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Prof Léopold Gnininvi (ph)
TOGO - LOME LE 18 JUILLET 2012 © koaci.com - Vraisemblablement, le prochain Premier ministre de Faure Gnassingbé ne sera pas une figure de l’opposition traditionnelle.
Huit jours après la surprenante démission du Premier ministre Gilbert Houngbo, le nom de son successeur n’est toujours pas connu.
Une situation qui dénote une fois encore du caractère surprenant de cette défection, expression d’un ras-le-bol face aux actes de défiance et d’insubordination de proches du Chef de l’Etat vis-à-vis du Chef du Gouvernement, mais aussi de la crise qui prévaut au sommet de l’Etat. « Il est inconcevable que Faure Gnassingbé hésite à nommer un Premier ministre huit jours après la démission de Houngbo, si cette démission avait été un acte convenu entre les deux responsables de l’exécutif », constate un journaliste.
Depuis la démission de l’ancien Directeur du Bureau-Afrique du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), un nom circule avec persistance : celui du leader de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), le Prof Léopold Gnininvi. Connu pour sa rigueur intellectuelle, le Secrétaire général du plus ancien parti politique de l’opposition au système est en retrait depuis son expérience désastreuse au sein du Gouvernement d’union sous Faure Gnassingbé. Depuis, tapis dans son retrait, le Prof Léopold Gnininvi est devenu un conseiller officieux de l’ « héritier» et ne serait plus particulièrement partisan de mouvements de revendications populaires.
Mais approché par nos confrères du journal « Le Regard », le scientifique de réputation dit ne pas connaître la source des rumeurs l’annonçant au poste de Premier ministre. Ou plutôt, que si. A leur sortie d’audience d’avec le Chef de l’Etat dans le cadre des consultations pour la nomination du successeur à Houngbo, Faure Gnassingbé l’aurait pris de côté pour lui demander, « alors, c’est oui, ou c’est non ? ». Question à laquelle il aurait répondu, « c’est non ».
Cependant, les explications données sur les médias par le porte-parole du parti, semble ne rien exclure. « Il y a des étapes à franchir d’abord », a déclaré M. Adopko qui a fustigé le refus d’alternance par le pouvoir en place.
Dans ses confidences au confrère, le Prof Léopold Gnininvi indique qu’il n’est « pas du bétail » du Chef de l’Etat et que de sa nomination au poste de Premier ministre, « il n’en est pas question » a-t-il dit avant d’ajouter que « l’urgence est ailleurs ».
D’autres formations de l’opposition comme l’ANC et le CAR ont également refusé toute entrée au Gouvernement. Dans l’opinion, on attend toujours avec curiosité le nom du nouveau Premier ministre.
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