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TRIBUNE: Les flagrantes dérives totalitaires du régime Ouattara
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Par Jeanrocky | 24/08/2011 | 10:46:18
ACTUALITÉ INFO NEWS COTE D'IVOIRE::KOACINAUTE..

La politique ivoirienne n’est pas moins assimilable au jeu des dames. A ce jeu individuel, il y a deux environnements à considérer. Le premier, le plus important est celui où se trouvent des acteurs principaux ; deux pour être plus précis, assis face à face devant un plateau sur lequel vingt pions de couleur différente sont disposés de part et d’autre. Le principe du jeu étant de capturer tous les pions de son adversaire, chacun oeuvre à tendre des pièges à l’autre en vue de l’amener à commettre des erreurs qui conduiront à la perte progressive jusqu’à la finition de ses pions. Le second, aussi important mais passif, est constitué de spectateurs ou supporters qui observent le déroulement du jeu et les séries de pièges tendus par les joueurs. De leur position, ces derniers voient tout ou presque tout sans qu’ils aient la possibilité d’intervenir outre mesure, soit pour porter assistance à une des parties au jeu, soit pour la prévenir d’un quelconque danger qu’elle aurait à pousser un pion vers telle ou telle autre position. .
Aussi inexplicable que cela puisse paraître, ce second environnement offre plus de capacité aux observateurs de détecter et de voir aisément les pièges et stratégies mis en place par les adversaires. Mais motus ! Ils doivent la fermer et regarder faire. Pas question pour eux d’avertir les joueurs de l’imminence d’un pas fatal qu’ils s’apprêteraient à faire. Le jeu politique africain ressemble parfaitement au jeu des dames.
D’un côté, il y a les tenants du Pouvoirs assis sur le plateau des décisions politique, sociale et économique, et de l’autre, les tenants du contre-Pouvoir, regroupés au sein de l’opposition dite significative. Ces derniers, tels des personnes ointes de la science infuse, semblent tout voir et tout connaître. Les critiques fusent de partout tout azimuts avec le plus souvent des solutions ‘‘toutes prêtes à appliquer’’ comme des potions magiques. Et pourtant, ces opposants d’hier, très prolixes en critique ont la vision moins claire et moins lucide lorsqu’ils arrivent au Pouvoir. Désormais assis sur le plateau du jeu des dames, ces nouveaux joueurs perdent comme par extraordinaire leur clairvoyance au profit des dignitaires du régime déchu, désormais revêtus du statut d’opposants.
Dans les pays africains en général et en Côte d’Ivoire en particulier, les dirigeants des partis d’opposition, ne disposant pas des rennes du pouvoir d’Etat, sont très virulents à l’égard du régime en place. Toutes les tares avérées ou supposées sont énergiquement dénoncées et sans ménagement, le président de la République est mis au pilori des critiques et autres maux en marge de la Démocratie. Dérives totalitaires, corruption, détournement de deniers publics, mal gouvernance, assassinat politique, violations massives des Droits de l’Homme, impunité et restrictions de libertés fondamentales sont les maîtres mots et les grands maux attribués à tort ou à raison à nos gouvernants africains. La Côte d’Ivoire, devenue pays des exceptions ne fait pas plus l’exception.
En Eburnie en effet, depuis les années 1980, on parle de la dictature du parti unique imprimée par le PDCI-RDA de feu le Président Félix Houphouët Boigny. Avec le multipartisme intervenu en 1990 et jusqu’à ce jour, bien que d’autres personnalités d’obédience politique différente se soient succédées au Pouvoir, le refrain de dérive dictatoriale n’a pas cessé d’être entonné à tout bout de champ. On continue d’entendre ici et là des sons accusateurs des mêmes dérives. A quand donc un nouvel ordre démocratique en Côte d’Ivoire pourrais-je m’interroger ? Est-ce pour maintenant avec l’accession à la magistrature suprême du Président Alassane Dramane Ouattara ? Pas si sûr hélas ! Le compte semble en effet bien lointain lorsque j’analyse certains faits et actes posés par les actuels dirigeants du pays aux termes des quatre derniers mois de mise en oeuvre du projet ‘‘vivre en ensemble’’ du Rassemblement Des Républicains (RDR). Une véritable politique de ‘‘deux poids deux mesures’’ est rigoureusement et méthodiquement appliquée en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011. C’est mon opinion personnelle et le développement ci-dessous d’une série d’interrogations explique cet état d’esprit.

