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Burkina Faso: La lecture de l'ONG Crisis group sur le jihad au nord du pays
 
©Koaci.com – vendredi 13 octobre 2017 – L’ONG International Crisis group (ICG) a rendu public, le jeudi 12 octobre 2017, un rapport dénommé « Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad », dans lequel elle évoque des similitudes entre la situation au Mali Search Mali et au nord du Burkina.

Dans ce rapport Afrique N°254, un document de 33 pages, l’ONG International Crisis group (ICG) dévoile « ce que cache le jihad » au nord du Burkina Faso, et révèle les racines sociales de la violence djihadiste dans la partie septentrionale du pays.

‘’Si l’insécurité résulte en grande partie d’une extension du conflit malien, la crise au Nord du Burkina révèle une dynamique sociale endogène’’, peut-on lire dans le rapport de ICG qui présente le groupe armé Ansarul Islamdu prédicateur Malam Ibrahim Dicko, acteur principal de l’insécurité dans le Sahel burkinabé, comme un mouvement de contestation de l’ordre social et culturel qui prévaut dans la province du Soum.

Selon ICG, Malam Dicko Search Malam Dicko se fait passer pour le porte-parole de la ‘’majorité silencieuse’’, prônant l’égalité des classes sociales et en remettant en cause la toute-puissance des chefferies coutumières et religieuses, accusées de s’enrichir aux dépens des populations.

Son mouvement, ‘’Ansarul Islam utilise l'Islam pour encadrer son opposition à un ordre social ossifié qui engendre une frustration généralisée’’ en profitant de l’incapacité d’un Etat distant à fournir des services sociaux de base et un sentiment d'abandon, renforcé par contraste entre le potentiel économique du Nord et son manque d'infrastructures, explique l’ONG.

Selon ICG ‘’la crise du nord du Burkina est aussi plus qu'un simple reflet de la situation au Mali Search Mali central ‘’, notant de nombreuses similitudes des deux côtés de la frontière : déficit de développement, incapacité des Etats centraux à comprendre un territoire dans ses périphéries, fractures sociales profondes.

Pour venir à bout de la nébuleuse terroriste, l’ONG suggère à l’exécutif burkinabé des efforts complémentaires, en encourageant le dialogue intercommunautaire et intergénérationnel. « Plus important encore, il faut concevoir un ordre social plus équilibré et permettre aux communautés locales de résoudre leurs différends », note l’ICG.

L’ONG conseille également d’améliorer le renseignement en fournissant aux informateurs une meilleure protection et de stimuler les activités civiles et militaires conjointes en vue de ‘’réduire le fossé entre les forces de sécurité et les autorités et la population locale’’, qui précise cependant qu’une résolution définitive de la crise dépend en partie de la stabilisation du Mali.

Pour ce faire, les deux pays doivent travailler à renforcer leur coopération judiciaire et policière, afin de faciliter les enquêtes, la gestion et la poursuite des prisonniers et des suspects, conclut International crisis group.

Boa, Ouagadougou
 
 
1817 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 13/10/2017
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