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Côte d'Ivoire: Agence Emploi Jeunes: Alors que promesse leur avait été faite d'être réintégrés, les 80 agents finalement remerciés
 
Sidy Touré

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Côte d'Ivoire: Agence Emploi Jeunes: Alors que promesse leur avait été faite d'être réintégrés, les 80 agents finalement remerciés
©Koaci.com – Jeudi 11 janvier 2018 - Désabusés, les agents rompent la trêve sociale. Une manifestation prévue ce jeudi devant l’Agence.

Ce sont plus de quatre mois de concertations infructueuses qui auront eu raison des 80 agents et fonctionnaires licenciés de l’Agence Emploi Jeunes(AEJ). Les négociations engagées entre les agents déflatés et leur ministère de tutelle par l’entremise de personnes ou structures ressources (fonction publique, chefferie traditionnelle, droits de l’homme, guides religieux) sont restées lettre morte face aux assurances données par la tutelle quant à un retour desdits agents. Etait-ce une stratégie savamment préparée pour endormir sa victime avant de lui porter l’ultime coup ?

 Cela en a tout l’air au regard de la déclaration délivrée par le secrétaire général (SG) du SYNAT AEJ Search AEJ annonçant la rupture de la trêve sociale. Message délivré ce mercredi 10 janvier 2018 à Yopougon en présence du porte-parole de l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire. 

Le sort des 80 agents du personnel de l’AEJ qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive semble résolument scellé. Ces derniers abasourdis et en colère après que des indemnités dérisoires leur soient versées via leurs comptes bancaires, ont réagi pour condamner ce qu’ils qualifient comme étant une « forfaiture » orchestrée par la tutelle (ministère) : « Nous avons à dessein joué la carte du mutisme pour laisser le droit et la justice s’exprimer car nous estimons que nous sommes dans un état de droit. La revendication légitime de la prime, consacrée comme un droit acquis en faveur du personnel nous a coûté la sanction extrême matérialisée par le licenciement de 80 agents dans une structure qui est non seulement étatique mais qui a pour rôle principal la lutte contre le chômage. » A affirmé M Tchimou Obou Raphael , le SG du SYNAT AEJ Search AEJ qui a déploré l’intransigeance du ministre Sidi Touré Search Sidi Touré malgré l’intervention de structures étatiques telles que la Fonction Publique, le conseil national du dialogue social (CNDS) la commission nationale des droits de l’homme(CNDH) , les guides religieux et la chefferie traditionnelle et religieuse.

 Pis , ce sont des agents qui se sont retrouvés avec des indemnités calculées sur une base dont seul l’Agence détient le secret, avec des sommes dérisoires : «la liquidation inique des droits tournant en moyenne autour de 300 000 FCFA pour des travailleurs de 10 à 20 ans de service taxés de faute lourde. » A ajouté M Tchimou qui a par ailleurs déploré « le recrutement d’une quarantaine de personnes pour remplacer les agents qui se meurent. » 

En effet, une visite effectuée chez certains laissent à désirer : certains déflatés et leurs familles, sous la pression d’expulsions, ont été obligés de déménager pour aller vivre dans des pièces plus réduites communément appelées ‘’entrer coucher’’, de véritables calvaires. Et pour couronner le tout, certains cadres (fonctionnaires) ont été affectés dans des Directions Régionales reculées de leurs lieux initiaux de travail. Touba, Tingrela et Bouna , sont certaines de ces localités devenues désormais leurs lieux d’affectation . Décisions imputées selon le syndicat au ministère et qui semble être celles d’une punition. 

« A la limite, qu’il nous conduise en conseil de discipline comme le recommande la procédure disciplinaire inscrite dans nos textes de lois ; s’est offusqué le responsable du syndicat qui a lancé un appel « à la solidarité intersyndicale pour barrer la route à cette forfaiture. »

Même son de cloche du côté l’intersyndicale. Condamnant ce qu’il qualifie d’ignoble, le porte-parole de l’IFCI (intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire), M Jean Yves Abonga a affirmé que ladite décision constitue « une violation des droits des travailleurs » ; déplorant l’absence totale en cas de « faute lourde », d’une comparution des mis en cause en conseil de discipline. Mais mieux, a -t-il ajouté, « une conciliation entamée avec l’administration et conformément à l’esprit de la trêve sociale avec le gouvernement était en cours lorsque certains agents ont reçu leurs droits par virement bancaire calculés sur le motif de la faute lourde ». Décision qualifiée « d’entrave très grave pour la liberté syndicale en Côte d’Ivoire ! » Chose que le porte-parole dénonce et affirme que la constitution ivoirienne en donne le plein droit.

Outre, le SYNAT AEJ Search AEJ a lancé un appel pour un «arrêt de travail et une mobilisation » à compter de ce jeudi 11 janvier 2018 à partir de 7h00 devant la direction de l’Agence Emploi Jeunes.

Résultant de la fusion de plusieurs structures dont l’Agepe ('Agence d'Etudes et de promotion de l'Emploi), le FNJ (fonds national de la jeunesse), le FIDEN (Fonds Ivoirien pour le Développement de l’Entreprise Nationale), l’AEJ a été mise en place en 2015 comme guichet unique afin de résorber la problématique de l’emploi des jeunes en Côte d’Ivoire.

Kouamé, Abidjan

Une info, contactez nous au +225 08 85 52 93 ou contact@koaci.com

 
 
3894 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 11/01/2018
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