Logo Koaci
 
 
 
 
 
 
Côte d'Ivoire: Spoliation foncière, une grande famille du Nord organise une marche sur la mairie de Dabakala et la sous préfecture de Boniérédougou
 
Vue de la manifestation lundi à Dabakala Search Dabakala (ph KOACI)

Click to enlarge
Côte d'Ivoire: Spoliation foncière, une grande famille du Nord organise une marche sur la mairie de Dabakala et la sous préfecture de Boniérédougou
© koaci.com - Mercredi 18 Octobre 2017- Un litige foncier portant sur un site dont nous ignorons pour l’heure, la superficie oppose le maire à la grande famille HARBA du village de Boniérédougou Search Boniérédougou dans le département de Dabakala.

La famille estimant que le maire agirait en complicité avec le Sous-Préfet de Boniérédougou Search Boniérédougou et le Préfet de Dabakala Search Dabakala a organisé le lundi16 octobre 2017 une marche Search marche pacifique sur la sous-préfecture et la mairie en vue de dénoncer la spoliation dont elle serait victime.

La famille HARBA a demandé au sous-préfet et au maire de faire arrêter les travaux de lotissement en cours sur leurs terres pour éviter qu’un drame ne se produise dans les jours à venir.

Selon des informations en notre possession, les travaux de lotissements engagés sur la parcelle des HARBA par le maire de la commune de Boniéredougou, Diabaté Abou ex-agence de CIE ont démarré, il y a plus de trois ans de cela, sans un accord préalable des propriétaires terriens qui avaient constaté qu’aucune purge des droits coutumiers et une enquête comodo et in comodo, n’avait était réalisée.

Face à cette situation, la famille a interpelé le maire et a exigé le payement des droits coutumiers en compensation des champs d’anacardes existants sur ladite parcelle qui seront détruits.

Malheureusement, le maire serait resté sourd à cette requête de la famille en continuant de bafouer leurs droits.

Elle a donc entrepris des démarches auprès du chef du village de Boniérédougou Search Boniérédougou qui aurait confirmé en présence des populations que la parcelle source de litige lui appartient.

Les HARBA décident alors de saisir les autorités administratives, notamment le Sous-Préfet de Boniérédougou, Atto Séka.

Nos sources affirment que malgré la médiation de ce dernier, un accord n’aurait pas été trouvé entre les deux partis, parce que ce fonctionnaire se serait érigé en propriétaire terriens.

«Il a déjà vendu une partie de la parcelle à des étranger et autres personnes donc il est aussi à la base de ce conflit terrien, » a précisé un membre de la famille dont nous tairons le nom.

La famille a donc saisi à son tour le Préfet de Dabakala Search Dabakala malheureusement elle n’aura pas non plus gain de cause.

Il l’aurait menacé de perdre ses terres si elle ne signe pas les documents d’accord élaborés par le maire et son Secrétaire.

Le Préfet de Dabakala Search Dabakala aurait même donné l’ordre au maire de poursuive les lotissements, du coup, la famille HARBA le soupçonne d’être impliqué dans cette affaire de vente de terres.

A la suite de ces différentes rencontres avec les autorités coutumière et administrative qui n’ont rien donné, la famille a entamé des démarches administratives d’opposition en exigeant au maire d’arrêter tous les travaux sur le site, jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé.

Contre toute attente, elle constatera que des travaux d’ouverture de voies seront entrepris sur la parcelle avec à la clé la destruction de tous les champs d’anacarde, source de revenue des membres de la famille.

Le maire aurait déclaré à la famille venue se plaindre à lui que le Préfet et lui auraient en leur possession un « arrêté ministériel » leur donnant approbation de lotir la parcelle.

La famille a décidé d’empêcher les travaux malheureusement, elle sera refoulée par les gendarmes que le maire a déployé sur les lieux, avec à leur tête, l’adjudant Bonny de la brigade de la gendarmerie.

Ce dernier leur aurait brandi une feuille portant le logo du ministère de construction étant l’arrêté ministériel et aurait confirmé à la famille qu’il détient les résultats de l’enquête comodo et in comodo et que ces documents seraient confidentiels puisque la famille a voulu les voir.

Quelques minutes plus tard, le commandant de brigade de la gendarmerie a joint par téléphone le sous-préfet qui lui aurait demandé d’informer la famille de se rendre à la préfecture pour récupérer l’arrêté.

La famille n’obtiendra pas ce document puisque, une fois à la préfecture, le Secrétaire général, opposera un refus et lui indiquera que ce « dossier est déjà clos. »

Quand on sait qu’un arrêté n’est pas une pièce confidentielle et elle doit être mise à la disposition des propriétaires terriens, afin qu’ils sachent effectivement que le lotissement réalisé est légal, l’on s’interroge si les pratiques du maire, du Sous-Préfet et du Préfet ne sont pas basées sur du faux afin de spolier la famille HARBA de son patrimoine.

C’est pourquoi, la famille appelle, les autorités compétentes à se pencher sur le comportement de ces représentants de l’administration dans certaines localités du pays qui profitent de l’ignorance des populations pour poser des actes qui n’honorent pas la Côte d’Ivoire.

Dans l’impossibilité de joindre le maire, le Sous-Préfet et le Préfet, nous n’avons pas pu avoir leur version des faits.

Affaire à suivre !

Wassimagnon, Abidjan

 
 
contacter KOACI au +225 08 885 52 93 ou contact@koaci.com
 
 
7990 Visit(s)    2 Comment(s)   Add : 18/10/2017
  2 Vote(s)
 
 
 
 
 
 
 
 
Comments
To comment on this content please login
 
See his contributions FMK
 
la loi du plus fort à tout niveau, chacun use de sa force et faut faire en sorte de pas être faible....réalité ivoirienne...
 
 
 
See his contributions XIX
 
Partout dansle pays, et surtout à Abidjan, les "nouveaux puissants" du regime n'hesitent pas à arracher les propriétés foncières aux plus pauvres.
 
 
 
 
 
 
 
 

Chargement...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Newsletter
 
 
Stay connected via our newsletter
 
Subscribe
Unsubscribe
 
 
Ok"
 
 
L'Application KOACI
 
 
 
 
 
 
Connection    |
      | Register
 
 
 
Deja registered !
Login