| TRIBUNE: Togo, une situation socio-politique de plus en plus explosive |
 |
 |
|
TRIBUNE TOGO - LE 11 AOUT 2012 - KOACINAUTE - Kodjoviakopé, quartier de l’eglise Christ-Roi. Des grues et bulldozers jonchent sur une nouvelle route bitumée s’étendant de la lagune de Tokoin « Togbato » à la plage. Depuis trois ans, de nouvelles voies de communications terrestres sont sorties de terre et donnent à la capitale togolaise des aspects plus modernes. Un toilettage dont s’enorgueillit le gouvernement togolais, qui fait désormais figure de bon élève du FMI et des institutions de Bretton Woods. Certes la capitale a revetu des apparats plus conformes à son standing, mais cependant les looméens à une grande majorité, et les togolais dans leur ensemble semblent loin de se complaire et se satisfaire de ces nouvelles infrastructures routières. Il faut dire que le pays a accumulé en la matière un retard incommensurable. S’appuyant et se reposant sur les vestiges de l’ère coloniale et des premières années de gouvernance sous feu Eyadema (années 70), Lomé donnait l’impression d’une ville aux allures ancestrales. Si la capitale togolaise semble avoir réussi sa mue esthétique, ses habitants n’ont pas vu leurs conditions de vie s’améliorer. Pis, elles semblent se détériorer. « On a du mal a prendre trois repas par jour » me relate, avec la dernière vigueur, une bonne femme, revendeuse de pagnes au grand marché d’adawlato.
Un air de déjà vu
Synonyme de cette crispation sociale, les dernières tensions entre les forces de l’ordre et un pan important de la population loméene. Malgré la représsion et les jets de gaz lacrymogènes, la mobilisation ne semble pas s’éssoufler. Les plus optimistes annoncent un régime à bout de souffle, la fin prochaine de quarante d’un régime unique en son genre en Afrique. Procès en tout genre, et des chefs d’accusations les plus risibles égayent le quotidien des togolais, à l’affut de toute retombée médiatique concernant le landernau socio-politique. Un air de déjà vu, qui nous transpose à quelques années en arrière, lorsque que Feu Eyadema dirigeait d’une main de fer ce petit pays de 5 millions d’âmes. Répression, délation, clientélisme était monnaie courante. Les années passent et semblent donc se suivre sur la terre des feux Sylvanys Olympio et Anani Santos. Le fils a remplacé le père, le parti-unique le RPT est devenue UNIR, le régime semble se donner une respectabilité apparente sur le plan international, mais au fond rien à changer.
Le pouvoir d’achat des togolais n’a pas bougé d’un iota, le système de santé reste encore défaillant et le marché économique encore embryonnaire et l’apanage des barons et proche du régime
Ps: KOACINAUTE = MEMBRE PARTICIPATIF DE KOACI INSCRIS SUR KOACI (lien inscrit toi en page d’accueil) |
|
|
| "Journaliste et diplomé de sciences politiques ..." |
|
|
|