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Koacinaute: Dialogue national: Contribution de Mambangui Maixent, gabonais de France
 
Après l’appel à un dialogue national Search national inclusif lancé par le Président Ali Bongo Ondimba, contribution de M. MABANGUI MAIXENT, Gabonais de France.

La conciliation,

On entend ici par conciliation l’action qui vise à rétablir la bonne entente entre des personnes dont les opinions ou les intérêts s'opposent, et doit répondre à une question.

Les postulats de base; sont de définir d'où vient la rupture et comment peut ont rapiécé un bol brisé.

Si nous supposons d'après l’opposition, que la scission vient de la non reconnaissance des valeurs défendues par un pouvoir en place alors il est avant tout impératif de trouver un terrain d'entente: dans l'intérêt national.

L’intérêt national Search national se définit ici comme étant l'amour pour notre mère Patrie et des valeurs qui la composent. Il faut néanmoins regarder la situation en détail et avec réalisme. Les personnes qui composent aujourd'hui notre patrie aussi bien au niveau direction qu’à celui de citoyen ne sont pas fiables aux yeux d’une partie de la population, ce qui cause le clash de conscience que nous expérimentons. Beaucoup de nos frères n'inspirent ni ne méritent la confiance.

Rappelons les actes répréhensibles de certains d’entre eux. On juge une personne sur la base de ses actions passées, un dirigeant n’est crédible que sur la base de ses actions ou décisions qui concourent au bien-être des populations, et surtout du plus grand nombre de ses concitoyens. Si ces actes qui nous caractérisent sont aujourd’hui absents, comment pouvons-nous honnêtement espérer une quelconque considération ?

La confiance est à bâtir mais cela ne se verra pas sans actions. Nous faisons allusion à ces actions qui doivent viser le bien-être des populations.

Une proposition est de créer un conseil de réflexion. Ce dernier peut être un ensemble de personnes extérieures au système actuel pour examiner les problèmes de notre pays et dans le cas échéant proposer une solution viable et détaillée à ces dits problèmes. Les choix des membres doit se faire sur la base de réalisation concrète et non sur les ouïes dire.

Il sera ensuite question de comparer les solutions proposées d'une part par les instances sur place et d'autre part par les organismes extérieurs afin de taire d’éventuelles médisances afin de remettre le train de notre évolution doit être remis sur les rails. Nous avons besoin de retrouver notre dignité et cesser de quémander aux portes des autres nations qui affrontent leurs problèmes.

Une autre option consiste à revenir à l'ouverture d'une conférence nationale non souveraine et qui ne visera pas la légitimité du pouvoir en place mais qui viserait plutôt l’objectivité, il s’agit de savoir comment apprendre à vivre ensemble tout en respectant les droits des uns et des autres à des opinions contraires comme dans notre une vraie démocratie. Le but est de répertorier les points valides de litiges et de « comme on dit au village », laver notre linge sale en famille.

Notre notion ''nationale'' de famille est à redéfinir car les niveaux de communication ont atteint des niveaux ou degrés inégalés et il est certainement temps de revenir aux bases de notre société avec la révision de nos notions de familles, respect et droits d'ainesse. L'africain a survécu sur sa capacité de réserve et cette valeur utile ne se retrouve plus. Retrouvons-la.

Le compte rendu de cette conférence nationale ouvrirait la porte à un nouveau dialogue qui, souhaitons-le, sera le signe de notre émancipation.

Il serait aussi souhaitable d’aborder la notion de « Gabon d’abord » ; qui dans son sens d’origine visait à centrer les actions et les décisions des dirigeants sur l’intérêt supérieur de la nation. En effet, aucun pays quel qu’il soit ne met les intérêts des autochtones en dernier pour donner la priorité aux non nationaux. Ce n’est en aucun cas de l’ostracisme, mais plutôt la logique la plus élémentaire.

Il est certes vrai que nul ne peut se développer seul et la réponse que nous avons déjà est la naturalisation des personnes. Bâtissons ensembles et ce avec le même amour pour cette terre. Cette dernière peut être perçue comme une source factuelle d’enrichissement sans investissement réel dans notre pays. Si ce pays doit enrichir alors il est impératif que le premier bénéficiaire soit le Gabon. Cessons de construire ailleurs surtout lorsque c’est notre terre natale qui nous accueille en fin de course…

Il nous faut également tenir compte des « injustices » constatées qui amènent les personnes de nationalité autres que la nôtre à occuper des fonctions réservées aux nationaux ; surtout quand leurs compétences ne sont pas reconnues par tous. La mise en place de lois (et le respect/renforcement de ces lois) qui protègent les droits des nationaux sera également un plus.

Un autre point qui devra sortir des discussions est la fin effective de l’impunité et du détournement des deniers publics.

Voici quelques avenues qui peuvent être examinées pour sortir de cette situation.

Répondons aux questions suivantes :

Quelle est la place de la diaspora dans le développement du pays ?

Comment peut-on contribuer au développement tout en vivant ailleurs ?

Une piste de réponse aux deux questions serait la mise en place par le gouvernement de mesures d’incitation qui favoriseraient l’investissement, à savoir ;

L’accélération des procédures de création d’entreprises et d’obtention des titres fonciers

La réduction des taxes et des droits de douanes

L’assouplissement des impôts pour une durée raisonnable pour les nouvelles entreprises appartenant aux nationaux

L’assouplissement des mesures d’accès aux crédits pour les entrepreneurs gabonais Search gabonais auprès des banques nationales (les mesures actuelles impliquent des conditions quasi impossibles à remplir)

Comment faire des acquisitions de terrains et biens immobiliers en toute sécurité pour la diaspora ? voir plus haut

Comment le pays compte il inciter les enfants nés ailleurs à rentrer y travailler ? la priorité aux gabonais Search gabonais dans le recrutement au moyen d’agences ou de services de recrutement au sein des Ambassades du Gabon à l’extérieur

Comment inciter la diaspora à investir au pays ? voir mesures d’assouplissement et d’incitation plus haut

La diversification de l’économie nationale passe incontestablement par entrepreneuriat, et qui dit entrepreneuriat dit forcément mesures d’accompagnement.

La vie chère et les lourdeurs administratives sont des facteurs aggravant dans les stratégies d’attrait des investisseurs même étrangers (ici il nous faut des chiffres ou des données sur les réalités locales dans ces domaines cités plus haut)

La révision de la loi sur l’importation des véhicules est un premier pas à reconnaître et féliciter, toutefois d’autres actions de ce genre sont à encourager fortement.



Propositions et contribution de MAMBANGUI MAIXENT
Président de l’association CECAD

Par Anne Marie DWORACZEK-BENDOME
Publié, le 22 décembre 2016

PS : La direction de KOACI rappelle qu'un "koacinaute" n'est pas un journaliste de la rédaction de KOACI mais un contributeur inscrit ayant la possibilité de poster sur le site en vue d'une diffusion et ce dans une dynamique de libre expression plurielle.

 
 
896 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 22/12/2016
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