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Cameroun: 27 sécessionnistes tués à Menka, Yaoundé dément les allégations d'exécutions sommaires
 
Militaires camerounais

© koaci.com-Mardi 29 Mai 2018-  Yaoundé dément les allégations d’ « exécutions sommaires », attribuées à l’armée camerounaise, lors des évènements du 24 au 25 mai 2018, dans la commune de Santa, département de la Mezam, (Nord-ouest).


L’armée camerounaise avait été accusée d’ « exactions » et d’ « exécutions sommaires », sur des civils non armés.

Lire aussi : http://koaci.com/cameroun-crise-anglophone-yaounde-ouvre-enquete-allegations-dexactions-dans-larmee-119816.html

30 soldats, avaient attaqué le QG des séparatistes armés que Yaoundé qualifie de « terroristes ».

Ceux-ci revendiquent régulièrement, les assassinats ciblés de gendarmes, policiers et parfois des relais locaux de l’administration.

« Les investigations menées ont fait état de l’existence dans les localités de Pinyin, Buchi Search Buchi et Menka, de bandes armées, qui projetaient le sabotage de la célébration de la fête de l’Unité nationale, le 20 mai 2018 », a déclaré ce lundi soir, Issa Tchiroma Bakary, le ministre camerounais de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Profitant de la suspension de la Brigade de gendarmerie d’Ashong près de Batibo, les assaillants, s’étaient installés dans ces lieux depuis plus de 2 mois.

« Les assaillants ont utilisé de nouveaux couloirs de contournement des dispositifs des forces de défense et de sécurité, pour installer des cantonnements à part entière. Véritables bases opérationnelles, leur permettant de se livrer à leurs activités de terreur, d’extorsion de la population, de trafics de drogue, d’enrôlement forcé de jeunes gens et de viols répétés sur des jeunes filles dans différentes localités », va poursuivre le porte-parole du gouvernement.

Il est reproché à ces bandes armées, l’assassinat à Bawok de l’Adjudant-chef Alime Jean, commandant de la Brigade de Bali Search Bali et d’un de ses éléments; l’assassinat de l’élève-gendarme Djemena Anatole Fabrice, les attaques de Batibo, de Widikum et d’Amba.

Le 15 mai 2018, le maire de la commune de Santa et chef traditionnel de Balligham, est agressé par neuf hommes armés, qui le délestent de la somme de 300 000 francs CFA.

Ce même jour, d’autres assaillants appartenant à la même bande, attaquent les chefs traditionnels des villages Akum et Bamock, emportant avec eux des armes de chasse et des biens matériels.

Le 19 mai 2018, FRU NGU Linus, un opérateur économique de la région, est enlevé par la même bande qui revendiquera ledit enlèvement et exigera le paiement d’une rançon de 2 millions FCFA pour sa libération. Une opération menée par les Forces de défense et de sécurité permettra à la victime de recouvrer sa liberté.

Le 20 mai 2018, les assaillants procèdent à l’enlèvement de FOMINWI Sylvester, chef traditionnel de Matazem et de ses deux filles, qui seront violées.

Le 22 mai 2018, le Fon du village Menka, est attaqué par les assaillants de la même bande.
Au cours de la même période, quatre jeunes gens,- dont deux filles et deux garçons-, sont enlevés, puis relâchés contre le paiement de rançons par les parents.

Deux filles de Collins Eric Njimuluh, un responsable local du RDPC, -le parti au pouvoir-, de PINYIN 5, ont à leur tour été enlevées et violées par leurs ravisseurs.

Le 23 mai 2018, les terroristes s’installent dans un motel situé dans le village de Menka.
Tentant de s’opposer à la prise de force du motel par les assaillants, la mère du propriétaire, une femme du troisième âge, sera passée à tabac.

A l’intérieur du motel, les assaillants détiennent 15 otages.

Lors de l’assaut, le 25 mai 2018, malgré les sommations des forces de défense, les assaillants ont ouvert le feu et exécuté 5 otages., indique le gouvernement.

« Parmi les terroristes, seul l’un d’entre eux, une femme, a accepté de se rendre, ce qui lui a permis d’avoir la vie sauve », a précisé Issa Tchiroma Bakary.

Le bilan, fait était d’un soldat blessé, 27 terroristes neutralisés, un terroriste recueilli, un autre terroriste blessé.

Cinq fusils à pompe, en service seulement dans les unités spéciales ont été saisis, ainsi que 17 armes de guerre et 10 armes de chasse, avec plus de 2 000 munitions, une trentaine de tenues militaires et cinq bérets qui appartenaient aux gendarmes et policiers froidement assassinés par ces assaillants à Bali, Belo et Batibo.

Lire enfin : http://koaci.com/cameroun-crise-anglophone-terroristes-neutralises-larmee-menka-120105.html

Pour rappel, les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, sont secouées depuis octobre 2016, par des revendications sociopolitiques.

Une partie de la minorité anglophone, 20% de la population, se dit marginalisée.

Des groupuscules d’hommes, ont pris les armes pour défendre l’Etat imaginaire d’ambazonie.

Armand Ougock, Yaoundé

-Pour toute information, joindre la rédaction camerounaise de KOACI au 237 691 15 42 77- ou cameroun@koaci.com –
 
 
3664 Visit(s)    1 Comment(s)   Add : 29/05/2018
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See his contributions SRIKA BLAH
 
L'armée doit faire "son travail" . Un rébellion se mate dés le début.
 
 
 
 
 
 
 
 

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