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::Koaci.com Dakar::Le substitut du procureur, Amadou Ndiaye suspendu pour avoir accordé une liberté provisoire à un "escroc::
Un nouveau scandale secoue encore la magistrature sénégalaise. L’affaire est relative à la libération provisoire d’un certain Youssou Gueye mêlé dans une affaire d’escroquerie portant sur 350 millions de francs Cfa. Et, cette liberté provisoire est obtenue, d’après les informations relayées par la presse, grâce au substitut du procureur Amadou Ndiaye, qui a été suspendu par le Garde des Sceaux.
Cette affaire risque donc de faire tomber de grosses têtes au sein du Temple du Thémis car, semble-t-il, le magistrat suspendu n’a pas agi en solo. En attendant, le Garde des Sceaux, ministre de la justice Me Madické Niang est catégorique et ferme dans sa position sur cette affaire. Joint au téléphone, Me Niang soutient qu’il a instruit l’Inspection générale de l’administration de la Justice (Igaj) de tirer cette affaire au clair. Mieux, le ministre de la Justice précise que toutes les responsabilités seront situées dans cette affaire et que toutes les personnes impliquées seront traduites devant le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (Csm). «Je ne peux pas aller au fond des choses parce qu’une enquête est en cours. C’est mon devoir de Garde des Sceaux, ministre de la justice de s’en acquitter avec sérieux, fermeté et sérénité», dit-il. Même si cette affaire fait frémir certaines têtes au niveau de la Justice, l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) donne, elle, sa position par rapport à cette affaire. Selon son président Abdoulaye Bâ, puisque l’Igaj est saisie, elle doit faire correctement son travail. «Il est lieu de faire observer que toute personne poursuivie dans une affaire bénéficie de la présomption d’innocence tant que des preuves de sa culpabilité ne soient avérées. Donc, nous considérons notre collègue innocent jusqu’à preuve du contraire», estime-t-il. Seulement, M. Bâ attend de l’Igaj, un traitement juste, équitable et diligent car, ajoute-t-il, toutes les personnes impliquées dans cette affaire doivent être jugées équitablement et au même titre. «Chez nous, les organes de contrôle ont une certaine vitalité. Quand on soupçonne un manquement, la machine est mis en branle», indique le président de l’Ums.
Il reste aujourd’hui à noter que cette affaire qui s’est ébruitée constitue la nième dans laquelle la magistrature est mise en cause. Et pour celle là, tout est parti d’une plainte déposée par un homme d’affaire tunisien du nom de Dridi Mohsen qui avait été roulé dans la farine par un Irakien Abo Ahmed Coud, un Mauritanien Sidy Ould Mami et un Sénégalais Youssou Gueye, présumé être le cerveau de l’opération. Après avoir été confondu par les éléments de la Brigade de recherches de la gendarmerie, Youssou Gueye avait été arrêté. Seulement quelques semaines après, il obtient une liberté provisoire. Ce qui lui a permis de se fondre dans la nature. Et, cette liberté est acquise grâce au substitut du procureur Amadou Ndiaye.
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