbo ne tombera pas du ciel, il faudra négocier avec le pouvoir
Affi N’Guessan lors de l’entretien lundi dernier à Abidjan (Ph KOACI)
Dans un entretien accordé à France 24 depuis Abidjan, Pascal Affi N’Guessan, s’est prononcé sur la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) du 28 mai dernier, relative à la modification des conditions de mise en liberté de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.
Pour l’ancien Premier Ministre, ladite décision est importante dans la mesure où la crise interne au FPI aurait été alimentée par la situation judiciaire de l’ex chef d’Etat et par son éloignement de la Côte d’Ivoire.
« Son retour va contribuer à l’apaisement au sein du parti, au dénouement de la crise, parce qu’il n’aurait plus de raison de s’affronter étant donné que le président Laurent Gbagbo est libre et qu’il peut participer au débat interne. Pour faire en sorte que la question de la ligne, ou de l’évolution du parti soit clarifiée », a indiqué le Président « légal » du parti de la refondation.
A la question de savoir si il a échangé avec son mentor suite à la levée des mesures restrictives, Affi a révélé lui avoir parlé le samedi 06 juin 2020 et serait à ce jour en contact avec lui.
« Je ne connais pas son calendrier. Je lui ai posé la question, quelles sont les décisions qui seront prises dans la foulée de son acquittement ? Il m’a indiqué que son avocat était entrain de façon minutieuse étudier la décision de la cour et que c’est en fonction des échanges qu’il va avoir avec son avocat qu’il saura exactement dans quelle direction s’orienter », a-t-il révélé.
Personnellement, le président du Conseil Régional de Moronou, trouve logique que Gbagbo rentre au pays, mais il appartiendra de faire en sorte avec les autorités en place, afin d’arrêter les modalités et conditions de son retour, pour que sa sécurité à la fois physique et judiciaire soit préservée, car cela relèverait, selon lui du domaine politique.
« C’est à nous de réclamer et de prendre des dispositions, d’engager des actions auprès des autorités pour rendre cela possible. Ça ne va pas tomber du ciel et cela ne se fera par des confrontations. », relève-t-il et d’ajouter:
« Il faut négocier. Il faut approcher les autorités. Et je crois que cette décision nous oblige à faire ce que nous n’avons pas fait en 2011. S’asseoir autour de la même table pour discuter des conditions du retour du président Gbagbo et de la réconciliation nationale qui est un chantier qui reste entier en Côte d’Ivoire. »
Donatien Kautcha, Abidjan
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Gbagbo n'a pas encore dit il veut rentrer, laissez le tranquille, respectez sa retraite à Bruxelles.
Ce monsieur commence sérieusement à disjoncter.
Je ne comprend toujours pas pourquoi Gbagbo a reçu ce mal(affi) à Bruxelles! Dans quel coup!?
Toi au moins tu restes un peu lucide dans votre secte. Ceux qui pensent tout régler au forceps, il y a 9 ans que Gbagbo est privé de liberté et 9 ans que Ouattara est au pouvoir. Il a dit qu'il est indéboulonnable et l'a prouvé.
Son retour est donc négociable. C'est d'une intelligence rare cette approche. Bien compris la leçon de mathématiques.
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