1. La justice réclamée à cor et à cri par le Président Ouattara est-elle équitable pour tous les ivoiriens ?

Non ! À ce jour, la justice réclamée à cor et à cri par le Président Ouattara n’est pas équitable pour tous les ivoiriens. Elle est à double vitesse parce que sélective, partiale et subjective. Pourquoi ?
Avant et pendant la crise post-électorale, des personnalités civiles et militaires des deux camps opposés que sont La Majorité Présidentielle (LMP) de Laurent Gbagbo et le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) de Ouattara se sont particulièrement mais sinistrement illustrées dans la gestion du Pouvoir et du contre Pouvoir d’Etat. Tous, à divers niveaux sont responsables et donc des potentiels coupables en puissance dont la culpabilité et la condamnation éventuelle doivent être recherchées et prononcées par la Justice ivoirienne aux termes d’une régulière procédure judiciaire et un transparent et équitable procès.
En Côte d’Ivoire et ailleurs, nulle n’ignore que des personnalités ivoiriennes et étrangères de hauts rangs ont, de par leurs positions privilégiées dans les différentes chaînes de commandements civile, diplomatique et militaire, contribué à l’enlisement et à l’escalade meurtrière de la crise post-électorale dont la racine principale est sans nul doute la rébellion armée du 19 septembre 2002. Certes ! Certains lecteurs m’accuseront de regarder constamment dans le rétroviseur. Mais peut-on objectivement passer l’éponge sur ce triste pan de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire ? Je crois que non ! L’histoire d’une nation n’est pas un récit narratif ; voire un roman qu’un érudit peut se permettre d’écrire selon son inspiration du jour. C’est toute une vie, faite d’une série successive d’événements vécus dans leurs cruelles et uniques vérités. Et cette histoire, loin d’être spontanée détermine les vies présentes et futures de l’Etat-nation en construction. Aujourd’hui la Côte d’Ivoire a cinquante et un ans d’Indépendance politique, elle a une seule et unique histoire qui la différencie des autres Etats du monde. C’est son emprunte sociologique et historique. On ne peut ni l’effacer, ni la nier, encore moins la rejeter. Le faire, c’est appliquer à sa propre condition humaine, la théorie de ‘‘la vague sur la plage’’. Lorsque la vague se retire de la plage, elle ne laisse aucune trace. La plage devient une page blanche dont l’histoire est une quête perpétuelle. Elle n’a pas de mémoire. La Côte d’Ivoire ne saurait être assimilée à une plage. Elle a un demi siècle d’histoire. Et la rébellion armée de 2002 qui a freiné dix ans durant son développement harmonieux est indélébilement encrée dans nos esprits. C’est ça la vérité historique qu’aucun citoyen du monde ne peut occulter à son grand plaisir. Aussi, rendre une justice impartiale, transparente et équitable suppose-t-il la recherche de tous les auteurs des graves violations des Droits de l’Homme qui sont constitutives de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité revêtus du caractère imprescriptible commis de septembre 2002 à ce jour. Mais qu’à cela ne tienne ! Considérons donc les seuls faits historiques de la période post-électorale où dit-on, plus de trois mille personnes ont trouvé la mort suite à des bombardements et exactions.
C’est pour rendre justice aux nombreuses victimes que le gouvernement du Président Ouattara est à pieds d’oeuvre, pour rechercher, juger et punir les responsables de ces tueries massives. Malheureusement, cette Justice est à double vitesse.
En effet, seuls les militants et sympathisants d’un seul bord, celui du président Laurent Gbagbo sont recherchés, retrouvés et placés en détention. Pourquoi un tel tri des ‘‘criminels’’ alors que tous sont soupçonnés d’avoir fauté au même titre? Est-ce la justice des vainqueurs contre les vaincus ? Tout milite à le croire d’autant plus que les organisations de protection de Droits de l’Homme ont dans divers rapports dénoncé des exactions et épinglé leurs auteurs. En la matière, Amnistie International et l’ONUCI sont sans équivoque sur la responsabilité avérée des auteurs de graves violations des Droits de l’Homme. Ces ONG internationales qui se sont forgées une certaine crédibilité dans l’impartialité et l’objectivité des enquêtes diligentées ont formellement porté des accusations contre les hiérarchies militaires et civiles des deux belligérants à savoir les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les mercenaires et miliciens proches du Président déchu Laurent Gbagbo et les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) devenues par l’Ordonnance du 17 mars 2011 Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), les chasseurs traditionnels communément appelés ‘‘DOZO’’, les mercenaires et supplétifs proches du Président Ouattara. Tous, ont donc commis des exactions passibles de poursuites et de condamnations judiciaires. Et pourtant, et pourtant, le Ministre de la Justice du gouvernement Soro, ne poursuit que les seuls responsables présumés des tueries post-électorales issus du camp de LMP. Pourquoi cette sélection ? Les crimes commis par les militants et sympathisants du RHDP sont-ils prescrits par leur victoire finale au combat ? Pourquoi le Garde des Sceaux, le Ministre Ahoussou Kouadio Jeannot fait preuve d’une partialité flagrante dans le traitement des dossiers relatifs à la crise post-électorale ? Pourquoi applique-t-il la Loi pénale pourtant générale et impersonnelle à la tête du justiciable LMP ? La subjectivité de maître Ahoussou me laisse pantois et perplexe quant à l’instauration en Côte d’Ivoire d’une Justice ‘‘juste, transparente et équitable’’ pour tous.

