"Nous ne sommes pas venus à Abidjan pour faire des annonces d'implantation mais pour écouter Alassane Ouattara et répondre à son invitation lors de sa visite d'Etat en France" a expliqué Michel Roussin entouré pour l'occasion de Diagou, le président du groupe Nsia et du ministre de l'économie Charles Diby Koffi sur le perron de la présidence tout en se réjouissant par ailleurs de l'obtention du point d’achèvement de l’initiative PPTE et des annulations majeures de dettes qui s'en sont suivies. " Nous exprimons notre grande satisfaction pour le PPTE, c'est une opportunité que nous saisissons" a ajouté avant de conclure le mini point de presse le chef de la délégation du Médef dont la mission ivoirienne est de deux jours.
Même s'il elle présente des signes encourageants qui n'ont eu de cesse d'être rappelé par les hôtes français du jour et qu'Alassane Ouattara s'active en premier VRP du pays pour motiver à y investir, les craintes des investisseurs pénalisent toujours à cette heure la dynamique d'implantation de bon nombre de ces derniers. Reste à savoir si à force d'hésiter, d'autre plus opportun, saisiront leur place sur le marché d'une Côte d'Ivoire bel et bien relancée.
Rappelons qu'en juillet 2011 le premier ministre français d'alors avait déja accompagné une délégation du patronat en Côte d'Ivoire et qu'Alassane Ouattara avait plaidé devant ce dernier en janvier à Paris lors de sa visite d'Etat en France.
DE l’ILLUSION PPTE ET DE LA CONTRE PARTIE----------------------------------------------------- C’est avec une certaine joie que la faction HAHO aura accueilli l’accession de la côte d’ivoire au programme PPTE, joie aussitôt retranscrite en matraquage médiatique à travers les organes de presse et audiovisuels de la république, désormais au service du pouvoir. On ira donc de la comparaison, avec le pouvoir précédent, jusqu’à l’encensement pur et dur du nouveau tenant du pouvoir, pour qui on réussira à transformer la dette en millier de milliards, en pluie de milliards, objectivement différente de celle annoncée pendant les campagnes présidentielles. A titre de rappel, le pouvoir de SEM Laurent GBAGBO se sera engagé dans le même chemin et aura atteint le point de décision, avec pour but le même allégement de la dette ivoirienne, dont il réussissait tant bien que mal à rembourser les échéances, au titre de la dette ivoirienne. (GBAGBO aura le droit de revendiquer cette même pluie de milliards, logiquement). Mais le pays n’ira pas beaucoup mieux pour si peu. Nous sommes entré dans ce cercle réduit de 33 pays, avec le challenge impérieux d’en sortir pour atteindre l’émergence avant dix ans, sinon ce sera la fin de la côte d’ivoire (le mot semblera trop fort, mais financièrement adéquat). On se posera pourtant la question fondamentale : « comment se fait-il que des pays qui ont des problèmes financiers sérieux, acceptent d’annuler des dettes aussi immenses ?? »….Non, que l’on ne se trompe pas. Les créanciers et les créances sont bien répertoriés. On sait bien à qui l’on doit et comment cet argent reviendra d’une façon ou d’une autre dans les caisses nationales. En effet, ce sont de nombreuses sociétés étrangères qui se verront dans les jours à venir attribuer des contrat à tout va (en général basés sur une surfacturation manifeste) et qui bénéficieront de remises fiscales adaptées, pour purger les dettes contractées. La côte d’ivoire, plus que jamais, et tout ceci dans un cadre ultra libéral, ne pourra pas attendre les retombées issues de l’implantation de ces nombreuses sociétés dans le pays, si ce n’est dans le domaine de l’emploi et du brassage économique et financier du fait de l’implantation de ces sociétés. Le fisc ivoirien n’en profitera pas, raisonnablement, mais le « président ivoirien » ne ménagera aucun effort pour payer la dette qu’il aura contractée auprès de ses supports étrangers, renforcée par l’annulation des dettes ivoiriennes engendré par l’accession au PPTE….. « je rendrai