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Cameroun: La rareté de la pluie frappe le pays, des agriculteurs d'Ayos en font les frais
 
Charly et ses manœuvres (Ph1 KOACI), sa plantation et ses pépinières (Ph 2 et 3)

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Cameroun: La rareté de la pluie frappe le pays, des agriculteurs d'Ayos en font les frais
© koaci.com - Lundi 23 avril 2018 - Les agriculteurs d’Ayos, craignent une saison agricole en demi-teinte, du fait de la rareté des pluies.

Bien que quelques pluies, aient été enregistrées entre février et mars, les pluies se font très rares dans plusieurs localités de l’arrière-pays dont Ayos.

La plantation que supervise Charly Jeazet, -jeune agriculteur de 30 ans-, fait les frais de ce dérèglement climatique.

Saison perturbée

Les récoltes du jeune agriculteur pourraient être inférieures à ce qu’il espère, après avoir investi « trop » d’énergie, avec les quelques dix ouvriers qui l’accompagnent au quotidien.
Ses pépinières subissent de plein fouet, les affres du soleil de plomb, qui s’abat ces derniers jours à Ngouon, alors que la saison agricole est lancée.

« Il me faut de l’urée pour mes plantes. Le sol manque d’eau. L’urée permet de retenir de l’eau. Les semences pourrissent sous la terre, » lance, le jeune agriculteur.

Chaussé de bottes, Charly est vêtu d’un short noir. De son torse nu, il semble défier la nature dans sa plantation, au cœur d’une forêt où, volent mouches et insectes rares, dangereux pour la peau de l’homme.

Charly tient dans sa main gauche une machette. Une petite houe est logée dans sa main droite. Le jeune agriculteur semble dépité. Il a l’air pétrifié par l’absence des pluies.

« Je ne comprends pas. Des amis disent qu’il pleut à l’Ouest, à Douala et à Yaoundé. Nous avons besoin des pluies ici. Il ne pleut pas. Ça va faire presque 10 jours que nous n’avons pas vu une goutte de pluie Search pluie ici. Mes plantes ont besoin d’eau. »

La plantation de Charly Jeazet est située au Village Ngouon, à une dizaine de kilomètres de la commune d’Ayos, dans le département du Nyong-et-Mfoumou, région du Centre.

Début avril, il dit avoir semé, pastèques, maïs, arachides, haricot (blanc et rouge), concombre et soja.

Le sol de la localité est réputé fertile. Conséquence, certaines cultures peu exigeantes, ont profité de la générosité du ciel.

C’est le cas de l’arachide, du soja, du piment, du bananier plantain, du manioc. Ces cultures ont profité des quelques rares pluies qui se sont abattues entre février et avril.

Dans la plantation de Charly, le maïs, n’a pas fière allure. Les légumes sont presqu’absents. Les quelques rares qui sont visibles, ont des feuilles et des branches maigres.

« Je compte sur le maïs, le soja pour nourrir mes poulets et porcs », souligne le jeune agriculteur qui investit également dans l’élevage.

La pastèque peine à sortir de terre. Les jeunes plants sont systématiquement attaqués par les insectes.

C’est également le cas pour les pépinières de salades, poivrons, aubergines et maraichers divers que l’agriculteur s’apprête à repiquer.

Les jeunes plants sont systématiquement attaqués par des insectes à la recherche de nutriments.

Pour le jeune Charly, le retard de croissance est lié à l’absence des pluies.

Le même pessimisme est partagé par Roland. Un autre entrepreneur agricole, dont l’exploitation est située à cinq kilomètres de celle de Charly Jeazet.

Militaire à la retraite, Roland s’est reconverti à l’agriculture, depuis une dizaine d’années.
Pour cette saison agricole, où il ne voit pas encore de pluies en abondance, il dit être prudent.

« J’ai déjà préparé les poquets pour les pastèques. J’attends le retour effectif des pluies avant de semer», déclare Roland.

Dans la plantation de Roland, le visiteur peut voir un champ effectivement labouré et des mottes de terres sur lesquelles l’agriculteur a déposé des fientes qui attendent les semences.

Les agriculteurs d’Ayos continuent d’attendre les pluies alors que la saison agricole 2018, a été lancée, le 16 mars dernier à Kribi dans le Sud du pays, par le ministre de l’agriculture et du développement rural.

Armand Ougock, Yaoundé

 
 
-Pour toute information, joindre la rédaction camerounaise de KOACI au 237 691 15 42 77- cameroun@koaci.com –
 
 
3558 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 23/04/2018
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