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GABON : Les non-dits du message d’Ali Bongo
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Par UNION-NATIONALE | 17/09/2012 | 11:40:38
Ali Bongo ici vu par Pahé (http://pahebd.blogspot.com)

GABON - LIBREVILLE LE 17 SEPTEMBRE 2012 - KOACINAUTE - En politique, le message se lit de plusieurs manières. Les opportunistes, les situationnistes et ceux qui n'ont aucune expérience en la matière agissent comme ces esclaves du mythe de la caverne qui regardent les images, les prennent pour la réalité, les commentent telles quelles et bâtissent des stratégies sur cette base. Naturellement, les données étant fausses et l' analyse erronée, la stratégie est toute aussi fausse.

Les autres, parce que initiés aux secrets de la politique et bénéficiant d'un certain nombre d'informations, observent, analysent, sous-pèsent les mots mais aussi les non-dits, et décryptent enfin le message caché. A leur tour, ils répondent, eux aussi, par des silences, des non-dits, parfois des formules qui déroutent.

Depuis le retour d'André Mba Obame, le 11 août 2012, les Gabonais sont bien servis. Aux uns et aux autres de bien décrypter les messages. Le premier vient de l'Elysée qui a publié - fait rarissime - un communiqué après la séance de travail avec Ali Bongo Ondimba. Quelques formules sont à retenir : dialogue exigeant sur les questions de gouvernance et de démocratie. Certains des proches d'Ali qui veulent l'avenir tout en rose et qui s'arc-boutent sur une soit disant souveraineté nationale passent les pieds joints sur ces formules. Ils ont tort. Ali Bongo le sait, lorsque cela vient de l'Elysée, c'est bien plus qu'une injonction.

C'est une réalité qu'André Mba Obame intègre lui aussi dans sa réflexion. Dans ses exigences, le Secrétaire exécutif de l'Union Nationale parle de Conférence Nationale Souveraine et plante définitivement le décor. Ses amis des partis politiques de l'opposition appuient cette démarche et viennent même de créer à Mouila l'Union des Forces du Changement.

Quand Ali Bongo monte au créneau, il donne l'impression de rejeter l'idée tout en l'acceptant. C'est un langage d'initiés. Aux hommes politiques des deux camps d'ouvrir les yeux. Certains grands initiés de la famille politique d'Ali Bongo ont déjà perçu le message : Raymond Ndong Sima, en dépit de sa démarche brouillonne, fut le tout premier à avoir suggéré une large concertation politique. Son malheur est de n'avoir pas su entourer son message du voile indispensable en pareille circonstance. Conséquence, Ali Bongo l'a brutalement recadré. Le sénateur Coniquet a pris la relève en appuyant l'idée d'une conférence nationale. Il s'est cependant fixé des limites pour ne pas mettre à mal le pouvoir PDG. Selon l’élu d'Owendo, cette conférence ne doit pas être souveraine parce qu'elle risque de se transformer en coup d'Etat constitutionnel.

Et René Ndemezo’Obiang d'enfoncer le clou en appelant Ali Bongo à organiser rapidement une conférence nationale. A la direction du PDG où l'on ne rate jamais la moindre occasion de rappeler les indisciplinés à l'ordre, motus et bouche cousue. Aucune sanction n'est prise à l'encontre de ces deux parlementaires qui ont osé tenir un discours différent de celui de Faustin Boukoubi. A en croire la "Lettre du Continent", la baronnie soutiendrait le projet de conférence nationale souveraine d'André Mba Obame. Faut-il encore un autre dessin ?

Alors que les lignes bougent considérablement en face, les opposants les moins avertis n'arrivent toujours pas à décrypter ce message pourtant clair. Quand comprendront-ils que dans le jeu subtil qui met aux prises Ali Bongo et l'opposition, c'est cette dernière qui marque des points ? Sinon, comment expliquer autrement la dernière sortie d'Ali Bongo devant le parlement réuni en congrès quelques jours seulement après l'acte historique posé à Mouila? Quelques naïfs continuent de croire qu'ils peuvent profiter de cette circonstance pour négocier des postes ou pour diviser l'opposition et faire reculer André Mba Obame. Qu'ils méditent un instant, car c'est à eux que s'adresse Ali Bongo au premier degré.

Des personnalités – et non des moindres – s'agitent déjà et pensent que la partie est perdue. Mais la question politique essentielle qui est à l'origine de la crise actuelle est la légitimité d'Ali Bongo Ondimba. A-t-elle trouvé une solution ? Peut-on la balayer d'un revers de la main ? Qu' y a-t-il eu ces derniers jours pour que ceux-là mêmes qui condamnaient avec véhémence le coup d'Etat électoral de 2009 et déniaient au raïs toute légitimité, en viennent à vouloir se déjuger et aillent jusqu'à parler d'une question préalable qu'il faudra trancher avant toute chose, à savoir la reconnaissance d'Ali Bongo par les dirigeants de l'UN et conséquemment celle de toutes les Institutions que l'opposition conteste depuis 2009 ? Il y a là une forme de naïveté politique que l'Histoire ne pardonnera jamais à certains leaders de l'opposition.

On ne voudrait pas leur faire de la peine, mais on ne peut pas s’empêcher de rappeler qu’en trois ans, ils se sont faits rouler plusieurs fois comme des gamins : la large concertation pour discuter de l’introduction de la biométrie dans le processus électoral et la mascarade électorale de décembre 2011 n’ont débouché sur rien du tout. Et pourtant en allant au palais Rénovation et en participant – contre la volonté du peuple – aux élections, ils avaient de fait reconnu la légitimité d’Ali et de ses Institutions. Pour quel résultat ?

Quant aux autres leaders de l'opposition, ils savent qu'Ali Bongo est dans les cordes et qu'il ne saurait éviter le dialogue que réclament l'Elysée et la majorité des Gabonais. Ils savent aussi que ce dialogue ne peut se faire sans André Mba Obame et sans la société civile. Jusque là, ils répondent à Ali Bongo par des non-dits.

François Ondo Edou
gabon | politique | ali bongo | mba obame | conférence nationale souveraine | union nationale |
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Info juste  
C'est quoi ces inepties? F. Hollande est-il PR Gabonaise ou Française? Ne savez-vous pas que la colonisation est finie depuis plus d'un siècle? Comment faire confiance à des personnes qui ont encore des idées d'un autre temps? De plus, il est temps de jugez le PR sur ces 3 ans de magistère et non sur 40 ans! La plupart des opposants aujourd'hui sont comptables du passif du Gabon, donc arrêtez de nous distraire! Aujourd'hui, ils veulent jouer aux pompiers! A quoi servira réellement une parlote de plus? Surtout avec une opposition incapable de présenter aux Gabonais un véritable projet de société qui ferait un contre poids au PSGE? D'où leur viendra ces solutions miracles auxquelles ils font allusions? De plus, aujourd'hui on est pour l'action et le PR est en train de régler progressivement les PB des Gabonais, qu'il a dûment identifié. Ces d'ailleurs pourquoi les opposants ont du mal à présenter un projet de société parce que tout ou presque est pris en compte dans le PSGE, qui est actuellement mis en œuvre!! C'est ce qui fait que l'opposition est dans les cordes, elle n'arrive plus à réagir et est aux obligé de chercher à négocier avec leur fameuse CNS. Elle n'aura pas lieu! l'heure est à l'action et non à la parlote stérile! Apprenez à respecter les Institutions que vous souhaiter incarner pour qu'on vous accorde un semblant de crédit sur l'opinion que vous vous faites de la République! C'est là, la voie de la sagesse...!!
 
 
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