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Côte d'Ivoire - Abidjan le 24 décembre 2012 © koaci.com - Les maîtresses ou autres copines semblent peu touchées ou soucieuses de la crise, et alors qu'on s’apprête à passer les fêtes, certaines d'entre elles ont déjà croisé gentil papa noël.
En effet, ce lundi ont pouvait remarquer un nombre plus important que d'habitude de jeunes femmes bien sapées marchant vivement à travers les artères du plateau, centre des affaires d'Abidjan.
Objectifs, récupérer les cadeaux promis pas les hommes mariés.
Rue des banques, au pied d'un établissement réputé, Sarah a rendez vous, elle parait pressée comme si ses heures étaient comptées. Bien fardée, formes aussi arrondies que sévèrement sexy, la femme de 21 ans à rendez vous avec un cadre d'une banque. 10 minutes montre en main plus tard, elle ressort et se dirige vers la cité administrative où elle est également attendue par un composant d'un cabinet d'un ministère. "J'ai quatre gars à voir pour cette seule journée, ils m'ont tous promis quelque chose, ce soir ils seront avec leurs femmes" livre Sarah, ressorti de la banque avec un paquet contenant un téléphone portable dernier cri qui ajoute, à la question de son programme du soir, "Bon j'ai rendez vous avec deux, je vais devoir gérer, y'en a un qui laissera sa famille vers 23h, pendant ce temps j'ai été invité par un autre, je trouverais un truc pour le laisser".
Pire ce midi, la totalité des chambres d'une résidence de l'indenié toujours au plateau, étaient occupées, on s'y bousculait presque pour avoir y une place, un véritable embouteillage. "C'est la folie aujourd'hui, y'en a même qui attendent de l'autre côté" livrera Amidou l'un des gardiens du lieu de coquinerie minutée. Constat similaire dans une autre à Angré, même si dans cette dernière on en arrivait pas à s'y bousculer pour s'enfermer discrètement dans une chambre dressée pour un moment de plaisir de passage.
Comme tous les ans, tel un "marronnier", on observe la même chose. En Côte d'Ivoire, la principale dépense masculine reste celle liée aux femmes, mais généralement, et ce au grand dam des concernées, pas à sa femme.
Akissi Kouamé |