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Côte d'Ivoire: Daoukro, l'employeur du jeune homme tué pour avoir violé une fille porte plainte «pour enlèvement, séquestration, et meurtre»
 
© koaci.com – Mardi 20 Mars 2018 - Le décès de Kouassi Richard qui a succombé des suites des coups reçus lors de sa bastonnade par la famille Koua après le viol de leur fille, continue d’alimenter les conversations à Daoukro.

Le propriétaire du lavage-auto dénommé Espace Régal situé sur la route d’Abidjan en face de la nouvelle morgue où se « débrouillait » le défunt a porté plainte contre M. Koua et son épouse pour enlèvement, séquestration, et meurtre.

Dans une copie de la déposition faite par l’employeur à la Gendarmerie après le décès de Kouassi Richard à l’hôpital en notre possession, le propriétaire explique les conditions dans lesquelles son employé a trouvé la mort.

«Le vendredi 16 mars 2018, Richard s’est absenté du lavage aux environs de 14h 30 mn, au motif qu’il allait résoudre un problème à la maison de toute urgence pour revenir et il a laissé ses deux téléphones au lavage. Jusqu’à 21h, au moment de la fermeture, il était toujours absent. J’ai donc demandé au gérant de se rendre chez lui le lendemain afin de me donner de ses nouvelles. Il n’a pas eu le temps de le faire que Richard lui-même est revenu le lendemain au travail,» lit-on dans la déposition.

Selon l’employeur, le lendemain, le gérant lui a demandé pourquoi il n’est plus revenu la veille.

«J’ai un problème que je voudrais expliquer même au patron. Je pensais que je le trouverais déjà en place, mais comme il n’est pas encore arrivé, je vais te l’expliquer. Le mercredi 14 mars 2018, j’ai couché avec la fille de mon ancienne patronne, chez elle à domicile. Depuis, ils sont à ma recherche, c’est pourquoi je me cache. J’ai même passé la nuit du jeudi ici au lavage,» aurait confié le défunt au gérant.

A la suite des explications de Richard, le gérant a aussitôt appelé le « patron » pour l’informer de la situation.

«Je me suis rendu immédiatement au lavage afin de l’écouter. Il m’a encore relaté les mêmes faits. Il m’a demandé de l’aider. J’ai donc pris rendez-vous avec lui pour 15h le samedi 17 mars 2018, aux fins de croiser les parents de la fille pour voir dans quelle mesure trouver des solutions à ce problème, » explique le patron dans sa déposition.

Malheureusement, selon lui, à 14h 45mn, Koua, le père de la fille s’est rendu au lavage et a enlevé Richard pour une destination inconnue.

Il précise que le gérant a tenté de s’opposer à cet enlèvement alors qu’il était absent et Koua lui a dit de ne pas se mêler de cette affaire.

«Oh ! jeune-homme, cela ne vous concerne pas. Si vous ne vous retirez pas de cette affaire vous verrez, » aurait déclaré M. Koua.

Informé aussitôt par le gérant, le propriétaire du lavage-auto accompagné de son payeur se sont mis à la recherche de Richard.

Ils se sont rendus au domicile de Richard et ils n’ont trouvé personne.

«Je me rends chez les Koua et je retrouve Richard qui avait déjà commencé à subir des corrections de leur part. Monsieur Koua nous donne à assoir et nous demande les nouvelles. Je lui signifie que celui qu’il est en train de torturé est mon employé. J’ai été informé de ce qu’il a été enlevé par son ancien employeur. Je suis donc à sa recherche, » a précisé le patron.

«Koua me répond en ces termes : Oui ! richard est là. Je poursuis et je lui dit que je voudrais en savoir la cause. Koua me répond cette fois avec toute la désinvolture possible en ces termes : demandez-lui, il sait ce qu’il a fait. Il poursuit en me disant : vous voyez cette bouteille de whisky, je vais la terminer et puis m’occuper de lui, » poursuit le propriétaire du lavage-auto.

Il soutient qu’il a échangé avec la famille Koua et lui a demandé de sursoir à son projet en lui proposant un règlement à l’amiable de cette affaire.

