Le Conseil royal révèle qu’il est entrain de mettre en place un comité chargé d’élaborer des conditions strictes sur la base desquelles les musulmans seront autorisés à revenir dans la communauté.
L’affaire du cadavre exhumé le 11 juin dernier par des inconnus lequel a engendré des troubles et envenimé les relations entre la population autochtone de Hohoe et la communauté musulmane qui se localise dans le quartier Zongo, continue de polariser les tensions dans la région.
Choqué d’avoir vu le palais royal de Togbui Gaabusu saccagé et des insignes royaux emportés par de jeunes musulmans en colère, le Conseil traditionnel Gbi qui a vu sa royauté bafoué, envisage de prendre des mesures adéquates de résidence pour leurs hôtes musulmans.
En parlant de ces mesures, Togbui Agyeman a déclaré que « nous ne sommes pas contre la résidence des musulmans dans notre communauté, mais maintenant nous voulons qu’ils respectent les conditions de séjour que nous allons instaurer pour plus d’harmonie. Respecter ces conditions, reviendrait à dire qu'ils peuvent vivre avec nous ».
Alhaji Ridwan Merega, le porte-parole de la communauté musulmane à Hohoe a répondu qu'ils vont attendre d'être officiellement informé par le Conseil traditionnel Gbi avant de réagir aux conditions proposées.
Le vol des insignes royaux qui demeurent toujours introuvables malgré la promesse des leaders musulmans de les retrouver serait-elle la cause de ce durcissement de ton chez le Conseil traditionnel Gbi ?
En perspective à l’imposition du visa royal au retour à Hohoe pour les musulmans déplacés, les autorités qui sont déjà impliquées dans le règlement de cette crise communautaire devront certainement faire prévaloir l’idée de la suprématie de l’Etat même si les royaumes conservent toujours une grande influence dans le pays.
Aux dernières nouvelles, nous apprenons qu’Alhassan Ibn Battutah, le porte-parole de la Communauté Zongo se propose d’offrir une rançon de 1.000 Ghana cedis soit environ une somme de 270.000 F Cfa à quiconque fournira des renseignements devant aboutir aux retrouvailles des insignes volés dans le palais de Togbui Gaabusu.