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Sénégal: Des citoyens en campagne contre le blanchiment de la peau
 
Sénégal - Le 08 février 2013 © koaci.com - Le mouvement citoyen Nuul kukk Search Nuul kukk crée en 2012 est entré en croisade au Sénégal Search Sénégal afin de demander le retrait des campagnes publicitaires qui inondent la ville pour vanter la rapidité des produits éclaircissants.

La mobilisation du mouvement citoyen Nuul kukk, ne faiblit pas. Crée en 2012 pour lutter contre la pratique de la dépigmentation, ces actions se font surtout via les réseaux sociaux.

En effet, ce mouvement est né à la faveur d’une campagne publicitaire pour produit cosmétique dans la ville de Dakar, sur les panneaux on pouvait lire "Khess petch", expression en langue nationale wolof signifiant "Toute blanche".

On pouvait y voir deux photos d’une femme noire avant puis après l’utilisation du tube de crème décapante avec écrit en dessous "Action rapide", "résultats en 15 jours"

Cette pratique de dépigmentation de la peau est répandue dans beaucoup de pays d’Afrique surtout en Afrique de l’ouest. Au Sénégal Search Sénégal on dit Kheessal soit blanchiment. Partout sont exposées, des femmes de teint clair: journaux, magazines, clips, prônant ainsi la dépigmentation.

"Ca nous a scandalisés", l'affichage "sous-entendant que le Noir n'est pas beau puisqu'il suggère aux jeunes femmes de se transformer en 15 jours!", affirme à l'AFP Aisha Dème, responsable du portail culturel Agendakar.com. Aussitôt dit aussi tôt fait, ces activistes on décidé de réagir en créant ‘Nuul kukk’ qui veut dire’ tout noir’ soutenu par une campagne publicitaire qui sublime la peau noire.

Cette campagne qui s’est affichée dans tout la capitale Sénégalaise, s’est faite grâce au photographe de monde Stéphane Tourné, a des professionnels de la mode mais aussi avec la participation de personnalités locales comme le rappeur Keyti et Dior Lo , styliste. Les animateurs du mouvement sont très actifs sur Twitter, Ils ont créé un site (http://www.nuulkukk.com) et une page Facebook.

Pour Fatimata Ly, dermatologue, il s'agit d'une question de santé publique car "dans la population générale, sur 100 femmes, 67 pratiquent la dépigmentation artificielle."

Des produits qui sont très accessible, à partir de 1000 frs cfa, mais qui causent d’énormes dégâts comme le diabète, l'hypertension artérielle, ainsi que des plaies béantes, une peau tachetée, des brûlures, et des vergetures.

Nanita
 
 
10125 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 08/02/2013
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