«Après deux heures et demie de discussion, les Koua cèdent à ma proposition. Néanmoins ils déplorent le fait que ça ne soit pas les parents de Richard qui soient venus les rencontrer. Mieux, ils me disent que je suis arrivé non seulement au bon moment mais aussi dans une période importante pour les chrétiens catholiques qu’ils sont. Propos qui me rassurent, » mentionne -t-il dans sa déposition.

Aux environs de 17h 30mn, le Patron et son accompagnateur regagnent le lavage pour rendre compte au gérant des échanges qu’ils ont eu avec les Koua.

«A 19h 30mn, je reçois un de Koua appel qui m’informe qu’il vient de libérer Richard et qu’il attend ses parents le lendemain à son domicile. Je lui dis merci d’abord au téléphone et je prends avec moi Konan Narcisse et le payeur du lavage et nous nous rendons au domicile des Koua avec une bouteille de liqueur pour leur témoigner notre gratitude. Une fois arrivés sur les lieux avec mes accompagnateurs, nous leur remettons la bouteille et nous échangeons encore un peu avec eux, » a indiqué le Patron.

Il affirme pendant qu’ils étaient chez les Koua, ils lui ont présenté des vidéos des tortures qu’ils ont fait subir à Richard.
«J’ai essayé de les avoir mais impossible. Je venais là de me rendre compte de ce que les Koua se sont moqués de moi. Nous les quittons aux environs de 21h pour le domicile de Richard. Une fois chez lui, ses parents me font savoir qu’il est à l’hôpital et qu’il a été sérieusement frappé et blessé par les Koua et ne sont pas sûrs que mon employé vive encore. Nous nous rendons aussitôt à l’hôpital général, là où l’on le prenait déjà en charge. Sur les lieux, mes accompagnateurs me signalent que l’état de Richard n’est pas bon du tout. Je laisse le personnel soignant faire et j’épaule financièrement sa famille. Je reviens à l’hôpital à 23h, cette fois avec mon gérant, et nous apprenons la mort de Richard. J’informe alors la gendarmerie et je me rends au domicile des Koua. Je leur porte la nouvelle de ce que les coups qu’ils ont donné à richard l’ont tué, » explique le propriétaire du lavage-auto.

Selon lui, c’est dans l’attente des éléments de la gendarmerie au domicile des Koua que la police a appréhendé le mari.

«J’ai alors pris avec moi les enfants Koua, je les ai logé à l’hôtel de la paix puisque le domicile était déjà visé par les riverains qui voulaient en découdre avec eux. Je suis resté toute la nuit en contacte avec Mme Koua, pour lui montrer un peu la démarche à suivre dans ce genre de chose, » a-t-il ajouté.

Le Patron déclare enfin que le dimanche 18 mars 2018, il s’est rendu à la police pour dire sa part de vérité dans cette affaire en compagnie de Mme Koua accompagnée de ses parents.

«J’ai été entendu par le Commandant de Brigade de la gendarmerie de Daoukro Search Daoukro dans la nuit du samedi au dimanche, » a-t-il conclu.

Wassimagnon, Abidjan
 
 
9726 Visit(s)    4 Comment(s)   Add : 20/03/2018
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Comments
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See his contributions XIX
 
Dans un pays où la justice est irresponsable et corrompue, il ne faudrait pas s'étonner que des gens se rendent justice eux-mêmes. La justice ivoirienne ne l'aurait condamné qu'à quelques jours de prison, encourageant ainsi ce genre de comportement. Bien sur que je deplore la mor...
Dans un pays où la justice est irresponsable et corrompue, il ne faudrait pas s'étonner que des gens se rendent justice eux-mêmes. La justice ivoirienne ne l'aurait condamné qu'à quelques jours de prison, encourageant ainsi ce genre de comportement. Bien sur que je deplore la mort de cet homme, les parents n'ont pas eu le sens de la mesure et sont allés trop loin.
 
 
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See his contributions manokasso
 
Que justice soit faite. Car nul n'a le droit de se rendre justice. Autrement nous serions comme dans une jungle.Si justice n'est pas rendue, ça va amener les parents de la victime à vouloir se le rendre. Imaginez la suite.
 
 
 
See his contributions Sankara premier
 
XIX qu'est ce que tu racontes même?
 
 
 
 
 
 
 
 

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