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:: Article de la rédaction de Koaci.com au Cameroun::
Les querelles internes continuent au sein de l'Union des Populations du Cameroun (UPC). Le parti historique qui lutta pour l'indépendance du Cameroun. Cette fois, l'enjeu c'est la candidature du parti à la prochaine élection présidentielle. Un fauteuil pour trois.
Il y a à peine quelques jours, le 26 avril, Henri Hogbe Nlend, mathématicien de formation annonçait son intention de briguer la magistrature suprême pour le compte de l'UPC. Cet ancien ministre de la Recherche scientifique entend ainsi se présenter pour la troisième fois à l'élection présidentielle. L'un de ses éternels rivaux au sein du parti, Augustin Frédéric Kodock n'a pas attendu longtemps pour riposter. 4 jours plus tard, il a annoncé qu'il avait l'intention de porter les couleurs du parti pour la représenter lors du scrutin d'octobre. L'ancien ministre de l'Agriculture s'est prévalu des textes du parti pour justifier sa candidature. Selon les textes de l'UPC en effet, c'est le secrétaire général du parti qui est candidat à l'élection présidentielle. Seul hic, il y a trois tendances au sein du parti historique. Deux tendances menées par les deux rivaux et, une autre tendance menée par Samuel Mac Kit qui conduit l'aile dure du parti. Contrairement aux deux autres, il n'a jamais fait partie du gouvernement Biya. Préférant se mettre à l'écart. Lui, n'a pas encore officiellement annoncé sa candidature mais, certains de ses proches avouent qu'il devrait lui aussi être dans la course.
Légalité et jeu du pouvoir
Selon le fichier du ministère de l'administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) que nous avons consulté ce matin, c'est bel et bien Augustin Frédéric Kodock qui est reconnu comme étant le secrétaire général du parti. Ce qui semble signifier que lorsque la Cour suprême devra trancher, c'est Augustin Frédéric Kodock qui pourrait être auréolé de la légalité pour représenter son parti. Seulement, les choses ne sont plus si simples pense un observateur de la scène politique camerounaise. "Depuis 1992, année des premières élections après retour du multipartisme, l'UPC avait toujours les députés au parlement et le pouvoir s'est senti l'obligation de composer avec lui. C'est pourquoi, monsieur Biya a nommé Henri Hogbe Nlend comme ministre de la Recherche scientifique puisqu'il était le candidat choisi par le parti pour le représenter. Seulement, en nommant Augustin Frédéric Kodock, la donne a changé. Il avait déjà de l'argent et de l'influence. Ce qui lui a permis de récupérer d'une certaine manière le secrétariat général du parti. Hogbe Nlend ne l'a pas accepté. Il y a eu donc de facto, deux tendances politiques. Sans compter celle de monsieur Mac Kit qui n'est jamais rentré au gouvernement" commente t-il. Selon, lui le faut que ni l'un ni l'autre ne soit plus ministre place le parti dans une position très délicate. On se rappelle que pour les dernières élections législatives, le pouvoir de Yaoundé a obligé les trois factions à présenter des listes uniques. C'est grâce à cette condition que l'UPC a pu prendre part aux élections. Cette fois, il ne s'agit plus de listes mais, d'une seule personnalité. Ce qui ne sera pas une mince affaire.
Sur le terrain politique, l'UPC a perdu de sa superbe. D'ailleurs, plusieurs têtes couronnées ont quitté le parti pour créer leurs formations. L'on n'assiste plus qu'à des chocs des égos entre des personnalités.
Mh, Koaci.com Yaoundé |