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Cameroun: Yaoundé, des commerçants véreux font flamber les prix des produits de première nécessité
 
Marché d’Etoudi ce dimanche (Ph KOACI.COM)

© koaci.com- Lundi 11 Septembre 2017- Au Cameroun, des commerçants véreux sont accusés par les ménagères, de faire de la spéculation sur les prix des denrées de première nécessité.

Légumes, tubercules, poissons, fruits, viandes, huiles végétales, font partie des principaux produits sur lesquels, les prix flambent, comme l’a constaté sur place, KOACI.COM au marché d’Etoudi, situé à Yaoundé, la capitale camerounaise.

« Le prix du tas de macabos qu’on nous vend ici souvent à 500 FCFA a changé. Pour le plantain, on nous vend trois doigts à 500 FCFA. Même le prix du kilogramme de poisson a changé par rapport à la semaine dernière. Les commerçants ajoutent, subtilement 25, 50 FCFA voire même 100 FCFA à chacun des produits. Tout a augmenté au marché, on ne s’en sort plus », déclare Suzanne, une ménagère rencontrée ce dimanche au marché d’Etoudi, dans le premier arrondissement de Yaoundé.

« Nous les clients, nous sommes déjà habitués. Quand la fin d’année approche, les prix commencent à grimper. Les commerçants qui sont généralement des revendeurs, disent qu’ils achètent leur produits à des prix élevés », ajoute la jeune dame, qui va d’étal en étal, liste à la main, pour faire ses achats.

Dans ce contexte de spéculation, il est très souvent difficile pour les petites bourses de trouver satisfaction, en raison de leurs faibles revenus.

Les équipes du ministère du commerce chargées de contrôler les prix, n’arrivent pas toujours à les uniformiser dans tous les marchés et à juguler la spéculation sur les produits de première nécessité, véritable fléau sur les marchés camerounais.

Pour contourner cette flambée des prix, les consommateurs achètent par petits tas, « quand je n’ai que 500 FCFA et que je ne peux pas acheter un tas de macabos de 1000 FCFA, je propose au commerçant de diviser par 2, son tas de marchandise », poursuit Suzanne Mbeng, qui dit ne pas être en mesure de faire le marché une fois par semaine.

Pénuries fictives

Les commerçants qui sont accusés de créer des pénuries fictives, pointent du doigt, l’état de la route, qui rend difficiles, les approvisionnements. A cela, ils ajoutent le coût du transport de leurs produits.

Les petites bourses, en charge des familles souvent nombreuses sont à l’image de Suzanne. Ces ménagères, peinent à remplir leurs paniers.

Pour tenter de juguler les flambées de prix, les responsables du ministère du Commerce, en collaboration avec la Mission de régulation des approvisionnements des produits de grande consommation (Mirap), ont crée des marchés témoins périodiques, où les populations peuvent se ravitailler à des prix homologués.

Ces marchés, s’imposent petit à petit dans le quotidien des populations. Les responsables du ministère du Commerce organisent également des ventes de denrées de première nécessité, sur leur esplanade à des prix homologués, dans l’intérêt des populations.

Armand Ougock, Yaoundé

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1884 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 11/09/2017
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