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GHANA: Après l’émancipation, les femmes réclament un nouveau droit : la quantification monétaire
 
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© koaci.com - Madame Gifty Ohene Konadu, un député au Parlement Ghanéen et avocate de la cause féminine, réclame à l’hémicycle au nom de ses consœurs que leurs entretiens du foyer conjugal, le devoir de ménage, bref tous leurs travaux au foyer soient désormais quantifiés en termes monétaires.

Gifty Ohene a révélé ses intentions sur la radio Joy Fm à Accra hier mardi en marge de la reforme du projet de Loi des Conjoints et l’amendement d’une loi ayant trait au partage des biens entre les époux en cas de divorce.

Dans son intervention radiodiffusée, Gifty Ohene a relevé que le rôle des femmes et surtout leurs droits dans le mariage doivent être revus pour qu’aucune partie ne se sente plus léser dans le partage des biens. Partant du droit des époux tel que contenu dans les dispositions des lois de l’ancien régime militaire (PNDC) et qui stipule qu’en cas de dissolution du mariage, les biens acquis pendant la période du mariage doivent être distribués équitablement, c’est-à-dire 50 pour cent chacun. Cette disposition a été reprise par la Constituions de 1992, actuellement en vigueur au Ghana.

En relevant les limites de cette clause, la député a fait valoir la contribution des femmes (les tâches ménagères) qui représente une part importante dans l’édification du foyer conjugal. En des termes simples, Gifty Ohene a estimé que « les femmes sont les dispensatrices de soins et en ce sens nous contribuons grandement à l'essor de la famille. Parfois ces soins sont ignorés, mais je pense que nous devons commencer par donner de la valeur aux rôles des femmes dans le mariage tels qu’à la cuisine, les lessives, la garde des bébés, les soins prodigués à la famille élargie et les autres ».

Eu égard à toutes ces contributions, l’avocate de la cause féminine a confessé que les femmes sont souvent récompensées en monnaie de singe lorsqu’il s’agit de la répartition des biens en cas de divorce. En vue de corriger ces manquements post-mariage, Gifty Ohene propose au Parlement que leurs efforts soient convertis en termes monétaires lorsqu’adviendrait le partage des biens au moment du divorce.
La quantification monétaire que les femmes revendiquent ne requiert pas l’unanimité des hommes à commencer par certains hommes qui sont au Parlement. Si ces derniers, lesquels sont censés voter cette loi plus tard, montrent déjà des réticences, il y a lieu pour les « modernistes » de revoir leur copie.
Jusqu’où iront les femmes avec cette nouvelle trouvaille, la question reste posée et telle une plaie ouverte, elle taraude les esprits.

Pour un citoyen ordinaire, marié, qui a été joint par la rédaction de Koaci à Accra, il se demande qu’avec cette idée en veilleuse, s’il vaut encore la peine de contracter un mariage car du jour au lendemain une femme peut divorcer et vous dresser par la suite une facture monétaire imaginaire.

Mensah,KOACI.COM ACCRA; copyright © koaci.com
 
 
4621 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 18/01/2012
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