2. La protection des Droits de l’Homme, telle qu’envisagée par le Président Ouattara est-elle garantie pour tous les ivoiriens ?
Non ! À ce jour, la protection des Droits de l’Homme, telle qu’envisagée par le Président Ouattara n’est nullement garantie pour tous les ivoiriens. Pourquoi ?
Après l’euphorie passée de la victoire de la coalition franco-onusienne sur les FDS dont les FRCI se sont abusivement attribuée la paternité, il ne se passe plus de jour en Côte d’Ivoire sans que de graves violations de Droits de l’Homme ne soient commises sur une frange de la population. Depuis avril 2011 où les exactions ont atteint leur paroxysme, les enlèvements, les séquestrations, les assassinats, meurtres et exécutions extra judiciaires sont légions. Ici également, seuls les militants et sympathisants avérés ou supposés proches du président Gbagbo sont ciblés et châtiés. Malgré les appels du président Ouattara à ses combattants pour la plupart incultes, les violations massives des droits de l’Homme sont impunément perpétrées. Des biens mobiliers et immobiliers sont expropriés au su et au vu des nouvelles autorités qui pour la circonstance jouent parfaitement Mizaru ; « le singe qui ne voit pas », Kikazaru ; « le singe qui n'entend pas », et Iwazaru « le singe qui ne parle pas » dans l’allégorie du singe de la sagesse. Plusieurs résidences privées et domiciles des militants et cadres de LMP sont illégalement occupés. Des milliers de véhicules appartenant à des particuliers anonymes sont arrachés sous la menace des armes à feu à leurs propriétaires, mis en pièces détachées et exposées publiquement à la vente. Des parkings automobiles pullulent aujourd’hui partout dans les zones CNO ; Bouaké notamment où des véhicules volés sont vendus à visage découvert dans l’indifférence totale des hommes du Président Ouattara. Et pourtant, leurs auteurs devenus des intouchables et paradant à travers tout le pays, sont bien connus de tous. Le plus ahurissant dans leur velléité manifeste d’organiser les violations des Droits de l’Homme, les chefs de guerre FRCI ont marqué leur assise territoriale par le partage entre eux du District d’Abidjan en six zones d’influence à savoir :
- la zone d’Abobo : placée sous l’autorité militaire de Gaoussou Koné alias Jah Gao ;
- la zone d’Adjamé : placée sous l’autorité militaire de Koné Zakaria alias Jakis ;
- la zone de Cocody : placée sous l’autorité militaire de Morou Ouattara alias Commando Atchiengué ;
- la zone de Koumassi, Marcory, Port-Bouet et Treichville : placée sous l’autorité militaire de Issiaka Ouattara alias wattao ;
- la zone du Plateau : placée sous l’autorité militaire de Chérif Ousmane alias papa Guépard ;
- la zone de Yopougon : placée sous l’autorité militaire de Ousmane Coulibaly alias Ben Laden ;
- l’axe Abidjan-Noé : placée sous l’autorité militaire de Hervé Touré alias Vétcho.

Sous le fallacieux prétexte d’assurer la sécurité des populations civiles, toute cette organisation stratégique est savamment mise en oeuvre pour mieux planifier et encadrer les violations des Droits des pro-Gbagbo. Pourquoi ne laissent-ils pas le soin aux policiers et gendarmes d’assurer leurs tâches quotidiennes de sécurité ? L’objectif inavoué est de traquer les forces régulières soupçonnées d’être restées encore fidèles au Président déchu. Aussi, en toute impunité, des exactions sont-elles commises au nez et à la barbe des nouvelles autorités ivoiriennes et des forces onusiennes. Mais pas de poursuite à leur encontre. Ici, la protection des droits des uns est garantie au détriment de ceux des autres. Il s’y opère une relative protection des Droits de l’Homme.

