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GUINÉE - LE 11 JUILLET 2012 © koaci.com - Les personnes impliquées dans la tentative d’assassinat de président de la République Alpha Condé le 19 juillet 2011 ayant bénéficiées d’un non lieu prononcé tout récemment par la chambre de mise en accusation de la cour d’appel de Conakry ne seront finalement pas libérées par la justice guinéenne.
En effet, le président de la République de Guinée Alpha Condé qui s’est constitué partie civile dans cette affaire et le parquet général se sont finalement pourvus en cassation en empêchant du coup, les bénéficiaires du non-lieu à savoir le Général de brigade Nouhou Thiam et consorts, d’obtenir leur liberté hier mardi, fin du délai de recours en cassation (6 jours) prévu par la loi.
A propos, le collectif des avocats de la défense a animé ce mercredi une conférence de presse dans les locaux du ministère de la justice qui abrite la cour d’assise de Conakry. Une conférence au cours de laquelle, le collectif des avocats qualifie le pourvoi en cassation introduit par la partie civile et le parquet général contre l’arrêt de non-lieu prononcé le 2 juillet dernier par la chambre d’accusation à propos de quinze personnes dans l’affaire de l’attaque contre le domicile du chef de l’Etat, d’abus et de dilatoire.
Très remontés, les avocats de la défense dénoncent : «Nous sommes déçus, nous sommes désolés, navrés, nous sommes sidérés du fait que, et la partie civile et le parquet général se sont pourvus en cassation contre l’arrêt en date du 2 juillet de la chambre de mise en accusation. Parce que, ces pourvois ne sont, autres que du pire dilatoire et qui ouvrent l’éventail vers l’arbitraire et de l’injustice. Car il faut rappeler que lors des débats la partie civile et le parquet avaient pratiquement accordés un non-lieu à ces quinze personnalités avant même que la défense ne prenne la parole. Cela dit, nous sommes très surpris que les mêmes parties qui ont requis et qui ont plaidé pour que ces quinze personnes bénéficient d’un non-lieu déposent encore un pourvoi, c’est du dilatoire, c’est de l’abus mais nous prenons acte. Nous considérons de toute façon que nos clients sont en détention arbitraire depuis un certain moment », introduit Me Alsény Aissata l’un des avocats de la défense avant de rendre le président Alpha Condé responsable de cette situation : « Finalement, c’est lorsque le chef de l’Etat est revenu de sa tournée, qu’on a compris que tout a changé. C’est extrêmement grave. Nous avons compris finalement que c’est parce que tout simplement, il fallait recevoir des ordres pour exécuter une décision de justice. Et celui-là qui doit donner cet ordre n’étant pas là, alors, c’est ce qui les empêchait d’exécuter vraiment cet arrêt. Maintenant, qu’Alpha Condé est là, nos clients croupissent en prison. Il ne faudrait pas que notre justice soit caporalisée. Il faudrait qu’elle soit indépendante », déplore Me Alsény Aissata Diallo, avocat de la défense.
Les avocats ont terminé leur conférence de presse par montrer leur ferme volonté de se battre juridiquement pour la libération de leurs clients.
Ibrahima, KOACI.COM CONAKRY, copyright © koaci.com |