ce pays ingouvernable ». Oui, à priori, rien n’empêche ces sociétés de s’implanter dans l’immédiat. Les perspectives de croissances sont bonnes, le pays sort de guerre, il y règne un certain calme relatif et une paix que l’on ne veut pas absolument caractériser d’éphémère. Le pays dispose de grands ports à trafic continentaux et de l’un des réseaux routiers les plus denses de l’Afrique. Non, les fantômes sont encore bien là, présents. Le comportements des hommes d’affaire (ici français) est prévisible et ne dépendra que de l’impression objective que dégagera ce pays, à leur propre analyse et non suite à celle d’un gouvernement qui veut absolument tourner la page. Les indicateurs sont têtus et bloqués au noir pour l’ambassade des USA, sinon au rouge pour la France. La situation reste instable sur le plan sécuritaire, avec de réelles menaces d’instabilité politique. On se permettra de se demander ce qui justifie cet état des choses 14 mois après l’arrivée au pouvoir d’HAHO, mais c’est une question à la quelle je ne ferai pas l’effort de répondre, ne me sentant pas de toute façon directement indexé. Il y en a qui auront essayé de répondre à cette question, dans leur propre intérêt et qui en arrivent à la conclusion naturelle et évidente qui solde ce genre d’approche : attendre et observer. Ce sont bien les hommes d’affaires français et d’autres cieux, qui préfèreront laisser de l’eau couler sous les ponts, en espérant que la situation s’améliorera et justifiera des investissement au risque minimum, surtout par ces temps de crise financière européenne aigus, qui n’autorise pas des investissement à risque, dans des contrées au bord de la guerre ou de troubles politiques récurrents. Ce pays est-il réellement ingouvernable ?? J’entends déjà de nombreux militants pro HAHO gesticuler, mais ce n’est pas à moi qu’il faudra s’adresser, mais aux nombreux hommes d’affaires, en position de partage du gâteau, qui hésitent encore sur la ligne de départ, après que le coup de feu ait retenti. Merci
tanguiguy
@Dab: tes commentaires sont très souvent plus long que l'article lui même. Apprends à faire des commentaires courts qu'on puisse lire rapidement.
Dabakala
Oui, bwana. C est kompi bwana. Tou de sut bwana. San fot bwana. Je rakourssirer bwana. (foutaises, oriente toi vers le webmaster si ca te derange.)
Dabakala
Apprends a faire des critiques sur le fond, plus longues et motivees, ca relevera le niveau intellectuel du debat, si debat il y a.
Eburnyman
Ce serait bien que vous nous dites ce qu ils devaient dire et qu ils ne disent pas, sachez que votre pessimisme n' est pas contagieuX
tanguiguy
Il faut arriver à convaincre les investisseurs français que le camp gbagbo a chassé des machettes et gourdins dans les rues d'Abidjan en 2004. Pas étonnant qu'ils hésitent quand ils voient les réactions des LMP, projet Esaï 60...et j'en passe.
Dabakala
Non, ce sont plutot les frci et la politique gouvernementale en matiere de reconciliation qui inquietent. On sait bien qui dispose des armes dans ce pays, d ou ils viennent et ce qu ils sont : des rebelles. Le comportement affiche prouve que ces hommes n ont pas change leur methodes, ni leur habitudes. Meme le regent se mefie des hommes qui l ont accompagne au pouvoir, qu il a preselectionne et/ou remplace par des gardes etrangeres. L exemple le plus marquant est bien le quartier d abobo, avec ses coups de feux nocturnes et reguliers, qui n ont rien a voir avec les miliciens pro gbagbo et esaie je sais pas combien, ce quartier se trouve juste a cote de la zone industrielle de yopougon. Enfin pour ceux qui se seront inquietes du depart des investisseurs francais en 2004, ce serait que de la mauvaise foi si vous ne precisez pas sur ce meme forum qu aucun invesstisseur chasse n est venu s implanter en zone CNO suite a cela ou le mot d ordre n a pas ete suivi et ou les gerants de la zone etaient bien pro francais. Non. Que des amalgames a valeur rethorique. Rien de plus.
