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Raimundo Pereira Président par intérim de la Guinée Bissau
 
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Conformément à l’assurance de l’armée Bissau-guinéenne de respecter l’ordre constitutionnel, la Guinée-Bissau a emprunté mardi la voie constitutionnelle choisissant le président de l'Assemblée nationale Raimundo Pereira Search Raimundo Pereira comme chef d'Etat par intérim.
Cette cérémonie d’investiture intervient après que Le président de la Commission de l'Union africaine (UA) Jean Ping avait dénoncé lundi un "coup d'Etat", mais qu’il ait changé de ton le lendemain mardi.
"Nous ne considérons pas que nous avons encore affaire à un coup d'Etat au stade actuel. Il s'agit de l'assassinat d'un chef d'Etat (...)", a déclaré le président du Conseil de paix et de sécurité de l'UA, Bruno Nongoma Zidouemba, après une réunion extraordinaire à Addis Abeba.
M. Pereira, jusque-là président de l'Assemblée, a prêté serment mardi en fin d'après-midi comme chef de l'Etat par intérim, devant les députés, en présence du Premier ministre Carlos Gomes Junior et d'une délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) à qui il s'est notamment adressé dans son discours d'investiture.
" Je vous demande de ne pas abandonner la Guinée-Bissau", a-t-il déclaré devant un parterre de personnalité de la communauté internationale.
"Je vais assumer les fonctions de chef d'Etat jusqu'à l'organisation des prochaines élections qui marqueront le retour de la Guinée-Bissau à une vie constitutionnelle normale", a précisé ce juriste de formation, âgé de 52 ans.
Selon la Constitution, les présidentielles doivent être organisées dans les 60 jours dans ce pays pauvre et instable déjà fragilisé par le trafic de cocaïne sud-américaine à destination de l'Europe.
Une minute de silence a été observée au début de la cérémonie d'investiture, à leur mémoire. M. Pereira a rendu "un vibrant hommage" à ces "deux valeureux combattants de la libération de notre pays", ancienne colonie portugaise.
Mardi, 70 des 100 députés de l'Assemblée ont voté en faveur de l'application de la Constitution, malgré les critiques de la principale formation d'opposition, le Parti de la rénovation sociale (PRS), qui juge que le président par intérim aurait dû être choisi par "consensus national".
Des délégations de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) sont arrivées à Bissau.

"Nous sommes venus apporter notre appui aux autorités bissau-guinéennes pour un retour à l'ordre constitutionnel", a dit le secrétaire d'Etat portugais à la Coopération Joao Gomes Calvino, dont le pays préside la CPLP.

Il a évoqué un "appui" de la CPLP "dans l'organisation des élections", afin de "mettre fin à ces cycles de violence dans le pays".

La principale formation d'opposition, le Parti de la rénovation sociale (PRS), a jugé que le président par intérim devait être choisi par "consensus national".

Vu cette contestation qui ne dit pas son nom de l’opposition et vu le climat social et politique déjà fragilisé par la récurrence des assassinats et des coup d’Etat dans ce petit pays lusophone défiguré par le trafic intermittent de drogue, quelle doit être la conduite à tenir de l’Union Africaine, du Portugal et du nouveau président élu par intérim ?

Rappelons que le président Vieira, démocratiquement élu en 2005 après avoir dirigé le pays d'une main de fer de 1980 à 1999, a été tué par balles par des militaires lundi à l'aube, quelques heures après un attentat à la bombe qui a coûté la vie au chef d'état-major de l'armée, le général Tagmé Na Waié.
 
 
3494 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 05/03/2009
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