3. L’exercice des libertés fondamentales tel que souhaité par le Président Ouattara est-il assuré pour tous les ivoiriens ?
Non ! À ce jour, l’exercice des Libertés fondamentales tel que souhaité par le Président Ouattara n’est pas assuré pour tous les ivoiriens. Pourquoi ?
Sous le régime actuel du ‘‘vivre ensemble’’ du Président Ouattara, l’exercice des Libertés fondamentales est passé du principe de la liberté d’expression à l’exception de la restriction de la liberté d’expression pour une partie des citoyens ivoiriens. Cela signifie tout simplement que, pour l’exercice des libertés reconnues et garanties par la Constitution, le principe qui veut que tout citoyen soit libre ‘‘de faire’’ ou ‘‘de ne pas faire’’, ‘‘d’aller’’ et ‘‘de venir’’, ‘‘d’exprimer ses opinions’’ bien entendu dans le respect des Lois de la République, est devenu une exception. Tout est désormais limité pour une catégorie de citoyens. Cette restriction de libertés est d’autant plus perceptible dans le monde des médias qu’on assiste régulièrement à des sanctions par les organes de régulation de la Presse audiovisuelle, des journaux proches de l’opposition et même à l’emprisonnement des journalistes dans l’exercice de leur travail. Il en va ainsi des quotidiens ‘‘Aujourd’hui’’ et ‘‘Notre Temps’’ suspendus pour plusieurs jours de parutions pour la publication d’articles critiques à l’égard du nouveau régime et du journaliste Hermann Aboa de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) mis aux arrêts et inculpé pour tentative de déstabilisation du régime Ouattara. dans cette logique de bâillonnement, ce n’est pas le président du Front Populaire Ivoirien (FPI) qui me portera le flambeau de la contradiction. Ce dernier a été interpellé depuis l’hôtel Pergola où il avait trouvé refuge, et conduit manu militari à Bouna via le Golf Hôtel. Son seul crime, il lui est reproché d’avoir « tenté de parler à la presse étrangère en dépit de l’obligation de silence qui pèse sur lui en pareille circonstance ». De quelle circonstance s’agit-il ? Je l’ignore royalement. En tout état de cause, du principe de la liberté d’exercice qui prévalait avant l’avènement du régime ‘‘ouattariste’’, nous sommes passés au principe de la restriction de la Liberté d’opinion et d’expression.
Dans un tel contexte, il est à craindre que l’opposition ne soit désormais muselée et que les libertés d’opinion et d’expression qui avaient durant une décennie connu une magnifique promotion ne soient une vue de l’esprit en Côte d’Ivoire sous le régime du Président Dramane Ouattara.
Ce sera vraiment dommage pour la Côte d’Ivoire car, le respect stricto sensu des Libertés universellement consacrées est une exigence démocratique dans un Etat de droit.

Après l’embrigadement de hautes personnalités membres supposés ou avérés de La Majorité Présidentielle du président Laurent Gbagbo, le président Ouattara s’illustre de plus en plus dans les actes dictatoriaux qu’il pose au quotidien sans réserve.
Le bâillonnement en cours de la presse proche de l’opposition (plusieurs journaux bleus suspendus dont les quotidiens ‘‘Le Temps’’ et ‘‘Aujourd’hui’’, l’emprisonnement arbitraire de journalistes (Hermann Aboa), la destruction sauvage et anarchique des biens immobiliers etc...
Le clou des dérives totalitaires de Dramane Ouattara, est l’inculpation ce jour du couple Gbagbo par le procureur de la République aux ordres. En effet, les principaux chefs d’accusation sont :
- Vols aggravés,
- Atteinte à l’économie nationale ;
- Détournement de deniers publics ;
- Pillages ;
- crimes économiques,
- concussion,
- etc... (pourrais-je ajouter ironiquement)
Véritable justice des vainqueurs qui est celle du régime Ouattara qui pourtant prône la Réconciliation.
Certes ! La Réconciliation n’exclut nullement la Justice. Mais tout de même, peut-on valablement obtenir une vraie Réconciliation en faisant la promotion d’une Justice sélective ? Relativement aux chefs d’inculpation ci-dessus énumérés, des personnalités politiques ivoiriennes civiles ou militaires proches du RHDP, des FAFN ou des FRCI peuvent-elles valablement se dédouaner de toute responsabilité dans la survenue de la crise post-électorale et des exactions, pillages subconséquents ? Une Justice, la Vraie et la Bonne, est celle qui s’applique à tous, sans exclusive.
L’inculpation du couple Gbagbo est un acte de lâcheté et de vengeance aveugle de Dramane Ouattara. A quand la suivante dérive totalitaire de Ouattara ?

