Alors qu’un bossu dormait, un jeune homme, la trentaine environ, l’un des présumé coupables, l’a attaqué et voulait le tuer. Le bossu sursautant de son sommeil et serra très fort le col de son assaillant tout en hurlant au secours. L’assaillant pour arriver à se débarrasser de sa victime qui est parvenue à l’immobiliser, lui mordit gravement la main. Sous l’effet de la douleur de la morsure, la victime desserra l’étau sous lequel il retenait son agresseur. Celui-ci s’échappa alors, mais n’arrive pas aller loin. Il a été très tôt rattrapé par les populations qui ont entendu le cri de détresse du bossu et ne se sont fait prier. Une fois arrêté, il a été confié aux forces de l’ordre par le Chef d’arrondissement de Pabégou dans la commune de Copargo où la scène s’est produite. Les hommes en uniforme arrivés sur les lieux ont repris les malfrats déjà dans les mains des populations. La suite de l’enquête diligentée par le commandant de la compagnie de gendarmerie de Djougou a mis aux arrêts deux autres individus dont un guérisseur traditionnel auquel la bosse recherchée serait destinée.
D’après le commandant de la brigade de Copargo, le commanditaire du crime a promis une somme de cinquante millions au guérisseur, mais celui-ci a préféré à la place l’espèce sonnante et trébuchante, la construction d’une maison en son nom.