Le président de la République du Bénin, après son accession au pouvoir en avril 2006 a décidé, face aux nombreuses revendications des travailleurs des différents secteurs de l’administration de faire quelque chose. Ainsi satisfaction a été donnée à certaines revendications des travailleurs. Mais au lieu de calmer la tension, la satisfaction de ces revendications créent aujourd’hui pour le chef de l’Etat tous les ennuis.
Après quelques mois d’accalmie, les grèves dans le secteur de la santé, dans le secteur de l’éducation et autres ont repris de plus bel. Face à cette situation, le chef de l’Etat semble avoir les mains liées. Les mains liées en ce plus au Président de la République de jouer le papa noème comme par le passé. Mais les travailleurs ne veulent pas l’entendre de cette oreille. Selon eux, du moment où les revendications ont commencé sans que les exigences de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international ne peuvent pas être satisfaites, le gouvernement doit maintenir le cap afin de satisfaire tout le monde. Les travailleurs exigent la mise en application des résultats issus des travaux de la commission paritaire mise sur pied pour étudier l’harmonisation des primes dans l’administration publique au Bénin. Pendant ce temps, le gouvernement est préoccupé par la recherche de consensus sur les différentes revendications des travailleurs et privilégie les négociations. Pour certains travailleurs, le chef de l’Etat a commis une grave erreur en procédant au paiement de primes en cascade sans mesurer l’impact que cela pourrait avoir sur le budget national. Maintenant que certains travailleurs ont commencé par toucher ces primes et s’en habituent, le gouvernement décide de son abrogation, ce qui du point de vue syndical est une violation du droit des travailleurs. Au regard de tout ce qui précède, Boni Yayi pourra t-il trouver un terrain d’entente pour calmer les différentes tensions dans le monde syndical ? La question préoccupe plus d’un surtout quand on sait que 2010 annonce les couleurs des prochaines élections présidentielles et que la tension monte aussi sur le plan politique. De tout ce qui précède, les revendications tous azimuts de primes constituent de véritables ennuis pour le chef de l’Etat qui devra trouver les meilleures solutions pour les régler avant la fin de son mandat