DELINQUANCE: La fuite de Grand Bassam
 
A Grand Bassam, ici ce lundi après midi, il n'y a pas que le niveau mer qui monte

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© koaci.com - La Côte d'Ivoire a beau avoir reçu 60 milliards de Fcfa du Fmi et des véhicules d'occasion français pour sa police, il en demeure pas moins que la situation sécuritaire reste très préoccupante notamment hors des projecteurs d'Abidjan comme constaté ce week end férié de Tabaski Search Tabaski à Grand Bassam.

Sur le terrain le constat est effroyable et parait même surréaliste tout comme la quasi absence de force de l'ordre laissant les populations livrées à elle même face à la délinquance. Agressions, braquages et vols chaque jour enregistrés provoquant la fuite de bon nombre vers la capitale économique Abidjan distante d' une vingtaine de kilomètre de la première capitale ivoirienne au décors colonial et à l'apparence paisible pour le passant.

Au quartier "France", Maimouna, une mère de famille victime des voleurs qui vit avec ces trois enfants et son mari dans un appartement d'un bâtiment colonial, nous raconte le calvaire et le stress du à des bandes de voleurs qui sèment la terreur quand la nuit tombe sur Grand Bassam. "Dès que la nuit tombe, ils agissent, ils sont très bien organisés, chez nous ils sont rentrés armés et ont tout volé en nous braquant, la semaine dernière des voleurs ont même violé une jeune fille voisine et tué un homme qui tentait de s'interposer" nous livre désespérée cette femme qui ajoute pour finir "Du fait de l'absence de police, nous avons décidé avec mon mari de tout quitter ici et de partir nous installer à Abidjan". Nous voyant relever les propos de cette dernière, d'autres ont accouru pour nous livrer leur sentiment sur cette actualité. Jean Marie, un jeune employé de mairie sera le premier a crié sa colère. "Rien, ils ne font rien pour nous protéger, on se demande même si ce ne sont pas ces FRCI qui agissent et sème la peur sur la population" scande en colère le jeune homme remonté contre les autorités du pays, à ses côtés Valentine en pagne attaché enchaine " Moi je vis avec ma soeur, elle a déjà quitté, il y a eu 4 braquage dans notre bâtiment depuis la fin de la crise et les coups de feu ne s’arrêtent pas, c'est invivable". "On va se plaindre au commissariat mais on tombe sur des policiers sans moyen qui n'ont que "yako" à nous dire, on interpelle les Frci, ils se déplacent sur les lieux mais rien de plus, ça suffit comme ça!" lance vivement Germaine, une jeune femme désabusée par l'impuissance face au fléau de la délinquance à Grand Bassam.

La différence entre "faire un tour à Bassam" le temps de quelques heures et d'y vivre masquerait l'effectivité d'un état des lieux inquiétant

En parcourant la ville ce lundi après midi, le constat d'absence de force de l'ordre est frappant. Souleymane, un jeune bassamois rencontré lors de notre recherche de policiers ou autres agents de l'ordre public, nous indique que bon nombre de ces derniers se reposent avec des femmes dans les maquis qui bordent le littoral de cette zone. Pris au mot, nous l'embarquons avec nous direction le bord de mer. Dans un établissement donnant face au rivage de l’océan atlantique, c'est effectivement pas moins de cinq hommes en civil armés que nous observons tranquillement attablés entrain de prendre du bon temps, pistolet vulgairement dans le pantalon, avec un groupe de filles.

A l'approche d'un de ces individus aux allures d'FRCI, confirmé par la suite par notre investigation auprès des "nanams" qui stationnent devant les établissements côtiers, et tentant d'aborder la question de l'insécurité à Grand Bassam Search Grand Bassam et plus largement sur l'ensemble des villes hors Abidjan, un molosse au pistolet fringuant nous demandera tout simplement d'aller voir ailleurs.

Au moment ou le monde qui s’intéresse à la Côte d'Ivoire n'a de yeux que pour Abidjan, le situation à l’intérieur du pays semble, au regard de notre modeste constat et des incessants témoignages de plaintes et d'appels à l'aide reçus au niveau de notre rédaction, force est de constater que sur le sujet du retour à l'ordre en Côte d'Ivoire il faille user de précaution de jugement.


Amy, KOACI.COM ABIDJAN, copyright © koaci.com
 
 
5788 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 08/11/2011
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