| COTE D'IVOIRE : Tuerie à Duekoué, accusée de laisser-faire, l'Onuci réagit |
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Albert Koenders (ph)
COTE D'IVOIRE - ABIDJAN LE 21 JUILLET 2012 - Accusée de laisser-faire et pointée du doigt avec les FRCI par les réfugiés guérés victimes d'un nouveau massacre, l'Onuci par la voix du Représentant spécial du Secrétaire-général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, M. Bert Koenders, a réagit ce vendredi soir en condamnant avec force l’attaque perpétrée par environ 300 individus, hier, 20 juillet 2012, contre un camp de personnes déplacées à Nahibly, dans la préfecture de Duékoué, qui s’est soldée par 10 morts et 13 blessés (voir article koaci.com ).
Pour l'onuci, l'attaque a occasionné le déplacement forcé de plus de 5.000 personnes qui avaient déjà été contraintes de fuir leurs foyers suite aux violences liées à la crise-post électorale de 2011. Albert Koenders indique qu'avec l’appui de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) les blessés ont été évacués et pris en charge par l’hôpital de Duékoué. Le camp a été détruit en grande partie.
Tout en déplorant cet acte criminel, en violation flagrante du droit humanitaire international, et en exprimant sa plus grande sympathie pour les victimes, le Représentant spécial souhaite mettre en exergue, encore une fois, la gravité de la situation dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.
M. Koenders en appelle à la responsabilité des autorités nationales et locales de faire plus d’efforts afin d’assurer, par tous les moyens appropriés, la sécurité de tous les citoyens et de leurs biens, avec le professionnalisme requis et dans le respect des droits de l’homme.
Suite à ces événements, l’ONUCI, conformément à son mandat de protection des civils, affirme avoir entrepris immédiatement de renforcer sa présence sur le terrain, en déployant des effectifs supplémentaires de sa force militaire et de la police onusienne, afin d’appuyer les efforts des autorités ivoiriennes.
Le Représentant spécial salue, par ailleurs, la participation des autorités traditionnelles, communautaires et religieuses aux initiatives prises par les autorités administratives en vue d’atténuer les tensions intercommunautaires. Il encourage la poursuite de ces initiatives et souhaite l’implication effective des forces politiques en vue de recréer un environnement apaisé dans cette région.
Conformément au plan de contingence humanitaire en vigueur, les agences du système des Nations Unies, en partenariat avec les organisations non-gouvernementales, et avec la coordination d’OCHA ont entrepris de donner l’assistance nécessaire aux personnes qui ont pu trouver refuge, pour le moment, dans des structures temporaires.
Les stocks de l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et de ses partenaires dans la région, en matière de bâches et de tentes sont suffisants pour abriter temporairement plus de 4.000 personnes. Des citernes d’eau, du riz, de l’huile, des biscuits énergétiques et autres vivres sont disponibles pour assurer une aide d’urgence.
L’identification des regroupements de déplacés est déjà en cours et une opération d’enregistrement des personnes est prévue dès samedi, 21 juillet.
Le Représentant spécial exhorte pour finir toutes les parties à coopérer pleinement avec les efforts en cours pour mettre fin aux souffrances imposées aux populations vulnérables dans l'ouest de la Côte d'Ivoire. |
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Quant est-ce que les Guérrés vont comprendre qu'on se sert d'eux? Pourtant ils ont des parents intellectuels. Ils peuvent trouver solution à leurs problèmes autrement que par la violence. Ceux qui les poussent à attaquer les 1er savent qu'il aura une replique. L'objectif de ces derniers, cest de s'en servir politiquement. Plus il ya de morts et de blessés plus ils sont contents. Il est temps et grand temps de s'occuper directement de ces fouteurs de troubles puisqu'ils sont connus de tous. |
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Attaquer en premier ?? Non, l’origine dénoncée et reconnue des troubles est bien un braquage et rien de plus banal. Autant l’action est illégale et non souhaitable (quoique s’inscrivant dans un cadre de criminalité usuel), autant la réaction est totalement illégale, criminelle, meurtrière et hors la loi, car personne n’a le droit de se faire justice soit même, quelle qu’en soit la cause. L’accent est bien mis sur le rôle de l’état et rien d’autre, car c’est l’état qui est garant de l’état des relations intercommunautaires et de la sécurité territoriale. Les griefs que l’on expose, qui sont bien ceux de @Sangys, deviennent tout a fait inoffensif, quand l’autorité de l’état s’applique dans toute sa rigueur, sans prise de parti, car l’on a bien le droit de se détester l’un l’autre, ce n’est pas un crime. Entre nous, je ne vois pas comment des populations locales, subissant le joug d’une oppression perpétuelle Dioula et revancharde, pourrait être manipulée (on se sert d’eux ?), surtout dans le cadre d’une réaction ou d’une propension, sinon une disposition naturelle à la violence réprimée. N’oublions pas que le camp attaqué par plus de 300 personnes (en majorité (99%) dioulas et burkinabé), encadrées par des FRCI et des taxidermistes DOZOS, était bien un camp de réfugiés (il y en a encore dans ce pays, malgré la paix revenue et le pays réunifié !?!? Laissez donc les autorités et la justice faire leur travail, au lieu d’entretenir le cercle vicieux de la violence, alimenté par la disproportion évidente de la « réaction » qui ne se justifiait pas au demeurant. |
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