Logo Koaci
 
 
 
 
 
 
GUINEE BISSAU : Les virés du pouvoir interpellent l'Onu et les putschistes interdisent les manifestations de rue
 
La junte de Guinée-Bissau accuse l'Angola de fomenter un complot

BISSAU - LE 18 AVRIL 2012 - KOACINAUTE - Le secrétaire national du PAIGC, parti au pouvoir en Guinée-Bissau jusqu'au putsch du 12 avril, a appelé mercredi à l'envoi d'une force de stabilisation de l'Onu et exigé que les anciens dirigeants arrêtés soient rétablis dans leurs fonctions, excluant "toute solution de transition".

Ce mercredi le secrétaire national du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) Luis Olivares Search Luis Olivares a réclamé que "toutes les institutions dissoutes" par la junte "soient rétablies et confiées à leurs anciens titulaires". Pour le PAIGC, "le retour à la normalité constitutionnelle", promis par les putschistes, "signifie que le président par intérim Raimundo Pereira Search Raimundo Pereira et le Premier ministre Carlos Gomes Junior retrouvent leurs fonctions". Les deux hommes ont été arrêtés le jour du coup d'État et sont toujours détenus par l'armée, en dépit des nombreux appels de la Communauté internationale à les libérer. Dimanche, la junte et les partis de l'ex-opposition avaient conclu un accord sur la mise en place d'un Conseil national de transition (CNT) dont ils négocient actuellement la composition. "Le PAIGC Search PAIGC rejette toutes les solutions prévues en dehors de la Constitution", a prévenu M. Olivares. "Le conseil national de transition est antidémocratique et anticonstitutionnel. Sa mise en place serait une violation de la Constitution", a-t-il insisté. Il a appelé "l'ONU à envoyer en Guinée-Bissau une force de stabilisation pour protéger la jeune démocratie". "L'appui de la communauté internationale est nécessaire pour la Guinée-Bissau qui a besoin de stabilité", a-t-il dit.

Par ailleurs du côté des putschistes qui accusent l'Angola de fomenter un complot, on durcit le ton et on n'hésite plus à brandir des menaces. Dans un nouveau communiqué diffusé ce mardi 17 avril 2012, les militaires bissau-guinéens disent qu’ils ne veulent plus voir de manifestations dans les rues. Ils demandent à la population de s’abstenir d’organiser des marches, que ce soit en faveur de la déposition de Carlos Gomes Junior ou contre celle-ci. La mise en garde est très claire : « la désobéissance aux ordres, dit ce communiqué, impliquera une répression sévère des éventuels auteurs qui assumeront leur responsabilité ».

La junte accuse Carlos Gomes Jr d'avoir "remis aux autorités angolaises une lettre secrète dans laquelle il demanderait (au secrétaire général de l'Onu) Ban Ki Moon d'envoyer une force militaire en Guinée-Bissau , alors que notre pays n'est pas en guerre" selon les propos du porte-parole de la junte qui ajoute "L'ancien Premier ministre de Guinée-Bissau Carlos Gomes Junior et le président intérimaire Raimundo Pereira Search Raimundo Pereira seront libérés quand "les conditions de sécurité seront réunies mais il n'est pas question que Carlos Gomes Jr participe à une élection présidentielle" en Guinée-Bissau, voilà que le message est clair.

Nanita

Ps: KOACINAUTE = MEMBRE PARTICIPATIF DE KOACI INSCRIS SUR KOACI (lien inscrit toi en page d’accueil)
 
 
3774 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 18/04/2012
  10 Vote(s)
 
 
 
 
 
 
 
 
Comments
To comment on this content please login
 
 
 
 
 
 

Chargement...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Newsletter
 
 
Stay connected via our newsletter
 
Subscribe
Unsubscribe
 
 
Ok"
 
 
L'Application KOACI
 
 
 
 
 
 
Connection    |
      | Register
 
 
 
Deja registered !
Login