| TOGO: Le pouvoir de Faure Gnassingbé déjoue les alertes de violences |
| Par Aghu | 09/11/2011 | 19:08:15 |
|
|
ACTUALITÉ INFO NEWS COTE D'IVOIRE::
© koaci.com - La marche du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) s’est déroulée sans entraves ce mercredi 09 novembre 2011 à travers les rues de Lomé. Reste à savoir si l’exigence de la réintégration des 09 députés arbitrairement exclus de l’Assemblée nationale va être respectée.
La parade des responsables et militants du FRAC de Kodjindji pour déboucher sur l’esplanade du Palais des Congrès, a eu quelque chose d’inédit ce jour. Beaucoup de citoyens nourrissaient à raison des craintes de violences comme c’est souvent le cas à l’occasion des marches de protestations de l’opposition. Des hantises renforcées par les alertes des médias et une réunion la veille, lors de laquelle les ministres Pascal Bodjona de l’Administration territoriale et le Col Dokissime Gnama-Latta de la Sécurité ont tenté de dissuader les responsables du FRAC, de sursoir à l’organisation de la manifestation.
La marche du FRAC a pour objectif de dénoncer le non respect par le pouvoir de l’intégralité du dispositif d’un arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO, condamnant l’Etat togolais d’avoir injustement exclu 09 députés encartés ANC, de l’Assemblée nationale. « La décision de la Cour de la CEDEAO est claire, elle demande la réintégration des 09 députés et le payement d’un dommage évalué à 3 millions Francs CFA à chacun des députés. Nous allons manifester jusqu’à ce que le pouvoir respecte l’intégralité de ce l’arrêt de la Cour ordonne », a indiqué le leader de l’ANC, Jean-Pierre Fabre, lui-même exclu parmi les 09 députés. Même son de cloche chez Me Isabelle Améganvi qui rappelle que l’Union Inter-Parlementaire (UIP) avait avant la Cour de la CEDEAO, condamné le Togo pour l’exclusion des députés. Elle a réitéré un appel à la mobilisation à l’endroit des populations.
Malgré un massif déploiement des forces de sécurité qui ont quadrillé la ville de Lomé depuis la veille, les Togolais on répondu massivement à la manifestation. Contre toute attente, les forces de sécurité n’ont pas tenté d’empêcher la marche à la tête de laquelle on retrouvait les 09 députés ainsi que les responsables du FRAC et du Parti des Travailleurs. Fait curieux, même la télévision nationale habituée à boycotter les manifestations de l’opposition, à passer un reportage sur la marche dans son édition de 13 heures. « C’est un droit de manifester notre désapprobation, ce n’est nullement un mérite pour le pouvoir de le respecter », déclare une manifestation interrogé par notre rédaction sur la nouvelle attitude du pouvoir. « C’est une bonne donne, si le pouvoir opte pour cette approche alors tout est possible, à commencer par la réconciliation. Mais attention, on est loin des comptes. Nos préalables sont connus et on sera inflexibles sur certains », tempère un autre.
Dans une déclaration devant un impressionnant cordon d’éléments des forces de sécurité devant le Palais des Congrès, le FRAC constate qu’ « avec les décisions pertinences de l’UIP, l’arrêt de la Cour de la CEDEA met en échec les manœuvres sordides du RPT visant à réunir frauduleusement à l’Assemblée nationale, la majorité requise pour modifier à sa guise la Constitution de la République togolaise ». Les organisateurs exigent, « le retour des députés ANC à l’Assemblée nationale ; la dissolution de la Cour Constitutionnelle, dans sa composition actuelle ; la démission du bureau de l’Assemblée nationale » et en appel à la communauté internationale d’use « de son influence pour amener les autorités togolaises à se conformer sans délai à l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO ».
Le FRAC annonce l’organisation de diverses manifestations pacifiques en vue d’exiger le retour des députés à l’Assemblée.
Aghu,KOACI.COM LOME; copyright © koaci.com |
|
|
|