D’abord, « si je dois démissionner, à qui je dois remettre ma démission ? Parce que l'accord-cadre dit que le président ne peut pas accepter ma démission ». Ensuite, « je suis un enfant de ce pays, le Mali qui m'a tout donné. Et quand ce pays me confie une tâche, tant que je resterai debout, je ne vais jamais démissionner », a déclaré le Premier ministre Cheick Modibo Diarra. Selon lui les responsabilités qui lui ont été confiées sont « celle de diriger ce pays pendant la transition, de reconquérir le Nord, d'organiser des élections crédibles, transparentes pour qu'il n'y ait pas de conflits postélectoraux ». Pour le Premier ministre, aucun gouvernement n’a été aussi bon que celui là qui est équidistant de tout le monde. Il dresse un bilan élogieux de son gouvernement qui a travaillé comme il faut, malgré l’absence de financement des partenaires techniques et financiers. Et Cheick Modibo Diarra d’ajouter qu’aucun membre de son gouvernement n’a été payé jusque là, et doivent encore attendre, avant d’être payés de ces trois mois d’arriéré de salaire. Ceux qui tiennent à entrer au gouvernement peuvent venir et s’ils sont 50, on est prêt à les prendre, a-t-il ironisé à l’endroit de la classe politique qui tient à un gouvernement d’union nationale.
Cette interview diffusée le lendemain du retour au pays du président de la transition Dioncounda Traoré, apporte une réponse au Front uni pour le renforcement de la démocratie et de la République (FDR), qui a rendu public mardi dernier une déclaration invitant le Premier ministre à démissionner.
Le FDR lui reproche de ne pas avoir de stratégie pour libérer le nord Mali occupé par des groupes armés.
Non seulement, il ne démissionnera pas, mais en tant que chef du gouvernement, Cheick Modibo Diarra a indiqué qu’il lui revient de former la nouvelle équipe et de la proposer au président Dioncounda Traoré, qui aurait commencé les consultations avec les partis politiques, selon le Premier ministre.
La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO) a fixé au 31 juillet le délai dont disposent les autorités maliennes de transition pour former un gouvernement d'union nationale. Mais selon le Premier ministre, le Mali est un Etat souverain et la CEDEAO ne doit pas imposer un délai pour la formation d’un gouvernement.
Si au 31 juillet, le président n’a pas fini ses consultations, on peut se donner encore du temps, selon le Premier ministre.
Voici un autre qui ne comprend pas le jeu.Mr vaut mieux demissionner quand le peuple te le demande.100 jours au pouvoir et voila le gout du pouvoir,de l'honneur prend le dessus sur un des futurs bebe dictateur.
gustozam
Dans ce flou artistique,je ne pense pas que le PM soit le seul à porter la responsabilité de la présence des rebelles,au nord.Des deux têtes de l'exécutif,le président intérimaire cogère la transition avec le PM.Je suis d'accord que le PM reste à son poste,les deux tirent leur légitimité d'une décision de la CEDEAO.Et puis le fait d'avoir passé des mois à se soigner à Paris ne dédouane aucunement mr Djocounda Traoré,il est aussi coresponsable de l'immobilisme que nous constatons sur le terrain.