Dabakala
@eburnyman. . . Il y a bien une difference entre le "pessimisme" et le "realisme". Etre dans l opposition ne signifie pas absolument etre contre son pays, sinon on ne serait pas suivi, surtout pas a cette echelle de plebiscite. Mais l optimisme affiche frise le desespoir. Il est donc malsain de faire croire a des populations en souffrance que l on vient investir et que tout va mieux, quand l on est plutot en prospection et qu on le demeure toujours 14 mois plus tard. Quand les investissements se feront, de facon massive, je vous garantis que tout le monde le sentira, encore faudra t il que les conditions d investissement soient remplies. Pour l instant, ce sont plutot des activites economiques de comptoir qui se manifestent, sans impact particulier sur l emploi, non ou peu qualifie, encore moins sur les avantages economiques que l on attend de ces investissements. Ici aussi, ke constate que mon "realisme" ne sera pas contagieux (essentiellement sur une certaine caste de pro HAHO, je presume)
Franky7
'' Je vais rendre ce pays ingouvernable" ouattra sur RFI en 2001 et touts ces partisants etaient eblouis de JOIE. Les mois qui ont suivi voila effectivement encore le MOSSI avec dans sa gebiciaire Coup d'Etat 19 Sept 2002, Rebelion en 9 ans et le clou GUERRE MONDIALE contre la C.I. Nous autres nous encore etonnes que le pays reste toujours ingouvernable alors que celui qui rendait ingouvernable est au pouvoir mais pourquoi les INVESTISSEURS FUITS le pays ? Pourquoi ils viennent seulement jeter un coup d'oeil et ils repartent ?
Franky7
Meme si on n'aime pas le Livre il faut cependant reconnaitre qu'il COURT VITE. Car c'est pour mettre fin a touts ces CHANTAGES des francais que SEM Laurent GBAGBO ayant eu la VISION tres claire a adopte la POLITIQUE DE RUPTURE avec les gaulois et a ouvert le pays a d'autres Horizons economiques. Il s'agit dans sa vision de prendre notre Independance dans tous les domaines et cooperer d'egale a egale avec touts nos partenaires. C'est ouattra et Bedie ont refuse et ils ont remis le pays dans les mains des francais encore. Alors les chantages et la surenchere de ces derniers ne font commence. OU est la " solution ouattra ?"
KBD
@ Franky7
Gbagbo a-t-il opté pour une rupture avec les entreprises gauloises?
CIE, SODECI, SIR, CITELCOM, Terminal à Conteneurs....
Y a-t-il entreprises ayant pignon sur rue plus importantes que celles-là?
C'est des sociétés ivoiriennes de droit....français!
Dabakala
Une rupture immediate dans ces domaines strategiques, mais sensibles ne peut se faire sans trouver une alternative, car il ne s agit pas de rompre le contrat, mais de remplacer le partenaire ou alors le soumettre a une concurrence controlee par l etat qui demeure souverain sur toutes les questions et non esclave de volonte et desirata de la metropole. Mais au dela de ce qui se fit ou ne se fit pas sur le terrain, la simple volonte de vouloir changer les choses est suffisament nefaste aux yeux de ceux qui veulent conserver des interets dans ce pays, d ou les collusions diverses et complots pour renverser l empecheur de tourner en rond : SEM Laurent Gbagbo. La these de francky tient donc la route et la remarque est des plus sophistes et subjectives, car l exemple donne par les contradicteurs ne contredit pas les propos tenus. Loin de la.
KBD
Non, mon commentaire s'oppose radicalement aux assertions du sieur Franky 7.
