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Oumar Sarr dans le lot des trois députés de l'ancien régime visés par la levée d'immunité parlementaire -
Sénégal - Dakar le 3 janvier 2013 © koaci.com - L’Assemblée nationale du Sénégal a entamé le processus pour lever l’immunité parlementaire des députés Oumar Sarr, Ousmane Ngom et Abdoulaye Baldé, confirment des sources contactées par KOACI.COM .
Ces personnalités, toutes ministres d’Etat, et successivement ministres de l’Urbanisme et de l’Habitat ; de l’Intérieur ; et des Mines, de l’Industrie et des PME, dans le défunt régime libéral (2000-2012) sont visées par l’enquête sur les biens mal acquis.
Comme les ex-ministres Samuel Sarr, Karim Wade et Madické Niang, ils sont interdits de sortie du territoire et cités par le procureur spécial près la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), Alioune Ndao, comme devant être entendus pour enrichissement illicite.
Ils sont tous passés, et à maintes reprises pour certains dont Karim Wade (6 auditions) à la section de recherches de la gendarmerie de Colobane, à Dakar.
Lors du vote de la motion de censure déposée par le groupe parlementaire «Libéraux et Démocrates» (rejetée car approuvée seulement par 14 voix sur 150) le 26 décembre dernier, beaucoup de députés, notamment ceux de la majorité présidentielle Benno Bokk Yakaar (119 députés), avaient émis leur volonté d’introduire un projet de loi pour la levée de l’immunité de leurs collègues de l’ex-régime, soupçonnés de détournements de biens publics.
Quelques jours après, la Cour suprême avait rejeté la plainte du Parti démocratique sénégalais contre la CREI qu’il juge incompétente de poursuivre d’anciens ministres.
Autre fait saillant de la traque des biens mal acquis, est l’arrestation dans la nuit du mardi à mercredi, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, de l’ancien député et homme d’affaires, Alioune Aïdara Sylla, par ailleurs proche de l’ex-président sénégalais.
D’ailleurs, d’après les premiers éléments de l’enquête, il est arrêté avec des chèques d’une valeur de 2,5 milliards F CFA qui portent une procuration de Me Abdoulaye Wade.
D’autres sources indiquent que cet argent devait être partagé entre des libéraux, via une banque mauritanienne, et sur la base d’une liste dont M. Sylla détient une copie.
Ndiack Faye |