| Mandat d’arrêt contre les présidents africains, l’Afrique fuit elle le débat? |
| Par mack | 06/03/2009 | 18:44:46 |
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::Koaci.com:: Omar El Béchir ::
C’est très provocateur que de le rappeler. Que de citer Léopold Sédar Senghor : « L’émotion est nègre, la raison est Hélène ». Encore que les interprétations sont nombreuses sur cette phrase qui a fait le tour du monde. Mais lorsque les juges de la cour pénale internationale confirme le mandat d’arrêt international contre le numéro un soudanais, Omar El Béchir, une telle décision devrait servir de brèche à un débat sérieux et objectif sur ce que doit être le monde d’aujourd’hui. A la place, les chefs d’Etat africains n’ont trouvé que répondant que de pleurnicher sur le sort de M. Béchir. « On a l’impression que la Cpi ne juge que les africains », a réagi le président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade. Et cela en marge d’une rencontre sur le Festival mondial des arts nègres. Même s’il faut refuser que ce soit une justice à double vitesse- parce que Bush ou encore Sharon n’ont jamais été du lots de criminels de la Cpi malgré leur « busherie » en Irak ou leur appétits de Sharon-gnard » en Palestine. Soit, mais acceptons qu’un autre débat se pose : celui des atrocités impunies en Afrique et dont les présidents sont en grande partie et pour la plupart responsables. Directement ou indirectement.
Alors faut-il les laisser dans leurs tours d’Ivoire avec des ordres criminels sans aucune forme de justice. L’Afrique ne la connaît pas. Le cas de l’ancien président Tchadien est là. On peut déjà deviner sa peine tant les accusations n’ont jamais retenu jusque là la présomption d’innocence ou de culpabilité. Mais l’essentiel c’est de le juger, de savoir ce qu’il a fait et ce qu’il n’a pas fait.
Peut-être que le grave pêché de la Cpi est de vouloir vaille que vaille avoir dans son « escarcelle » un président en exercice. Après tout ces bla-bla, et surtout un jour viendra, les Soudanais en particulier les Darfouriens voudront savoir qui a massacré leurs milliers d’innocents. En attendant la Cpi met la pression et rappelle à l’ordre les chefs d’Etat africains en exercice ou pas. Il sera toujours possible de happer un responsable de crimes de guerre, contre l’humanité ou de génocide. Leçon à méditer pour nos dirigeants.
L’Afrique refuse-t-elle le débat ?
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la réaction du président sénégalais ne m'étonne guerre. il est coutumier de ce fait. ds cet afrique c'est encore lui qui s'accoquine avec mougabé malgé tt ce que ce dernier fait à l'encontre de son peuple. c'est encore lui qui refuse d'envoyer huseine habré se faire juger en france. je suis de l'école qui dit que la loi frappre celui qui fait de choses réprimendables |
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Les présidents africains ont raison de protester contre ce mandat d'arrêt lancé par la CPI contre le président soudanais.Il ne s'agit,ici,d'une quelconque justice mais de la volonté sournoise des occidentaux de sanctionner le Soudan qu'ils perçoivent à tort ou à raison comme un danger parce que voulant faire progrsser l'islamisme, en Afrique.Sinon le Darfour est bel et bien une partie du Soudan qui est entrée en rébellion grâce aux occidentaux via le Tchad.Une rébellion,ça se mâte c'est ce qu'a fait le président Béchir.Et on lui trouve des poux dans les cheveux alors que le Soudan ne reconnaît pas la CPI comme les USA et Israel et beaucoup d'autres pays.Même comme il s'agit d'un pays africain, il faut se jeter à bras raccourcis sur son président.
Les africains dignes doivent condamner cette parodie de justice. |
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Il me semble que l'opinion est divisée entre le sentiments d'hégémonie et celui de justice. Le multilatéralisme judiciaire tente de donner un sens à sa forme initiale, rendre justice dans certains contexte peut parfois relever du courage tout en considérant aussi la souveraineté de chaque Etat, la frontière est sensible donc surtout quand les signaux viennent de l'occident. Les blocs s'opposent, les consensus discutables, peut être reviendrait il, dans le cas du Soudan, aux soudanais de prendre leur destin en main, même si elles peuvent être liées... Qui libère qui? |
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L'Afrique est dirigé par un club de chefs d'états qui garde jalousement ses prérogatives, le peuple dusse-t-il en pâtir. Voilà qu'après Mugabé qui affame et tue son peuple, l'Afrique se met en branle pour soutenir El Béchir qui a mis le Darfour à feu et à sang. Triste tout cela. |
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