Gbagbo a eu 10 ans pour tourner le dos aux investisseurs gaulois. C'est à dessein que j'ai cité ces sociétés parce qu'elles ont eu leurs contrast renégociés et sous Gbagbo. Les négociations avec la CIE par exemple a été menée par F. Bohoun Bouabré en personne qui ont abouti à une reconduction avec des termes plus humiliants que le précédent.. Et je sais de quoi je parle. Quant à la SIR, par exemple, il a y a eu même une recapitalisation avec prise de participation de l'Angola qui n'a d'ailleurs jamais été libérée. Si en 10 ans on n'a pas trouvé d'autres preneurs, c'est qu'il y avait mauvaise volonté quelque part ou bluff pour amuser la galerie et donner l'impression à son clan qu'on s'oppose aux gaulois!
Dabakala
Ce sera ta facon de voir les choses. Mais les secteurs strategiques ne peuvent etre aussi simplement redistribues en profondeur, sans alternatives solides et claires. Il s agit apres tout de pre carre et ce n est pas parce que l on veut sortir d un systeme qu aussitot des repreneurs feront la queue pour assurer la releve. Le domaine de l energie et des communications, du transport ferroviaires et maritimes repond a ces regles. De plus, malgre la volonte d ouverture affichee par Sem Laurent Gbagbo, sa position par rapport a la presence francaise n a jamais ete aussi radicale que presentee par la faction pro HAHO ou certains extremistes pro Gbagbo. SEM Laurent gbagbo etait pour l ouverture (bresil, inde, iran, chine etc) mais pas obligatoirement pour l ejection de la france, surtout dans les domaines ou cela ne pouvait que se faire difficilement d ou la deterioration des acquis lors de la reconduction inevitable de certains contrats (conduite parfois par des ministres plus affairistes et clientelistes qu autre chose. Je pourrais t en dire de belles concernant Bohoun, par exemple sur le dossier de siemens et l aduction d eau potable en domaine villageois, mais cela me desservira plus q autre chose). Le marche ivoirien est immense et tout ceux qui pourraient aider ce pays a creer de la richesse sont les bienvenus, ce qui deplait bien sur a certains etats qui ont manifeste une ingerence prononcee pour eliminer un ennemi a leurs interets (le meme qui introduit ses hommes d affaires comme levdit l article plus haut). Et pour credibiliser mes propos, je pense que le fait de te dire que je sais de quoi je parle est ici inutile. Il s agit bien d un plateau d expression et les allusions sophistes pour conforter une position ou la credibiliser n apportent rien a la valeur de l argument, qu on es libre de croire ou pas. (on ignorera volontairement au besoin les contrats renegocies par achi patrick ou diby, qui comtent aujour d hui parmi vos couteaux de guerre et qui auront lutte contre les interets de l etat de cote d ivoire tantot. " je sais de quoi je parle")
Comoeriver
Incroyable qu’un LMPISTE puisse se poser la question de savoir « mais pourquoi les INVESTISSEURS FUIT le pays ? ». Vous avez oublié que c’est vous qui avez fait fuir les dits investisseurs en 2004 ? Souvenez-vous du slogan de Blé Goudé, « à chacun son français ». Sous quel régime les institutions internationales ont –elles fui la CI ? Sous quel régime est-on aller chercher dans un hôtel un homme d’affaire amoureux de la CI comme Lamblin, non impliqué dans la politique, pour l’assassiner froidement ? Alors de grâce quand on crée un précédent fâcheux, il faut être niais pour croire que cela n’aura pas de conséquence. Oui, ce sera un exploit de faire venir de nouveaux investisseurs français en CI ; ces investisseurs qui produisent en donnant des postes de responsabilité ainsi que de la formation aux ivoiriens. Je les préfère de loin à ceux qui produisent pour une livraison clefs en main et ne transfèrent aucun savoir-faire aux ivoiriens. Quelqu’un est en train d’essayer d’arranger ce que vous avez détruit. A défaut de lui dire le « merci » que recommande la décence, taisez-vous.