Le panier ne vient que d’être entamé. Il est encore plein d’intentions machiavéliques aussi odieux que honteux savamment ourdi par le régime maçonnique de Ouattara.


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ouattara | dictature | exactions | justice selective | | |
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COMMENTAIRES
LE Gle  
Belle inspiration…partisane ! C’est curieux, mais j’ai la nette sensation que ce texte date de 2000, à l’arrivée « calamiteuse » de KOUDOU L. GBAGBO au pouvoir. Juste une substitution des noms et le tour est joué ! Sinon, évitons de travestir l’histoire. Que faisait AFFI N’GUESSAN au 43ème BIMA d’où il a été « convoyé » à la nouvelle Pergola avant de rejoindre BOUNA? Et il n’est pas le seul des « New- Pergolains » concernés ! Quand on connait le sinistre rôle qu’ils ont joué dans la crise, il y a vraiment de quoi être interpelé. D’autre part, même si aujourd’hui on dressait des lauriers au couple GBAGBO « pour le rang » qu’ils ont occupé, sûr qu’eux-mêmes s’interrogeraient. Au nom de quelle justice le Gle GUEI, son épouse, son aide de camp et leurs proches ont été expédiés ad patres ? Leurs parents que nous sommes auraient préférés qu’ils soient…à la place de GBAGBO et des siens. Même à Pogo. Justice des vainqueurs ! Que fait-on du droit des victimes ? Disons en somme, que ce sont des situations qu’on aurait bien pu éviter si le vaincu avait accepté sa défaite, sans créer la chienlit. Et ça n’est-ce pas plus « flagrant » ?
Dabakala  
DU PIEGE DU DROIT ET DE LA RESIGNATION---------------------------------------------------------SEM Laurent GBAGBO, président de la république de Côte d’Ivoire, avant sa prise par les troupes spéciales françaises et sa remise aux troupes fidèles à OUATTARA, était un homme qui s’est toujours attaché à la constitution de côte d’ivoire. Il n’avait de toute façon, pas le choix, car c’est bien sur celle-ci qu’il prêta serment à deux reprises. L’attachement à cette constitution et aux lois de l’état lui ont permis de sortir de bien de pièges tendus pars ses ennemis, la France et l’opposition incarnée par le RHDP. Le nouvel homme fort du pays, ADO, est celui que l’on a choisi (internationalement) pour présider aux destinées de ce pays et comme SEM Laurent GBAGBO, il a jugé utile de « prêter serment » sur la même constitution de côte d’ivoire, jurant de la « respecter et de l’honorer ». Le piège du droit lui a donc été tendu à travers le parjure acrobatique du conseil constitutionnel qui a investi un nouveau « président » et la caution internationale de tous les chefs d’état africains et européens qui n’ont pas hésité à être témoins de ce nouveau départ. Force sera de constater qu’ADO ne se résout toujours pas à respecter la constitution de côte d’ivoire et les lois que celles-ci induisent. Cela se ressent le plus dans la façon dont la justice est menée dans ce pays, qui officiellement serait un pays de droit. Le texte plus haut est bien plus explicite et décrit bien le cadre dans lequel le pouvoir ADO pense gérer ce pays. Il a bien le droit de décider du mode de gestion de la côte d’ivoire, la dictature, tant que le peuple de Côte d’Ivoire le voudra ou le supportera, c’est selon. Du point de vu de l’opposition, pour qu’elle s’exprime, il est nécessaire qu’il y ait un minimum de respect du droit et des libertés individuelles et/ou collectives dans ce pays afin que les sensibilité s’expriment et que la démocratie ait lieue. Vu le contexte, il faudra donc que l’on se résigne et que l’on prenne le cadre politique pour ce qu’il est. Il ne faudra plus exiger d’ADO qu’il fonctionne comme on l’aimerait, mais il faudra l’accepter pour ce qu’il est et développer des actions conformes au nouveau milieu dans lequel nous sommes. Définitivement, le temps GBAGBO est révolue. Cette résignation demande d’évoluer différemment et la palette d’action variera de la flatterie aux actions secrètes. Il est temps pour l’opposition de définir donc des actions intelligentes pour contourner l’impasse de droit imposée par ADO, qui ne saurait au demeurant ne pas faire autrement. Il y a beaucoup à y perdre, pour lui et pour ses supports européens. Merci
 
 
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