Nous sommes en 2002 après Jésus Christ, à l'heure où toute l’Eburnie est tiraillée par Babylon*, un groupe d’amis, dans les plaines “Marcoryiennes“, résiste encore. Dans leur taverne, là où l'air est pur et les vibrations positives, 4 musiciens, une choriste et leur lead attendent la prochaine connexion intergalactique. C’est à juste titre qu’ils sont baptisés “New contact“.
Ils n'ont qu'un seul objectif; préparer les terriens à la transition, à travers une musique ensoleillée, originale, en y mettant toute leur énergie.
Depuis 2002, Le New contact enseigne les vertus cardinales de lendemains qui chantent. La pédagogie ne semble pas si compliquée : un mélange subtil et détonnant de reggae nu-roots, de dancehall, de dance et de high life. Le “grand passeur“ Seexty I compose et chante sur une musique tranchante, inspirée, avec des textes tantôt mystiques, tantôt engagés, emprunts d'amour ou fédérateurs.
En live, le groupe fait preuve d'une énergie brûlante, renforcée par les envolées lyriques de Angie; sa choriste.
Cette force leur permet de remporter en 2007, le 2è Prix de la créativité musicale, initié par le District terrien d’Abidjan.
Pour la postérité, le groupe réalise en 2008 son premier album, baptisé “Marguerita“. Un grimoire de 12 chapitres qui enseigne aux générations à venir les techniques pour une prise de conscience et un réveil imminent.
Thierry Farran KOUASSI, que rien ne prédestinait à une entrée en première ligne sur l’échiquier “showbizien“ a fini par faire sien l’adage qui dit : “c’est en forgeant que l’on devient forgeron…“.
Des soirées entre amis, l’idée lui vient, au moment ou Abidjan est sous couvre-feu, d’initier un concept novateur.
Organiser des matinées club entièrement dédiées à la musique reggae parait simple à la conception, mais périlleuse à la pratique, en ces périodes de braises en Côte d’Ivoire.
Qu’à cela ne tienne, le jeune Thierry a sa petite idée.
Ceux qui ne croyaient pas trop en “cette folie“ vont vite déchanter pour emprunter le chemin du Stop’In et venir chanter en chœur les classiques du reggae. A l’époque, le seul club qui offrait des matinées aux couleurs rouge, jaune et vert.
Adjamtala Rockers, Ras Malenzi, Kingston Gangstar, El Fatah, Yes Crazy et bien des icones de la scène reggae underground ivoirienne et africaine vont se succéder pour faire du Stop’In, le club par excellence des soirées reggae live.
L’innovation est porteuse au point de faire des émules. Le reggae live est désormais le must en matière de virées nocturnes.
Thierry voit grand et fait du Stop’In un label…une marque déposée.
Le jeune promoteur de soirées veut tenter la grande aventure ; et pour se faire, il décide de se lancer dans une carrière musicale. Audacieux !
C’est que Thierry n’est pas forcement aussi bon chanteur que promoteur. Il est Bélier, entêté et décide de foncer.
Thierry Farran KOUASSI “Seexty I“ opte résolument pour une carrière artistique. Le diamant de la Sierra Leone, le bois du Liberia et la promotion de spectacles dans son club n’ont pas raison de ce natif du signe du Bélier. Il décide d’apprendre le solfège et très tôt, compose avec sa guitare acoustique. Quand Thierry rencontre Bak’ son bassiste et “chef de band“, la métamorphose est faite. Seexty I et Bak’ réunissent l’essentiel du New contact (le band) dont Angie aux chœurs, “Expedy“ guitare solo, Anselme à la batterie, Elie au clavier. Le New contact est “une expérience qui va…“.
Les bœufs au cours de sessions de jammin’ font place à des séances entières de répétitions. Seexty I y croit.
Sa rencontre avec un génie des studios est mémorable ; Evariste Yacé lui donne un canevas et sa chance.
Tout va très vite désormais.
3 mois suffiront à Thierry pour se métamorphoser en SEEXTY I.
3 mois de studio accouchent de l’audacieux premier jet de l’œuvre de Seexty I C’est une claque pour la critique artistique. 12 essais sonores qui font une sortie de route, loin des sentiers battus.
Un album étonnant de 12 titres baptisé Marguerita est produit par le jeune Farran…
En juin 2007, Le New contact et son “original“ lead vocal sont primés par le District d’Abidjan. Le 2è Prix de la créativité musicale qu’ils remportent est un signe.
Les vidéos qui accompagnent la campagne promotionnelle sont incisives. Certaines sont censurées sur les chaines de la télévision nationale de Côte d’Ivoire. Une promotion supplémentaire que les censeurs ne devinent pas.
“L’autre couleur“ de la scène reggae éburnéenne séduit de plus en plus.
Seexty I
Né à Tiassalé, dans le sud de la Côte d’Ivoire d’un père d’origine libanaise et d’une mère baoulé, Seexty I est à l’état civil Farran Kouassi Thierry.
Seexty I a suivi des études supérieures en Comptabilité au Groupe Pigier avant de s’orienter vers l’exploitation de diamant et de bois en Côte d’Ivoire, au Liberia et en Sierra Leone.
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