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La sécurité édifices publics préoccupe les députés
 
::Koaci.com Yaoundé::

Les députés ont exprimé vendredi dernier au gouvernement leur inquiétude quant aux récents cambriolages dans les édifices publics.

Le Premier ministre, Ephraim Inoni, a été, comme la semaine dernière, interpellé sur deux points essentiels par les députés. Vendredi dernier en effet, il s’est plié, ainsi que d’autres membres du gouvernement, au rituel des questions orales à l’Assemblée nationale.

Sur les affectations des enseignants et la sécurité des bâtiments publics

« La lutte contre l’insécurité est notre affaire à tous. Ce phénomène pose le problème de moralité», a affirmé Ephraim Inoni Search Ephraim Inoni devant les députés. Il répondait ainsi à une interpellation de Roger Nkodo Dang sur « le grand banditisme au plus haut sommet de l’Etat ». Le député estime en effet, au vu des cambriolages dans les administrations publiques, que « l’Etat est traqué par les bandits ». Une inquiétude que le PM a tenu à apaiser : « Les échecs ponctuels ne doivent pas occulter les succès de tous les jours, au point de faire croire que l’Etat est perdu entre les mains des bandits ». Il a d’ailleurs annoncé les mesures prises par le gouvernement dans ce sens.

Ainsi, le réaménagement de la sécurité des édifices publics a été prescrit. Au même titre que la réglementation des mesures d’accès et de circulation. Des cadres de protection dans les administrations les plus sensibles seront également mis en place. Interpellé aussi sur le fait que les zones les plus reculées ne bénéficient pas d’un nombre suffisant d’enseignants, Ephraim Inoni Search Ephraim Inoni a annoncé que l’Etat réfléchissait à un meilleur moyen d’affecter les enseignants là où le besoin se fait sentir, et surtout, de s’assurer que ceux-ci demeurent bien sur place. Ainsi, la décentralisation envisagée de la gestion de l’école apparaît comme une voie de sortie.

Sur le processus de décentralisation

L’Etat est-il prêt à entrer pleinement dans la décentralisation prévue d’ici 2010 ? Où les communes vont-elles trouver les ressources humaines et budgétaires pour être prêtes en sept mois ? La préoccupation a été posée au ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya. Celui-ci n’est pas allé par quatre chemins pour rassurer les plus sceptiques sur le fait que le processus repose sur des fondements solides. Des études menées ont permis de déterminer tous les besoins. Ainsi, le Minatd a noté un déficit de plus de 2700 cadres dans les services de gouverneurs et les préfectures. Mais la contractualisation de près de 668 personnels engagés en octobre 2006 est prévue. Tout comme le recrutement d’une centaine de personnels temporaires. De plus, une dotation générale de la décentralisation permettra d’accompagner financièrement les communes.

Sur les casses et l’utilisation des forces armées à des fins privées

Le ministre délégué à la Présidence, chargé de la Défense a été sollicité par Théodore Datouo sur la légitimité de l’utilisation des militaires pour la protection des intérêts privés. Rémy Ze Meka a expliqué que cette pratique est bien légale puisque l’emploi des forces de l’ordre pour les gardes particulières est réglementé par des textes. Quant aux frais résultant des gardes, ils sont à la charge de la personne qui a sollicité la protection. Une partie de ces frais sert à l’entretien des personnels d’astreinte et une autre est destinée aux services sociaux du ministère, a précisé le Mindef.

Egalement présent à l’hémicycle, le ministre du Développement urbain et de l’Habitat s’est exprimé sur les déguerpissements récents à Yaoundé et les problèmes qui en découlent. Clobert Tchatat a réaffirmé le caractère nécessaire de ces casses car « la ville de demain doit être planifiée». Il a également annoncé la mise en chantier prochaine des axes Olezoa-Mess des Officiers et Cité Sic Messa-Palais des sports. Il faut signaler, dans le cadre des activités parlementaires, la tenue samedi dernier d’une séance de travail de la commission des lois constitutionnelles. Il s’agissait d’étudier une proposition de loi de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) sur Elecam, la commission électorale.

 
 
2948 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 22/06/2009
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