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TRIBUNE TOGO : La dictature se meurt...La raison d'espérer
 

:: CONTRIBUTION POSTÉE LIBREMENT PAR UN KOACINAUTE ::

Vous l’auriez remarqué : Au théâtre, les comédiens horriblement médiocres sont autant applaudis que la fleur des meilleurs. La goguenardise d’un acteur qui bafouille des incongruités sur scène en se grattant impudiquement l’entrefesse crée un ridicule insolite qui n’a rien à voir avec ce que public et metteur en scène peuvent légitimement attendre de lui. Pourtant le public qui vient d’applaudir ce misérable acteur rêve de le retrouver faire au théâtre son cinéma à lui. Ainsi va la politique de l’opposition ou plus exactement des politiciens-opposants sur la terre de nos aïeux. L’inintelligence de certains acteurs de l’autre côté de la barre les amène quant à eux à confondre torchon et mouchoir, se prenant finalement pour l’épicentre de la terre. Christophe Dejours parle de banalisation de l’injustice sociale en stigmatisant la caste de ceux qui font passer « le cynisme pour de la force de caractère, de la détermination et pour un haut degré de sens de responsabilités collectives, de sens civique et de sens de l’intérêt national ».

Il est un fait sur lequel l’on pouvait se mettre au moins d’accord : le MAL ETRE profond du Togolais lambda. Ce constat n’est ni tributaire de toute la littérature politique produite jusqu’alors, ni du combat puéril de leadership pour lequel le tout voyeurisme est un revêtement des plus prisés. Il est plutôt fonction d’un manque criard de visibilité face à l’Avenir, de la conscience d’une déperdition continue, d’un dépouillement qui va jusqu’à la perte de la conscience de la conscience du dépouillement. La dignité humaine s’en est allée, la liberté devient chimère. Les droits sont piétinés insolemment. La chose est tellement visible que pour s’en rendre compte, point n’est besoin de s’émouvoir sur le nombre de citoyens rassemblés- fut il un demi-million. La mesure n’est pas là. Il suffit de se regarder dans un miroir et de se poser des questions simples. Nous n’allons pas insulter l’intelligence des togolais en listant ici ces question là.

Nous en sommes malheureusement là à cause des politiciens des Deux Rives. Nous en sommes là à cause du système RPT …« inclusif » selon un lapsus malencontreux lâché par le chef du RPT ; Ce lapsus peut tout aussi bien être un trucage de la part de celui qui écrit le discours du Chef de l’Etat et qui comme d’autres avant lui, a voulu se dédouaner des années de malfaisance et de crime impunis en lui mettant cela à la bouche. Il n’est d’aucun intérêt la dissertation sur ce concept « inclusif » associé au dialogue qui ne signifie rien dans le système RPT si ce n’est l’invitation officielle à la ripaille.

Dans les faits, le système RPT fonctionne d’une manière centrifuge qui happe et enrôle dans l’engrenage toute personnalité qui opère à la périphérie du système et auquel les barons reconnaissent un quelconque aura ou à tout le moins un pôle décisionnel vis-à-vis de ses ouailles. En définitive nous avons affaire à un maraudage organisé dans lequel l’opposition dans sa grande portion joue parfaitement insidieusement sa partition. Pour autant nous n’allons pas créer un mot nouveau pour demander aux Togolais de s’entendre et d’être d’accord sur un minimum de mise en commun. Mais une réflexion conceptuelle est nécessaire afin que le Dialogue (nous y voilà encore !) débouche sur autre chose qu’un monologue répétitif. Va donc pour un Dialogue inclusif.
Dès lors que ce système fortement militarisé inclut l’opposition, on ne peut miser sur sa consumation intra structurelle - si on peut le dire ainsi ; mieux le RPT et l’opposition partisane classique s’entretiennent mutuellement, se chérissent dans les alcôves, loin des regards profanes. Les transbordements observés ces temps derniers, l’occupation de quelques strapontins par les « opposants » ne sont sans doute que la conséquence normale d’un cheminement incestueux. Nous l’avions dit aux heures premières. Nous sommes heureux de constater que bon nombre de nos citoyens épousent aujourd’hui cette lecture des événements dont l’évidence nous paraissait, voilà deux décennies, aveuglante. C’est donc à cela qu’il faut trouver des remèdes. C’est désormais clair.
Notre faiblesse a toujours été de ne pas « proposer des solutions alternatives crédibles » pour reprendre les termes même du mémorandum du FRONT-SAGE, laissant le soin des solutions aux politiciens qui, le long de l’histoire de notre pays le Togo se sont fourvoyés. Le citoyen qui observe du haut de son innocence, ne saisit pas toujours le langage des fébrilités soudaines affichées dans les discours politiques circonstanciés produits lors des agoras hebdomadaires de fortune. Chaque semaine, les tailleurs de phrase sont aux manœuvres ! Mais le système demeure et avec lui toutes les misères.

De ce fait pourquoi ne pas réfléchir aux moyens qui permettent de se sortir d’affaire. Nous avions souhaité au niveau de 3G, comme solution intermédiaire, la création de structures concurrentielles animées par des hommes et des femmes aguerris ; nous avions appelé à l’implication des amis acteurs chevronnés du 05 Octobre 90 et du 16 Mars 91 dans la recherche des solutions qui ferment définitivement les portes de l’improvisation, de l’opportunisme et du mercantilisme politiques. Nous ignorons si nous avons été entendus. Mais la création du FRONT- SAGE et la texture des animateurs de ce Mouvement qui se veut désintéressé redonne ESPOIR. Tout n’est donc pas « foutu ». Le face à face entre acteurs qui se sont trouvés de part et d’autre de la ligne Combattants de la liberté- Réactionnaires rétrogrades et anti démocrates au début des années 90 (l’histoire se répète !) promet du nouveau. En tout cas dans la mesure où la société civile accepte de jouer pleinement son rôle en marge des calculs politiciens il y a raison d’espérer.

Il est recommandé aux anciens « finis » de ranger leurs vieilles bottes et d’aller dans les tribunes. Aux jeunes et anciens combattants de descendre dans l’arène aux côtés des amis pour redonner au peuple sa souveraineté confisquée. Avec le FRONT-SAGE ou non, il faut Agir. Il ne s’agit pas d’une invite au pugilat bébête, et aux courses-poursuite de Formule 20 dans les dédalles de rue de la capitale. Il s’agit simplement et tout bonnement du DIALOGUE et comme disait le Mémorandum, les gouvernants ont jusqu’au 12 AVRIL pour en donner forme. Le train est à l’arrêt. Et nous autres savons qu’avec des gants de boxeur on ne gratte pas l’entrefesse qui démange.

Fait à Paris le 24 Mars 2011

Pour l’organisation 3G, le conseiller en communication

Anani Alex


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4577 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 24/03/2011
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