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Cameroun: Vidéo du massacre par l'armée, le gouvernement dément des arrestations parmi les militaires
 
© koaci.com- Lundi 23 Juillet 2018- Le gouvernement camerounais dément les allégations d’arrestations de militaires, en relation avec une vidéo virale présentant le massacre à bout portant d’une femme et deux enfants.

Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la communication dément fermement les allégations d’arrestations au sein de l’armée.

« Aucun militaire camerounais n’a été arrêté dans le cadre de cette affaire », affirme le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Il ajoute, « les enquêtes sont en cours ».

Pour Yaoundé, la diffusion d’articles sur l’arrestation des militaires dans le cadre de cette affaire, relève de la manipulation, qui vise à « déstabiliser l’armée camerounaise engagée sur plusieurs fronts dans la lutte contre le terrorisme ».

Toutes les autorités camerounaises adoptent la même posture sur le sujet.

Joseph Beti Assomo, le ministre délégué à la présidence chargé de la défense, a également démenti l’arrestation des militaires dans cette affaire.

« Les forces de Défenses camerounaises ne sont ni de près ni de loin concernées par ces scènes », écrit Joseph Beti Assomo Search Beti Assomo le ministre délégué à la présidence chargé de la défense.

Lire aussi : http://koaci.com/cameroun-allegations-dexactions-larmee-gouvernement-dement-encore-accuse-lecrivain-nganang-121671.html

Le Mindef va plus loin. Il pointe du doigt l’écrivain et activiste camerounais Patrice Nganang comme responsable du montage vidéo.

« L’activiste Patrice Nganang, qui en est l’auteur, a tout simplement manipulé une série d’images prise hors du Cameroun, qu’il a par la suite monté dans un scénario pour accabler les forces de Défense. Cet activiste comme d’autres sont coutumiers de ces manipulations orchestrées à des fins cybercriminelles », accuse Joseph Beti Assomo.

Pour dédouaner l’armée camerounaise, les autorités évoquent les armes utilisées dans la vidéo, AK 47, communément appelées KALACHNIKOV, répandues en Afrique, aussi bien aux mains des armées régulières que des bandes criminelles.

Il y a également le paysage qui n’est pas propre au Cameroun tout comme l’uniforme qui n’est celui de l’armée camerounaise.

Ces arguments, notamment le type d’armes, les uniformes et le paysage, sont les principaux arguments utilisés par Amnesty Search Amnesty international pour charger l’armée camerounaise au sujet de ca massacre choquant.

Lire enfin : http://koaci.com/cameroun-nouvelle-reponse-musclee-gouvernement-amnesty-international-120667.html

Armand Ougock, Yaoundé

-Pour toute information, joindre la rédaction camerounaise de KOACI au 237 691 15 42 77- ou cameroun@koaci.com –
 
 
11108 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 23/07/2018
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