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::Koaci.com Libreville::
Jonas Moulenda, du quotidien gabonais d’information l’union, reste avec sa défense, dans l’attente de l’appel interjetée avec la bénédiction du parquet, qui s’était déjà prononcé pour la relaxe. Le confrère, qui s’est ces dernières années spécialisé dans les faits divers à rebondissement judiciaire, vient de recevoir un sérieux coup de semonce, après avoir été familier aux menaces de mot par divers moyens, coup de téléphone, lettre ouverte, et autre tentative d’atteinte mystique à son intégrité physique, pour ses prises de position qui ont souvent dérangé plus d’uns.
Le tribunal de Libreville, qui estime que Jonas Moulenda a implicitement mis en cause l’ancien directeur général du conseil gabonais des chargeurs, Alfred Nguia Banda, dans l’assassinat de son successeur à la tête de cette administration, René Ziza, qui avait étév poignardé mortellement quelques jours après sa prise de fonction, alors qu-il menait avec diligence, un audit sur la gestion empreinte de points d’ombre, par ses prédécesseurs.
Le marathon journalistico-judiciaire a duré plusieurs mois, avant que la justice ne se prononce à l’encontre de Jonas Moulenda, en le condamnant à 3 mois de prison avec sursis, 500 000 mille francs cfa d’amendes, et 1 francs symbolique de dommages et intérêt. La défense du confrère et de nombreuses organisations de défense des journalistes, dénoncent avec la dernière énergie une parodie de justice, et une condamnation sans preuves suffisantes de l’accusation, car Jonas Moulenda, déclare ne point se reconnaître dans les mobiles sur lesquels les jurés ont fondé leur verdict, qui pour l’heure, reste suspendu à l’issue de l’appel en cours.
Sauf que depuis lors, le chantier entamé par feu René Ziza, en vue d’édifier l’opinion sur la gestion opaque et vraisemblablement pleine de trous du conseil gabonais des chargeurs, reste désormais lettre morte, depuis l’arrivée à la tête de ce conseil de son dernier directeur général nommé quelques semaine après le décès de l auteur de l’audit, dont les conclusions pourraient ne plus jamais être rendues publiques, puisque personne, du moins pas l’actuel directeur général, ne souhaiterait être le prochain sur la liste. Mieux, près d’un an après l’assassinat de ce cadre de l’administration publique, les auteurs de cet acte lâche et ignoble, courent toujours.
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