| COTE D'IVOIRE : Taxis compteurs, les Chinois pires que les « djoulatchê » |
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COTE D'IVOIRE - ABIDJAN LE 25 JUIN 2012 © koaci.com - La présence des chinois dans l'activité des taxis compteurs en Côte d'Ivoire n'a rien changement au traitement des chauffeurs. Ils devraient davantage travailler pour un salaire mensuel de 150 mille francs cfa qu'ils n'obtiennent pas tous en cas de panne sur le véhicule mis à leur disposition.
Les chinois n'interviennent pas uniquement dans le domaine de la médecine traditionnelle en Côte d'Ivoire. Ils sont également présents dans le secteur du transport, avec la création de plusieurs entreprises de transport appelées garages.
Depuis une décennie environ, ils emploient des dizaines de chauffeurs dans l'activité des taxis compteurs. Ces entreprises sont fortement représentées dans la commune de Cocody où on dénombrerait environ cinq.
Nombreux sont les chauffeurs qui travailleraient désormais avec les chinois. koaci est entré dans l'univers de ces derniers. Ils semblent qu’ils ne verront jamais le bout du tunnel vu le traitement dont ils sont l’objet. C’est du moins l’avis de tous nos interlocuteurs qui dénoncent les conditions de travail inhumaines auxquelles ils sont soumis avec ces nouveaux patrons qui auraient le monopole dans ce secteur d'activité. "La recette journalière d'un véhicule est de 35 mille francs cfa y compris le prix du carburant fixé à 10 mille francs cfa par l'entreprise," a expliqué Diallo, un chauffeur de taxi compteur dont l’entreprise est situé à Angré 7 ème tranche non loin du Cabinet du procureur de la république. A travers ces propos, ce dernier désavoue ainsi les personnes qui pensent que les employés des chinois ont un meilleur traitement. Comparant la recette des chinois à celle exigée par le djoulatchê (commerçants propriétaires de véhicules de transports), Diallo préfère celle du second cité même s’il précise que le djoulatchê est parfois animé de mauvaise foi.
La recette journalière du "djoulatchê" est seulement de 22 mille francs cfa, a-t-il précisé. A côté de la recette journalière des chinois jugée trop élevée par notre interlocuteur, il confie qu'aucun chauffeur de taxis n'est à ce jour déclaré à la CNPS dans toutes les entreprises dirigées par les chinois, alors qu’elles auraient désormais pignon sur rue dans la capitale économique. « Quand un chauffeur commet la moindre faute, il est sanctionné automatiquement. Plusieurs de nos camarades ont été renvoyés sans préavis. Ces pratiques ont courent tous les jours dans les entreprises chinoises," a ajouté Diallo.
La recette journalière est obligatoire, précise Salif un autre chauffeur. "Non seulement le chauffeur doit quotidiennement verser les 35 mille francs, mais il doit aussi s'occuper de la réparation du véhicule mis à sa disposition en cas d'accident," a déploré Salif, reconnaissant de passage que les chauffeurs de taxi compteur travaillent dans la précarité chez les chinois. Cependant, il estime que le traitement du chinois est mieux que celui du "djoulatchê" qui exploiterait son employé.
Notre interlocuteur rappelle par ailleurs qu'avec une recette journalière de 35 mille francs cfa, le chauffeur de taxi devrait selon les textes percevoir une rémunération de 6580 voire 7000 FCFA par jour, sans toute fois brandir les textes qui confirment ses propos. "Avec la crise, il est difficile de réunir la recette, parce que les taxis compteurs sont de moins en moins utilisés par les usagers qui se tournent vers les véhicules banalisés qui nous font une concurrence déloyale sur le terrain. Je travaille 24h/24 pour une rémunération de 5000 FCFA," a indiqué notre interlocuteur.
Dans le souci de l'équilibre de l'information KOACI.COM a essayé de rencontrer les responsables des entreprises chinoises qui interviennent dans le domaine des taxis compteurs.
Les portes des entreprises approchées dans la commune de Cocody sont restées closes. C'était le cas à la 7 ème tranche et au Mahou où les gardiens de ces entreprises ont demandé de revenir prochainement parce que les patrons étaient absents. Nous apprenions par ailleurs d'une autre source proche du trésor que ces chinois travailleraient dans l'informel et que leurs entreprises de transport ne seraient pas toutes reconnues par l'Etat puisqu'ils exercent pour la plupart comme étant des garages auto.
Wassimagnon, KOACI.COM ABIDJAN, copyright © koaci.com |
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Ca s'est le comble. Des étrangers qui font la loi sur des citoyens. Imaginez un chef d'entreprise ivoirien en chine qui abuserait de ses employés chinois? Sa société ne ferait même pas un mois qu'il aurait tout le gouvernement communiste chinois sur le dos.
J'espère que le gouvernement lira votre article et prendra les mesures adéquates. |
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L'ivoirien est Grand Gueule quand il s'agit de son frère ivoirien. "Mon ennemi c'est mon frère d'à côté là" mais devient une poule frivreuse quand il s'agit d'étranger. Opposant ivoirien, interpelle le gouvernement si tu veux vraiment te rendre utile. ça sera à ton honeur. |
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| "mince et un peu grand ..." |
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