Dioncounda Traoré a tenu à lever toute équivoque concernant sa propre sécurité et celle des organes de la transition. « Je fais entièrement confiance aux services de sécurité malienne, voire en l’armée malienne pour assurer la sécurité du président de la république et celle des institutions de la République ».
Collant à l’esprit de l’accord-cadre du 6 avril 2012, les nouveaux organes de la transition dont la création a été proposée par le président Dioncounda ont pour but de compléter l’architecture institutionnelle, de mieux l’adapter aux réalités sociopolitiques et aux missions de la transition.
Le Haut conseil d’Etat (HCE) sera constitué du président de la République et de deux vice-présidents chargés d’assister le président dans l’accomplissement de ses missions de la transition.
L’un des Vice-présidents représentera les forces de défense et de sécurité (où le Capitaine Amadou Haya est pressenti) et à ce titre présidera notamment le Comité militaire de suivi de la Reforme des forces de défense et de sécurité, et s’occupera de toutes les questions militaires concernant le nord Mali. L’autre Vice-président représentera les autres composantes des forces vives de la Nation.
Le gouvernement d’union nationale comprendra toutes les composantes des forces vives. Les consultations conduisant à la formation de ce gouvernement seront menées par le président de la république lui-même. Le Conseil national de la transition (CNT) aura une compétence consultative, et regroupera des représentants des partis politiques présents ou non à l’Assemblée nationale et des représentants de la société civile. Il sera piloté par le vice président représentant les forces vives de la transition.
Selon le président de la transition, la commission nationale aux négociations sera « conforme aux souhaits des chefs d’Etat de la CEDEAO formulé au point 18 du communiqué final de la deuxième réunion du groupe de contact sur le Mali. Cette commission sera chargée d’engager avec les mouvements armés du nord Mali des pourparlers de paix en relation avec le médiateur de la CEDEAO, afin de rechercher par le dialogue des solutions politiques négociées à la crise ». Selon le président Dioncounda Traoré, une requête sera formulée en direction de la CEDEAO (de l’Union africaine et des Nations-Unies) en fonction des conclusions de la mission qui a séjourné dernièrement à Bamako.
Dioncounda Traoré a précisé que les Vices présidents seront nommés et le Conseil national de la transition sera mis en place dans les meilleurs délais et en tout cas dans la quinzaine qui suivra la mise en place du gouvernement d’union nationale. Il a indiqué que « ni le Président, ni le Premier ministre, ni les ministres ne pourront se présenter à la prochaine élection présidentielle ».
Cependant la seule question qui reste est de savoir si le nouveau maître du jeu politique au Mali, Dioncounda, gardera le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, qui lui a fait l’injure de déclarer que le président ne peut pas accepter sa démission et que nulle part au monde, il n’avait vu un président, former un gouvernement, ce rôle revient au Premier ministre, avait dit Cheick Modibo Diarra, lors de son interview à l’occasion de ses 100 jours en fonction.
Dioncounda qui est décidé à conduire lui-même la mise en place du gouvernement va-t-il le remercier ?