Le RPM d'Ibrahim Boubacar Kéita et les partis politiques qui l’accompagnent au sein de l’Alliance IBK-Mali 2012, pour aborder cette question préoccupante s’est réunie au Centre international de Conférence samedi 23 juin.
Objectif, faire des propositions de sortie de crise comprenant des éléments d’une feuille de route de la transition, et prenant en compte la situation sécuritaire au Nord du pays, un plan des activités électorales et les termes de référence du cadre de concertation nationale.
IBK qui a parlé de « l'effondrement de la Troisième République », pense que les Maliens doivent « se réapproprier le destin du Mali ». C’est ce qui selon lui, a été suggéré à Abidjan le 7 juin 2012, lors de la session inaugurale, des responsables de la communauté internationale, regroupés au sein du Groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali. Ce groupe a été mis en place par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine. Il s’agissait sans doute d’une invite aux Maliens à se parler pour dégager une voie commune de sortie de crise. Selon IBK, « la solution réside, avant tout, en nous-mêmes ».
L’Alliance IBK 2012 s’est efforcée de rendre conformes ses recommandations aux dispositions de l’accord cadre du 6 avril 2012, à la déclaration de Ouagadougou, celle de Dakar et Abidjan, de la constitution du Mali, aux textes et traités sous régionaux ratifiés par notre pays.
L’Alliance de soutien à IBK a retenu à l’issue de ses travaux que toute médiation à l’avenir se fasse en concertation avec les maliens. En outre parmi les résolutions de la rencontre, une d’entre elle a retenu toutes les attentions. Il s’agit de celle qui soutient que « les attributions de l’Assemblée nationale » soient maintenues « à l’exception de la motion de censure ».
Cette proposition ne manquera pas de susciter beaucoup de commentaires, les jours à venir. Des interrogations fusent à cet effet : qu’est ce que l’Alliance IBK 2012 a contre la motion de censure qui est une attribution constitutionnelle permettant d’assurer l’équilibre entre l’exécutif et le parlement, en régime parlementaire. Selon des sources proches du regroupement FDR, déroutés par l’absence de feuille de route du gouvernement et surtout d’être écartés dans la composition du gouvernement, les anti putschistes veulent amener leur majorité parlementaire à contraindre le gouvernement à la démission en votant une motion de censure contre l’équipe de Cheick Modibo Diarra. C’est donc tout le sens de la résolution de l’Alliance IBK 2012 pour empêcher le parlement de sanctionner le gouvernement. IBK qui est un élu à l’Assemblée nationale veut faire porter à cette institution une camisole de force. Un feuilleton en perspective.
Le projet de feuille de route de l’Alliance IBK, donne comme mission essentielle au gouvernement, « la gestion de la crise du nord et l’organisation d’élections libres et transparentes ». Pour la reconquête du nord et la situation sécuritaire, la rencontre a recommandé entre autres l’équipement adéquat des forces armées et de sécurité du Mali en matériels adaptés.
L’attachement à « un Mali laïc, un et indivisible non négociable » a été réaffirmé par les amis d’IBK.