| Bénin : Un ancien ministre aux mains de la brigade financière |
| Par sekodo | 04/01/2013 | 19:43:23 |
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François Noudégbessi (ph) -
Bénin - Cotonou le 4 janvier 2013 © koaci.com - Invité à se prononcer sur la gestion des crédits alloués aux travaux de construction du nouveau siège de l’assemblée nationale, l’ancien ministre François Noudégbessi est gardé en garde à vue depuis hier apprends KOACI.
A l’instar de Moutaib Abdel Kader, directeur général de l’entreprise GEE chargée du gros œuvre, Seidou Mako Imorou directeur général de Serhau Sa, maitre d’ouvrage délégué et certains cadre du ministère de l’environnement, l’ancien ministre François Noudégbessi n’est plus libre de ses mouvements. La gestion des fonds alloués à la construction du siège de l’Assemblée nationale qui fait l’objet d’une enquête policière, aurait rattrapée l’ancien ministre François Noudégbessi et cinq autres personnalités. Les premiers éléments de l’investigation menée par la Direction des affaires économiques et financière de la police judiciaire, ont poussé les enquêteurs à placer l’ancien ministre et cinq autres personnes en garde à vue. La mission d’audit recommandée par le Conseil des Ministres relatif aux travaux de la construction du siège de l’Assemblée Nationale à Porto-Novo a révélé il y a quelque joiurs que connaît de sérieux dysfonctionnements du fait de la mauvaise coordination des travaux, du manque de professionnalisme et de rigueur de la part de nombre d’acteurs impliqués dans ce projet, notamment le Maître d’Ouvrage représenté par le Ministre en charge de l’Urbanisme et le Maître d’Ouvrage Délégué à savoir la SERHAU SA, malgré les importantes ressources financières déjà décaissées pour l’exécution dudit projet. Par ailleurs, des entreprises ont perçu des sommes sans réaliser les travaux y afférents. «La Serhau Sa, maître d’ouvrage délégué, tient à rassurer le gouvernement et l’opinion publique sur sa capacité et sa disponibilité à conduire à terme ce projet si cher au gouvernement et à l’Assemblée nationale ». C’est la conclusion à laquelle est arrivée le directeur général de la Serhau Sa lors de la conférence de presse qu’il a le 27 décembre 2012, au siège de sa structure. M. Mako Imorou Séïdou a avancé quatre difficultés expliquant le retard enregistré par le chantier qui, au démarrage, devait être livré au plus tard le 1er août 2010 à l’occasion de la célébration du 50è anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Mais le chantier est loin d’être terminé. Les enquêteurs essaient de comprendre comment environ 14 milliards F Cfa ont été engloutis dans les travaux pour des résultats jugés insuffisants. Selon les chiffres annoncés aux députés le 18 décembre 2013 par le ministre de l’Environnement Blaise Ahanhanzo Glèlè, le taux d’exécution est de 48 %. Un résultat peu reluisant qui a fait sortir les députés de leurs gonds. Ils demandent des comptes au gouvernement.
Hervé Hessou |
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| "Journalliste depuis 2003 ..." |
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