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André Mba Obame, ici ce samedi à Libreville lors de son arrivée
GABON - LIBREVILLE LE 13 AOUT 2012 - Tenant sa traditionnelle conférence de presse, le 10 août, le porte-parole de la présidence de la République, Alain Claude Billié Bi Nzé, a annoncé le départ du président Ali Bongo à la Mecque, le 14 août. Il a cependant été amené à commenter l’arrivée à Libreville de l’opposant André Mba Obame.
Pour son arrivée à Libreville, ce 11 août 2012, l’opposant André Mba Obame et l’Union nationale devraient s’attendre à un dispositif d’accueil composé des forces de sécurité, à en croire Alain Claude Billié Bi Nzé, le porte-parole de la présidence de la République.
«Le député André Mba Obame a déclaré sur Africa 24 que le pays est bloqué. Dans le même temps, on assiste au Gabon à un véritable déploiement d’une véritable armada sécuritaire. On a jamais vu autant de sécurité que présentement avec l’annonce de l’arrivée de M. André Mba Obame. Le pays est bloqué, est-ce que son arrivée permettra de débloquer le pays ?», a interrogé un journaliste. Et au autre de renchérir : «C’est une préoccupation qui date du meeting qu’a dernièrement organisé l’Union nationale. M. Mba Obame est sous le coup d’une procédure judiciaire. Comment vont se comporter les autorités gabonaises à son arrivée ?»
A ces questions, Alia Claude Billié Bi Nzé, le porte-parole de la présidence du Gabon, qui tenait une conférence de presse, le 10 août, a répondu : «J’entends parler de l’Union nationale, rebaptisé ex-Union nationale. Nous sommes un État de droit, ce parti politique n’existe pas et ce n’est pas au sein de la présidence de la République qu’on va en parler. C’est un parti de la haine, du tribalisme et qui n’existe pas. L’arrivée de Monsieur Mba Obame est pour nous un non-événement. Chaque année, des citoyens gabonais rentrent chez eux après avoir subi des soins à l’étranger. Ils n’annoncent pas leur retour par les médias, ni par l’affichage. Je pense que, vous l’avez suivi comme tout le monde, qu’il est parti du Gabon pour des raisons de santé, après avoir sollicité une grâce pour sortir. Il revient au Gabon. On demande quel va être le comportement des autorités, la présidence de la République ne gère pas la justice gabonaise. Celle-ci estimera si les procédures suspendues, parce que M. André Mba Obame avait sollicité une grâce, doivent être remise en œuvre. Parce que maintenant, M. Mba Obame a lui-même proclamé qu’il est en état de reprendre ses activités. Il est donc en état de répondre à la convocation de la justice (…) S’agissant de la sécurité, vous ne pouvez pas, à la fois reprocher aux pouvoir publics de ne pas développer la sécurité des Gabonais et des gabonaises et vous plaindre qu’aux carrefours il y a la police. J’observe que la police est aux carrefours depuis des mois et des mois et nous n’attendions pas M. Mba Obame pour cela. En revanche, tout le monde a pu constater un affichage exorbitant, tout le monde a pu constater l’arrivée de compatriotes, transportés par camions, par bus, de l’arrière-pays. Il est bien évident qu’un parti dissout, donc non-autorisé, ne sera pas autorisé à engager des manifestations. C’est bien évident, c’est le respect de la loi et ceux qui veulent s’y engager, s’exposent naturellement à ce qu’il y ait réprimande et qu’il y ait mise en œuvre du dispositif prévu à cet effet.»
A l’écoute de son propos liminaire, Billié Bi Nzé entendait cependant consacrer sa conférence de presse aux audiences accordées par le chef de l’État, notamment au ministre d’État congolais Firmin Ayessa, à la présentation des lettres de créances des ambassadeurs accrédites au Gabon, à la Journée du drapeau et, enfin, au voyage du président Ali Bongo à la Mecque.
Au titre de ces sujets n’ayant pas déjà été relayés par Gabonreview, figure le voyage du président gabonais en Arabie Saoudite. A ce propos, le porte-parole de la présidence à précisé que «les 14 et 15 août 2012, le Chef de l’État prendra part, sur invitation du Serviteur des deux saintes mosquées, sa Majesté, le Roi Abdallah Bin Abdelaziz, à la 4e session extraordinaire du Sommet de l’Organisation de Coopération Islamique (OCI) qui se tiendra à la Mecque.» Les rois, les présidents et les chefs de gouvernements des pays membres de l’OCI vont y «discuter de la situation d’instabilité que vivent plusieurs États du monde musulman et redoubler d’efforts pour contrer les sources de la discorde dans ces régions». Le Gabon est membre de l’OCI depuis 1974, a rappelé le porte-parole de la présidence de la République.
Alain Claude Billié Bi Nzé a également rappelé la célébration, vendredi prochain, du 52e anniversaire de l’accession du Gabon à la souveraineté internationale. «A cette occasion plusieurs manifestations vont être organisées sur toute l’étendue du territoire national notamment à Libreville où les festivités vont se dérouler les 16 et 17 août.» Les autorités compétentes devraient rendre public le programme officiel des manifestations. |