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Togo - Lomé le 3 janvier 2012 © koaci.com - A peine fini les fêtes de fin d’année, que les querelles politiciennes reprennent au Togo. L’enjeu principal, comment faire pour tenir des élections consensuelles en 2013.
Dans son discours à l’occasion de fin d’année, Faure Gnassingbé a comme jeté de l’huile sur le feu. Le Chef de l’Etat selon le Collectif Sauvons le Togo (CST), a choisi d’apporter une caution à la tenue d’élections unilatérales, rejetant une fois de plus, les réformes institutionnelles et constitutionnelles aux calendes grecques. C’est à travers la fixation de la période pour la tenue des élections couplées locales et législatives, par le Président de la République, que les responsables du CST en sont venus à cette conclusion.
« …Des élections législatives et locales seront organisées à la fin du premier trimestre (…) c’est un enjeu de taille, mais il est loin d’être au-dessus de nos forces puisqu’il s’agit de confirmer les succès que nous avons enregistrés lors des législatives de 2007 et durant la présidentielle de 2010 », a affirmé Faure Gnassingbé dans son discours.
Lors d’une conférence de presse animée ce jeudi 03 janvier 2013 à Lomé, le CST par la voix de son Coordinateur général Me Zeus Ajavon, indiqué qu’il maintient son opération dite « les derniers tours de Jéricho », destinée à empêcher la tenue de toute échéance électorale unilatérale au Togo. « Il n’est pas question que cela se passe ainsi, le peuple togolais doit se mobiliser pour dire non à ce énième coup de force électoral », a insisté Me Ajavon lors de la conférence de presse.
« Exiger l’arrêt du processus électoral unilatéralement engagé et la résolution définitive de la crise sociopolitique à laquelle s’est ajoutée la crise institutionnelle à l’Assemblée nationale suite à la fin du mandat des députés », tel est le crédo du CST, contenu dans une déclaration remise à la presse. Pour y parvenir, ce collectif regroupant des formations politique, ainsi que des organisations de la société civile, appelle à la tenue de manifestations sur la quasi totalité du territoire.
Les 10, 11 et 12 janvier 2012, des marches de protestation suivies de sit-in sont annoncées à Lomé notamment au carrefour Deckon, à Aného, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong. Mais déjà, le ministre de l’administration territoriale Gilbert Bawara, annonce les couleurs. « Les manifestations organisées avec pour point de chute Deckon, ne sont pas autorisées », déclare M. Bawara. « Nous sommes maître de l’itinéraire de notre manifestation. Il ne saurait avoir une interdiction absolue et permanente. Nous ne pouvons pas l’accepter », riposte Me Zeus Ajavon.
Pour ce qui concerne les villes de l’intérieur du pays, le ministre de l’administration territoriale ne dit rien. Mais dans un passé récent, des manifestations non interdites ont été réprimées dans les villes de l’intérieur du pays, entrainant des blessés voire des morts.
Déjà le 20 décembre 2012, le CST a organisé à Lomé, une marche des femmes habillées en tenue rouge. Une manifestation qui a drainé des foules à travers la capitale.
Aghu |